Chaque jour qui passe, on fait des fautes de français courantes sans même s’en rendre compte et on balance des pléonasmes à qui veut bien les entendre. « Je monte en haut », « j’oppose mon véto », « j’applaudis des deux mains » et autres phrases truffées de fautes qu’on devrait autoriser parce que bon, y a pas mort d’homme. Pire encore, il y a des pléonasmes cachés dans les articles, les COD et tous ces autres trucs de littéraire (j’ai fait ES). Heureusement, on est là pour vous rappeler à l’ordre.

1. C’est de ça dont je parle

Dans cette phrase, « de » et « dont » renvoient tous deux au même complément d’objet indirect et des gens dans des bureaux ont décidé que ce n’était pas correct.

Ce qu’il faut dire : C’est de lui que je te parle », ou « C’est lui dont je te parle ».

Ou alors : « Le mec que jte disais l’autre jour là »

Si les pléonasmes lexicaux ("prévoir à l'avance", "collaborer ensemble"... ) titillent l'oreille, les pléonasmes...

Posted by Projet Voltaire on Monday, December 14, 2020

2. C’est là où je vais

« Là » et « où » sont deux adverbes de lieu et il faut faire des choix dans la vie.

Ce qu’il faut dire : « C’est là que je vais » ou « je vais là » parce que c’est tout de même moins long.

Ou alors : « Lâche-moi, je t’ai pas invité »

3. Lorgner sur

Lorgner est un verbe transitif, on ne rajoute donc rien derrière. Par contre, on peut dire « loucher sur des gâteaux ».

Ce qu’il faut dire : « Lorgner des gâteaux »

Ou alors : « L’or n’y est pas, on rentre à la maison »

4. Voire même

L’expression « voire même » peut être considérée comme un pléonasme puisque « voire » est la forme elliptique de « vraiment » (on utilise des mots compliqués pour faire intelligent).

Ce qu’il faut dire : « Voire » tout seul, comme un grand

Ou alors : « Ou même carrément un truc encore mieux »

5. C’est à lui à qui j’ai affaire

On ne peut pas utiliser deux tournures introduisant un complément d’objet indirect dans la même phrase, il faut utiliser « à qui » ou « à lui » mais pas les deux bon sang !

Ce qu’il faut dire : « C’est à lui que j’ai affaire ».

Ou alors : « C’est à l’huile que j’aime les frire » mais ça n’a rien à voir.

6. À cela, j’y fais attention

Le « y » dans la phrase fait référence au « cela » qu’on a déjà utilisé, il est donc inutile. On utilise « y » dans les phrases suivantes pour ne pas avoir à se répéter.

Ce qu’il faut dire : « À cela, je fais attention » ou « J’y fais attention ».

Ou alors : « Jferai attention à ton truc de merde tkt même pas »

7. Devenir par la suite

On sort un peu de la grammaire mais il est est inutile d’ajouter « par la suite » puisque « devenir » inclut déjà une notion de futur.

Ce qu’il faut dire : « Devenir » tout seul, ce bolosse

Ou alors : « Ne jamais devenir quelqu’un et décevoir ses parents, comme prévu. »

8. Talonner de près

« Talonner » signifie « suivre de très près » (suivre les talons des gens devant soi), il est donc impossible de talonner quelqu’un de loin.

Ce qu’il faut dire : « Talonner » ou « Suivre de très près »

Ou alors : « Stalker comme un gros taré »

Sources : L’Etudiant