Ados (ou adultes, on ne juge pas), on est nombreux à avoir tenu un petit journal intime où on partageait notre quotidien avec nos peurs, nos bonheurs et nos histoires tristes. Bon, quand on le relit quelques années plus tard, on est un peu gêné(e) et on se dit qu’on était peut-être un peu con à l’époque. Ou trop naïf. Ou trop drama-queen. Mais à l’époque, t’avais l’impression d’être un(e) artiste incompris(e) et tu te sentais cool. Bref, si vous aussi vous avez tenu un journal intime, les points ci-dessous devraient vous parler (peut-être un peu trop même).

1. Écrire des menaces de mort sur la première page à l'attention des personnes qui voudraient le lire

À base de « Tu décéderas dans d’atroces souffrances si tu lis une page de plus de ce journal » et de têtes de mort dessinées tout autour de ce beau message écrit en majuscules au feutre rouge.

2. S'adresser à son journal comme à une vraie personne

Tu commençais parfois tes longs monologues par un « Cher journal » (classique), mais surtout, tu t’excusais auprès de lui quand tu n’avais pas écrit depuis longtemps. Parfois tu lui posais des questions rhétoriques du genre « Penses-tu que je devrais m’excuser auprès de Léa pour lui avoir volé sa gomme Diddl ? » alors qu’au fond tu savais très bien que non, mais ça te donnait bonne conscience.

3. Faire tomber des gouttes d'eau sur les pages pour faire genre qu'on a pleuré

Parce qu’on a beau être très triste quand on écrit qu’Antoine nous a quitté pour Clara parce qu’elle au moins, elle a un cartable à roulettes, c’est pas pour autant qu’on peut pleurer sur commande. Mais parfois les mots ne suffisent pas à illustrer notre peine, alors aux grands maux les grands remèdes, tu fonces dans ta salle de bain pour tremper tes doigts dans l’eau et laisser couler les gouttes sur ton journal. Ouh les grosses larmes de crocodile.

4. Faire un bisou à la page avec du rouge-à-lèvres

Tu t’entraînais sur un mouchoir avant de poser définitivement la trace de tes lèvres barbouillées de rouge sur la page de ton journal. Ça te donnait un petit côté mystérieux et sensuel mais romantique à la fois. Tu te disais d’ailleurs que si tes lèvres avaient vraiment cette forme, alors ça devait être cool de t’embrasser.

5. Cramer les bouts de page pour faire un effet parchamin

Pour te donner encore plus un côté artiste malmené par la vie qui a vécu des choses pas faciles et qui a envie de tout faire flamber mais qui ne lâche rien et se bat pour survivre.

6. Coller tout un tas de trucs inutiles dedans

Un papier de sucette comme dans le film L.O.L., un ticket du film que tu es allé voir au ciné, des fleurs qui vont moisir et pourrir ton cahier, ou un emballage de capote (chacun son style),… Ton cahier est rempli de trucs collés dont tu ne te rappelleras pas la signification dans quelques années et qui rendent ton cahier épais comme du parpaing.

7. Indiquer dans les coins de page la personne dont on est amoureux(se) au moment où on écrit

Avec de temps en temps une page juste remplie de son prénom écrit en grosses lettres avec des cœurs partout. Et puis quand ça changeait, tu ajoutais un petit update « Mé maintenant ces Camille, je l’aime bocoup plus ».

8. Perdre la clé du cadenas

Un cadenas que tu peux casser en deux secondes rien qu’à la force de tes petits doigts tellement la qualité est pourrave, mais auquel tu tiens parce qu’il indique à tous les membres de ta famille que ce cahier contient de informations top secrètes auxquelles seule toi pouvais accéder. Sauf que tu perdais tout le temps la clé pour l’ouvrir si bien qu’à la fin, tu finissais par attacher la clé au cadenas (méga utile).

9. Faire plein de fautes

Tu te dis que tu aurais mieux fait d’écouter en cours de français plutôt que d’écrire des petits mots à Tristan pour lui demander s’il voulait bien te demander de l’accompagner à la boum de fin d’année quand tu vois que tu confondais « c’est » et « ses » à peu près toutes les deux phrases et que tu mettais des smileys de type ^^ :$ et :~* en guise de ponctuation.

10. Espérer en même temps que personne ne le lise mais aussi qu'un jour, il soit découvert et publié.

Tu aurais un peu honte si quelqu’un découvrait tous tes petits secrets inscrits dans ton cahier, mais en même temps tu ne peux pas t’empêcher de penser que tu es la future Bridget Jones. Tu envisages même que quelqu’un le retrouve des années après ta mort et que ton journal serve de traces historiques pour analyser notre génération.