Les exemples ne manquent pas de gens qui ont parlé trop vite et sans réfléchir, qui ont fait des prédictions et ont eu l’air d’imbéciles. Avec la crise actuelle, on assiste à une recrudescence d’affirmations péremptoires à côté de la plaque. Qui confinent (façon de parler) parfois au ridicule.

1. Vanessa Hudgens

« Cela me paraît être un tas de conneries. C’est un virus, je comprends. Je le respecte. Mais en même temps, si tout le monde le chope, des gens vont mourir… c’est terrible mais c’est inévitable. Je ne sais pas… Peut-être que je ne devrais pas dire ça maintenant ? »*

Non, il aurait mieux valu dire ça tout court pour ne pas passer pour une débiloute. Le mal est fait mais depuis Vanessa s’est confinée. Merci à elle.

2. Christine Boutin

Sur Twitter (à peu près désormais le seul espace politique où on lui permet de sévir), Christine Boutin n’a pas hésité à poser les bonnes questions. Et à dire tout le monde ce que tout haut pense tout bas, dans une réflexion à peu près aussi construite que la phrase précédente. Depuis, elle en appelle au confinement général. Une nouvelle pierre pour à l’édifice des citations ridicules de Christine Boutin.

3. Rudy Gobert

Premier joueur de NBA atteint par le virus, Rudy Gobert s’était exprimé au sujet de l’épidémie quelques jours avant d’être lui-même contaminé. Et on peut dire qu’il s’en foutait sévère : pendant l’interview, il a même assuré qu’il ne risquait rien avant de toucher tout plein de micros avec ses mains. Ou comment avoir vraiment l’air d’un con. Même si depuis il a fait son mea culpa.

4. Donald Trump

Pendant un mois, il n’a cessé de fanfaronner, multipliant les conseils santé ridicules (Trump, expert en la matière) et assurant la terre entière que le virus n’était qu’une grippette qui n’aurait aucun impact sur l’économie américaine. Jusqu’à ce que les premières vagues de contamination arrivent et lui donnent, comme souvent, l’air d’un con. Ce qui ne l’empêchera pas d’être réélu.

5. Agnès Buzyn

A la sortie d’un Conseil des ministres le 24 janvier, voilà ce que déclarait Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, à propos de l’épidémie qui se préparait : « En termes de risques pour la France, les analyses de risques d’importation sont modélisées régulièrement par des équipes de recherche. Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles. (…) Cela peut évidemment évoluer dans les prochains jours s’il apparaissait que plus de villes sont concernées en Chine ou plus de pays, notamment de pays de l’Union européenne. »

Pas de quoi crier au scandale, mais de la part d’une candidate à la mairie de Paris qui assurait qu’elle avait tiré la sonnette d’alarme avant d’être parachutée, ça la fout mal.

6. Bernard Kouchner

Encore un ancien ministre de la Santé, encore un politique, encore un médecin : Kouchner déclarait le 5 mars (il y a donc moins de 15 jours) qu’il ne fallait pas s’inquiéter outre-mesure et que tout devrait se passer bien mieux qu’en Italie.

Résultat, nous sommes confinés comme en Italie (sauf qu’on respecte un peu moins les règles du jeu).

7. Didier Raoult

Chercheur spécialisé en infectiologie, Didier Raoult affirmait le 26 février au journal La Marseillaise que « le coronavirus n’est pas plus dangereux qu’une grippe saisonnière« . Depuis, l’intégralité des relevés statistiques et médicaux l’a contredit. On peut être expert et se planter.

8. Les supporters du PSG

Ils étaient si heureux d’avoir réussi à l’emporter au retour qu’ils se voyaient déjà vainqueurs de la Ligue des Champions. Quitte à se réunir à plusieurs milliers en dehors du Parc où se déroulait le match à huis-clos. Et voilà comment en faisant un rassemblement sauvage ils se sont retrouvés à accélérer encore la prise de mesures drastiques de confinement. Merci les gars.

Toujours tourner sa langue 7 fois dans sa bouche.