Depuis la nuit des temps, les gens qui font des fautes d’orthographe ont toujours été stigmatisés. Personne ne te jugera jamais si tu es très mauvais en maths à l’âge adulte, tu peux juste dire que ce n’est pas ton truc. Par contre, être mauvais en orthographe, en grammaire et en conjugaison te fait directement passer pour l’idiot du village (oui, c’est super injuste). Pourtant, il y a de nombreuses fautes de français qu’on fait tout le temps sans même le savoir. Pour remédier à ce favoritisme, voilà la liste des fautes de français qui devraient être autorisées. Après, si tu peux éviter les fautes de français horribles qui arrachent les oreilles, on sera reconnaissant.

1. Monter en haut

« Gneugneu c’est un pléonasme. » Oui, on a compris, mais ce n’est pas bien grave. Imaginons que je suis à la cave : si je monte en haut, cela signifie que je monte à l’étage et non au rez-de-chaussée. Je sais que cet argument n’a aucun sens mais j’aimerais bien qu’on me laisse tranquille. Et le prochain qui dit « Bah tu vas pas monter en bas mdrrrrrr » je le provoque en duel.

2. LE Covid

Depuis l’apparition du virus, tout le monde disait LE Covid. Et puis, juste pour emmerder le monde, l’Académie Française a décidé que Covid serait un nom féminin puisque cela signifierait « maladie provoquée par le corona virus ». Pourtant, on dit bien un rhume et personne ne vient nous emmerder. Après tout, est-ce qu’on a vraiment besoin d’écouter l’avis de 30 personnes âgées dont ce bon vieux Finkielkraut ? Je ne pense pas.

3. Du coup

Normalement, « du coup » ne doit s’utiliser qu’au sens propre du terme comme dans la phrase « Un poing le frappa et il tomba assommé du coup ». Sans trop que l’on sache pourquoi, ces deux mots sont devenus un adverbe utilisé comme synonyme de « donc » ou « alors ». Pour l’Académie Française, il est impensable de faire évoluer la langue et d’accepter cette locution, il faudrait donc dire « par conséquent » ou « de ce fait ». Sauf que c’est beaucoup trop long. Autorisons le « du coup » comme adverbe et nos vies n’en seront que plus belles.

4. "Après que" + subjonctif

Tout le monde déteste cette règle de grammaire car elle n’a pas vraiment de sens. On dit « avant qu’elle ait mangé » et cela semble bien normal mais, attention, on dit « après qu’il a mangé » car « après que » est toujours suivi d’un verbe à l’indicatif et non au subjonctif. Résultat, on préfère dire « après le déjeuner » pour éviter d’utiliser une tournure de phrase super moche et c’est bien triste.

5. Accorder en nombre toutes les couleurs

Quand une couleur est utilisée comme un adjectif, elle s’accorde souvent en genre et en nombre. Le problème, c’est que ce n’est pas vrai pour les couleurs qui étaient des noms communs avant d’être des adjectifs. C’est le cas d’un marron, d’une orange… Par contre, l’adjectif rose s’accorde en nombre alors que ce mot vient de la fleur. Ça n’a absolument aucun sens, il faut choisir : on accorde toutes les couleurs ou on n’en accorde aucune.

6. Au final

D’après le site de l’Académie Française, « On fait de l’adjectif Final un substantif dans la construction Au final, grammaticalement fautive, qui se répand sans que rien la justifie. » Un peu passif-agressif non ? Il serait temps de se calmer et d’accepter que la langue française évolue.

7. Autant pour moi / Au temps pour moi

Le débat dure depuis des années. Apparemment, il faut écrire « au temps pour moi » car ce serait l’orthographe d’origine mais à présent, « autant pour moi » est accepté aussi. En vrai de vrai, on s’en fout complètement et il est temps d’arrêter de nous emmerder avec cette expression insupportable.

8. Les accords du participe passé avec l'auxiliaire Avoir

J’ai beau faire tous les efforts du monde, je ne comprends pas cette règle. Evidemment, dans une phrase classique de type sujet+verbe+complément, j’entends que le participe passé derrière l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais. Alors pourquoi vouloir l’accorder dès que l’on change les mots de place dans la phrase ? Non, franchement, je préférerais que l’on n’accorde jamais le participe passé avec ce foutu auxiliaire.

9. Oublier les négations

À l’oral, il est admis que l’on oublie les négations pour avoir un langage plus fluide. Quand la phrase reste parfaitement compréhensible, l’oubli des négations est également devenu accepté à l’écrit (dans un contexte chill évidement, pense à mettre les négations dans ta lettre de motivation). Pourtant, certaines personnes continuent de relever cet « oubli » volontaire dans tous les SMS. Laissez-nous tranquille bon sang !

10. Tu hors de ma vue

Le verbe « horssir », du troisième groupe, devrait apparaitre dans les dictionnaires 2021.

Tu veux savoir si tu es comme tout le monde et si tu rentres bien dans le moule de la société ? Regarde si tu fais les fautes de grammaires les plus courantes en France, ça te donnera une petite idée.