Vous avez déjà certainement croisé des enfants (ou des adultes un peu déficients) qui disent « infractus » au lieu de « infarctus » ou « aréoport » au lieu de « aéroport ». Ce sont là des « accidents phonétiques », quand notre cerveau modifie un mot pour une formulation plus logique. On parle aussi de « métathèse », lorsque ces mots issus d’une erreur de prononciation parviennent finalement à intégrer le dictionnaire sous cette forme erronée. Encore une liste de belles incohérences de la langue française.

1. On devrait dire "formage" au lieu de "fromage"

Ce mot désignant la plus belle nourriture de toute notre existence vient en effet du latin « formaticus » et renvoie au lait qui fermente dans une « forme ». D’ailleurs les Italiens l’ont très bien compris puisqu’ils disent « formaggio ».

2. Où sont nos "berbis" égarées ?

Là encore la brebis vient du latin « berbex » pour « mouton ». Mais en même temps BALEC, on a plutôt eu envie de dire « brebis ».

3. On rit quand on nous fait une bonne "balgue"

Si ce n’est pas le cas de l’humour, le mot « blague » vient du néerlandais « balg » qui signifie à l’origine « enveloppe ». Bon jusque là vous me direz que ça n’a rien à voir avec la traditionnelle bonne blague. Mais en fait si. Selon Le Trésor de la langue française, le mot « balg » pouvait aussi désigner une « peau dont on dépouille un animal » puis par extension c’est devenu un « sac à tabac » puis par extension c’est devenu un « mensonge » puis par extension c’est devenu « tire sur mon doigt ». Fascinante langue française aux délicieux secrets.

4. Les "mosquites" sont des gros FDP

On n’aimait déjà pas les moustiques, alors pas de raison qu’on accorde plus de crédit que ça à l’étymologie de leur blase. En effet, comme la langue espagnole nous le rappelle, « moustique » vient du latin « mosca » (pour « mouche ») et est devenu « mosquito », un terme que même la langue anglaise s’est appropriée. Mais nous, on avait plutôt envie de dire qu’on s’en foutait et qu’on préférait dire « mousse-tique ». Ça claque mieux.

5. Grosse GDB à cause des multiples "beuvrages" que j'ai bus hier soir

On a beau dire « beuverie », on parle plutôt de « breuvages » pour qualifier les liquides ingurgités. Et pour cause, le mot vient de l’ancien français « bevre » pour « boire ». Même les Anglais disent « beverage ».

6. Qui est chaud pour un piercing au "ombril" ?

Celle-là je l’aime beaucoup. Je ne vous apprends rien en vous disant que ce trou dégueulasse nous vient du cordon ombilical. Son nom vient du latin « umblil » et puis par agglutination (et surtout par flemme), on lui a collé un « n » qui sortait de nulle part alors que logiquement on devrait dire un ombril. Pff. Dans ce cas OK moi je suis pour qu’on dise un « navion ».

Pour plus d’informations scientifiques sur ce sujet vous pouvez retrouver nos différents types de nombrils en illustration et ce qu’ils veulent dire de notre personnalité.

7. Perso, je trouve que Didier Raoult n'est pas "forache"

En français, l’ancienne préposition « fors » signifie « en dehors », on la retrouve dans des mots comme « forêt » (hors de la clairière) ou « forain » (venus du dehors) eou encore… « farouche » qu’on devrait prononcer « forache » comme on le faisait au XIIIe siècle.

8. J'ai très envie d'uriner "pendant que je te tiens la main" (ouais, lisez, vous allez comprendre)

C’est vrai qu’il est chelou le mot « maintenant » ! Et pour cause, il vient de la formulation « pendant que je te tiens la main », c’est-à-dire « la main tenant ». En fait c’est tout simplement le participe passé de « maintenir ». Logique. Bon sens.

Encore une preuve ultime que le français est la pire des langues.

Source : Le Figaro, La Croix

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