Il y a des gens qui aiment le confinement. Genre un peu trop. Et puis il y a des gens qui s’en battent les steaks du confinement parce qu’ils vivent (ou ont vécu) si longtemps coupés du monde qu’ils n’ont aucun problème à limiter leurs interactions sociales. Les doigts dans le pif. On lève le voile sur ces gens qui ont mis les voiles (merci de noter sur 10 la qualité de ce jeu de mots).

1. Richard Louis "Dick" Proenneke, l'homme des bois

S’il y a quelqu’un qui connait bien les montagnes de Twin Lakes en Alaska c’est Richard Proenneke. Enfin « connaissait », car il nous a malheureusement quitté en 2003. Ce naturaliste américain a décidé à la cinquantaine de construire sa propre cabane dans les bois et de s’y installer pour le restant de ses jours. Il y a tenu un journal, une mine d’informations sur les données météorologiques auxquelles il a été confronté. C’est devenu un personnage tellement culte que sa cabane a été intégrée au Registre national des lieux historiques en 2007.

Crédits photo (Domaine Public) : Richard Proenneke, donated to National Park Service

2. Christopher Knight, l'homme aux mille cambriolages

Voilà un autre cas d’homme des forêts à quelques différences près. Christopher Knight a entrepris de se reclure en 1986 dans sa tente en pleine forêt du Maine. Son isolation durera 27 ans (jusqu’en 2014). Malheureusement, il finira arrêté après avoir commis… mille cambriolages. Non c’est pas une image, on parle bien de 1000 cambriolages. Cela dit, c’est compréhensible, l’homme est parti sans un dollar en poche, au gré des routes avant d’élire domicile dans ce petit lopin de terre éloigné de tout.

3. Ce gars qui vit solo en Amazonie depuis 24 ans

En même temps comme l’explique très bien la vidéo ci-dessous, sa tribu a été complètement massacrée donc on peut comprendre son envie de ne pas se mettre en contact avec le reste du monde. Pour cela, il s’est même creusé une cachette de deux mètres sous le sol. Pour le reste on n’a bien sûr très peu d’infos sur lui, il parle une langue inconnue, et dans la mesure où il fuit le moindre contact, c’est un peu galère de faire un biopic sur lui. C’est con le gars se ferait grave des tunasses s’il adhérait un temps soit peu à notre civilisation capitalo-thermo-industrielle super trendy.

4. La famille Lykov, qui s'est isolée 40 ans et n'a jamais entendu parler de la Seconde Guerre Mondiale

Voilà un cas assez ouf d’isolation extrême. Cette famille de croyants russes s’est installée à partir de 1938 en pleine taïga sibérienne (bon en fait c’est comme une forêt mais en version russe) durant quatre décennies. Pratique cela dit puisqu’ils n’ont jamais entendu parler de la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont quand même dû halluciner en sortant de là. Leur histoire est racontée dans l’ouvrage Ermites dans la taïga.

Crédits photo (Domaine Public) : Кузнецов

5. Cette femme qui a tout lâché pour squatter pépouze dans la forêt

Le choix de vie d’Alicia a de quoi faire rêver toute bonne âme en quête d’évasion. Alicia et son keum et son chihuahua ont acheté un petit terrain paumé dans la forêt afin d’y mener une vie éloignée du reste des humains. Bon c’est cool mais ça manque de PS4 et de Netflix ? KOMAN Y FON ?

6. Ce monsieur qui a vécu 82 ans dans une hutte en bois

Comme on l’apprend dans cet entretien, cet homme a vécu en ermite (depuis 82 ans à l’époque de la vidéo), tout comme son père, dans la forêt de Huelgoat, au fin fond de la Bretagne. Il y exerçait le métier de sabotier, qui comme son nom l’indique consiste à fabriquer des sabots. Un artisanat qui se perd. ca vous chauffe pas qu’on se remette tous à porter des sabots ?

7. Emma Orbach, en autarcie depuis plus de 20 ans

Encore une grande amoureuse de la solitude puisqu’après avoir vécu 17 ans en communauté, cette femme a tout simplement décidé de partir avec son baluchon faire sa vie en solo dans une forêt du Pays de Galles où elle réside depuis 1999. Elle a construit sa maison seule avec du bois, de la paille et de la boue…

Et ça ne signifie pas qu'il faille faire tous comme elle. Il existe autant de choix de vie alternatif que de parcours de...

Posted by Mr Mondialisation on Wednesday, November 23, 2016

8. Ce mec qui se la joue Tarzan des bois

Lucas Besse-Dicaire n’a pas qu’un drôle de nom. Il a aussi une drôle de vie. Isolé dans la réserve faunique La Vérendrye il se nourrit d’animaux parfois morts au bord de la route et joue de la musique au gré de ses envies. Si vous voulez lui rendre visite, faut avoir une bonne dose de motiv’. En dehors du fait que vous devrez vous rendre au Canada, il vous faudra ensuite prendre la route 117 et à partir de cette route, traverser 15 kilomètres de forêts à pied sans aucun balisage bien entendu. Les commerces les plus proches ne sont pas à moins de 90 kilomètres. Bref, j’espère que vous avez une bonne raison d’aller lui rendre visite.

9. Corentin de Chatelperron qui s'est fait un petit tour du monde solo en pleine mer tout en élevant des poules

Bon bien sûr là on parle moins d’isolation volontaire que de tour du monde insolite. Ce jeune français a non seulement décidé de se laisser porter au fil de l’eau dans un bateau qu’il a construit de ses propres mains, mais il a aussi eu l’idée saugrenue d’y faire venir des poules. Premier constat : les poules sont nulles au Uno.

10. Cette femme qui est restée 2 ans en pleine mer

Bon. Je vais être honnête avec vous, voire franche, voire transparente, je suis pas à 100% convaincue de la véracité de cette histoire qui ressemble un tout petit peu à un gros bullshit… On reprend tout repuis le début. Angelica Gaitan est colombienne. Elle a 44 ans quand sa famille la perd de vue. Et pour cause, cette femme qui était battue par son mari a décidé de mettre fin à ses jours en se jetant à l’eau, mais selon elle « Dieu ne voulait pas qu'[elle] meurt ». Bon OK je veux bien qu’elle ne se noie pas, mais de là à flotter pendant 2 ans, ça me semble chaud quand même. En tout cas, elle devait avoir la peau vachement fripée.

Sinon moi une fois, je suis restée seule chez moi un samedi soir, mais bon je préfère pas en parler……..