Les animaux c’est trop mignon, surtout quand ils ont des poils et qu’ils font des trucs mignons avec leur petite tête trop mignonne et leurs patounettes. Oui. Oui mais. Oui mais quand les animaux commencent à empiéter sur notre confort, on a vite fait de les exterminer fissa. On parle beaucoup des visons qui voient leurs jours comptés au Danemark en ce moment par crainte que leur fourrure ne propage le virus, mais les cas de massacres d’animaux ne sont pas rares.

NDRL, il va sans dire que le massacre animalier est quotidien, dans les bateaux de pêches, dans les abattoirs jusque dans nos assiettes.

1. Au Danemark : les visons roudoudou

C’est l’actu massacre animalier du moment. Un délice n’est-ce pas ? Alors je vous arrête tout de suite, cette mesure n’est pas motivée par une simple soif de sang. En fait, on a constaté que le Covid mutait au contact des visons ce qui pourrait altérer le bon fonctionnement du futur vaccin. Et comme on rigole pas trop avec ce maigre espoir, on doit se débarrasser de 17 millions de visons (le Danemark étant le premier exportateur mondial de cette douce fourrure). Une horreur absolue. Mais peut-être un frein à venir pour l’industrie de la fourrure animale. On essaie de voir le verre à moitié plein.

15 à 17 millions d'animaux

Posted by 20 Minutes on Wednesday, November 4, 2020

2. En Australie : les petits chats trop choupinous

Je sais c’est parfois dur à entendre mais qu’on se le tienne pour dit : les chats sont une espèce invasive. Surtout en Australie où ce n’est pas une espèce endémique (c’est à dire que les colons ont ramené leurs chats, et deux siècles plus tard ça fout bien le bordel). On les tient responsables de la disparition de plusieurs dizaines d’espèces (endémiques, elles). Et donc en toute logique, ça part en massacre de chats. Alors oui, dans nos têtes de propriétaires de chats c’est inconcevable mais en réalité c’est pour préserver d’autres espèces un peu teubé qui n’ont toujours pas compris que le chat était leur ennemi.

Le truc « marrant » dans cette histoire, c’est surtout les techniques mises en œuvre pour lutter contre les minous. Parmi ces multiples tactiques, l’une d’elle consiste à disposer des robots dans des zones stratégiques. Ces derniers doivent alors détecter la présence de chats et leur pulvérisent un poison. Le p’tit souss c’est que les robots sont cons et ont empoisonné d’autres animaux aussi donc la technique n’est pas ouf.

3. A Paris : les rats trop mimi

Pour un Parisien, croiser un rat est aussi normal que de boire du café le matin au réveil. Les rats sont partout. Dans les poubelles, dans les parcs le soir, ils zonent comme des lascars. C’est ainsi qu’une campagne d’extermination des rats a vu le jour. Serez-vous prêt à adopter des familles de rats pour les protéger de ce massacre ?

4. Aux îles Féroé : les dauphins gouzi-gouzi

Comme on le signalait en intro de ce top, les massacres en tous genres dans la biodiversité marine sont quotidiens. Alors pourquoi un massacre de dauphins dans les îles Féroé choque-t-il plus que celui du thon d’élevage ? Eh bien disons que ce qui chiffonne un peu, c’est l’aspect traditionnel revendiqué. C’est en effet une tradition estivale bien vieille qu’on appelle le « Grind » et qui consiste à rabattre un banc de dauphins vers le bord de la rive et à les tuer au couteau à mains nues. Pas super sympatoche en somme. Alors bien sûr pour les Féringiens, c’est un symbole culturel. Mais bon. La corrida aussi c’est un symbole culturel. Alors on fait quoi ?

5. L'Australie (encore) : Les bons dromadaires à sa maman ça

Il y a quelques mois on se scandalisait tous devant cette abominable nouvelle. Mais laissez donc les dromadaires tranquilles ! Eh bien en fait c’est assez courant de buter du drom’s en Australie. Là encore, c’est parce que cette espèce a été ramenée par les colons, or les dromadaires sont désormais considérés comme des nuisibles parce qu’ils défoncent les réserves d’eau du désert au détriment des… humains. Voilà pourquoi les grandes chasses aux dromadaires sauvages sont autorisées, afin de réguler leur population. On vante aussi l’aspect « écologique » d’une telle mesure car ces populations génèrent énormément de gaz à effets de serre (sur ce point je ne m’avancerai pas plus).

6. En France : les rara, les gongon, les dindins, les ragondins

Les agriculteurs n’aiment pas les ragondins, et ils l’ont fait savoir en appelant à leurs massacres lors de plusieurs manifestations en 2014. Eh oui, c’est un fait les ragondins sont des nuisibles, il est donc légal de les piéger. Après la question c’est quel niveau de cruauté on peut atteindre pour combattre leur présence ?

Les associations de défense des animaux portent plainte suite aux scènes publiques de massacre de ragondins par des agriculteurs hostiles à l'écologie

Posted by notre-planete.info on Thursday, November 6, 2014

7. En Australie (ENCORE ?) : les kangourous trop chous

Bon à ce stade du top, vous l’aurez compris, l’Australie est une terre hostile pour les animaux (et pour les humains aussi). La plupart des espèces y ont été introduites par les colons, flinguant sur plusieurs siècles quantité d’espèces endémiques. Mais il y a aussi les espèces endémiques comme les kangourous chassées pour leur viande et leur peau. A ce sujet, allez donc mater Wake in fright de Ted Kotchev qui montre une réelle scène de chasse au kangourou de nuit dans l’outback australien (avec des vrais kangourous tués, gé-nial).

8. En Australie (BON BAH CA VA C'EST FINI MAINTENANT OUI ?) : les lapins minouche

Soyons clairs, les lapins n’ont absolument rien à foutre en Australie. Alors on pourrait bien sûr se dire ouiiiiiiiiii okééééééééé mais les lapiiiiins ça mange pas de paiiiiiiin finalement on n’a qu’à les laisser. Oui mais en fait non, parce que les lapins tout mignons qu’ils sont ont la vilaine manie de se reproduire à vitesse grand V et de passer de quelques spécimens à plusieurs dizaines de millions en deux siècles. C’est comme ça que l’Australie a introduit sur son territoire dans les années 50 la myxomatose afin d’éradiquer 80% de la population lapine. Rebelotte dans les années 90. Rebelotte en 2017.

Crédits photo (CC0 1.0) : Bj.schoenmakers

9. En Australie (OK C'EST BON JE RENDS L'ANTENNE) : des chevaux qui font dada

KEUUUA ? Bah ouais. Les chevaux étaient au départ introduits pour l’armée, maintenant ils sont sauvages, ils galopent pépouze dans l’outback et ils posent problème sur le plan écologique (pas plus de précisions sur ce point). Résultat des courses, on les a abattu par milliers. Sympa non ?

10. En Australie (ouais bon OK balek) : des crapauds buffles

Parmi les espèces invasives, les crapauds sont un peu moins défendus que les chats. Rapport au fait qu’ils n’ont pas de poil. Et qu’ils font la taille d’un chat, sans être des chats. Oui parce que ce ne sont pas de simples crapauds, mais des crapauds mutants. Le truc drôle c’est qu’au départ les crapauds buffles ont été introduits pour lutter contre les hannetons en 1935. Maintenant qu’on n’a plus de problèmes de hannetons, on a des problèmes de crapauds géants. Quelle vie.

L'invasion des crapauds géants http://ow.ly/wWFs30au7dT

Posted by Australia-australie.com on Sunday, April 2, 2017

Et si vous voulez voir d’autres conneries réalisées par l’homme, on a aussi les espèces de chiens qui ont le plus changé dans l’histoire.

Sources : Usbek & Rica, Futura Sciences, Libération, Le Monde