Attention, je vais exprimer une pensée qui va en froisser plus d’un : en plus d’avoir des looks moches, dans les années 2000 on avait aussi des expressions bien nazes. Forcément, on ne s’en rendait pas compte puisqu’on évoluait dans cette époque tels des poissons dans l’eau. On était là sur MSN à lancer des wizz et on ne se rendait même pas compte qu’on parlait tous comme des teubés. Ma mission aujourd’hui est de créer le malaise en vous rappelant comment vous parliez à l’époque. Ne me remerciez pas.

1. J't'ai cassé

Jean Dujardin nous avait tous bien retourné le cerveau avec son Brice de Nice. Et même si c’est dur à accepter, rappelez-vous bien : on balançait des « j’t’ai cassé » en mode premier degré. Et on trouvait ça cool. C’est chaud.

2. Bolosse

Si avant on avait le terme « blaireau » pour désigner un gros nul, dans les années 2000 on a opté pour le bon vieux « Bolosse » (ou « Boloss », c’est selon). C’est différent, mais toujours aussi humiliant.

3. Je re

Principalement utilisée sur MSN, cette expression servait à signifier à son interlocuteur qu’on allait revenir sous peu. Ouais, on n’avait pas le time de finir les mots en fait.

4. @++++

Si le « @+ » existait aussi, le « @++++++ » avait l’avantage de… de… ben juste de remplir de l’espace. Peut-être était-ce pour remplir le vide de nos vies… À méditer…..

5. Tu pousses le bouchon Maurice

Il a suffi d’une pub avec un gosse qui accuse son poisson rouge d’avoir bouffé son ChocoSui’s pour qu’on se retrouve tous à s’appeler les uns les autres « Maurice ». Quelle drôle d’époque.

6. Ça passe crème

En 2006, il était impossible d’être plus cool qu’un mec au col de polo relevé qui prononçait un « ça passe crème » accompagné d’un petit clin d’œil. Bon, ok, c’était peut-être possible.

7. Parle à ma main

Ce coup-ci, c’est la faute de Yelle et Fatal Bazooka. Et oui, on connaissait la chanson par cœur. Évidemment.

8. xD

Bien sûr, ça se disait à l’écrit. Si jamais une personne osait dire « XD » à l’oral, c’était un motif suffisant pour ne plus jamais lui adresser la parole. Voire pour la traiter de bolosse.

9. Kikoo

C’était censé être un « coucou » en mode mignon et rigolo, puis l’expression a très vite inspiré une gêne profonde au commun des mortels. Au final, un kikoo (ou kikoolol) est devenu une personne immature et malaisante. Je vous laisse taguer un kikoolol en commentaire.

10. Tu peux t'brosser Martine

Oui, c’est encore issu du monde merveilleux de la pub, mais ne nous jugez pas les plus jeunes : on avait une connexion internet limitée donc la télé était notre meilleure amie.

11. Mettre une carotte / Carotter

« Il m’a mis une carotte », c’est le « Il m’a bien eu » version semi-vulgaire. Parce que oui, on sait très bien où était insérée la fameuse carotte, et c’était pas dans l’oreille.

12. C'est l'jeu ma pauv' Lucette

Allez, encore une petite expression culte de pub qui nous a matrixé le cerveau. C’est qu’on savait faire de la bonne réclame à l’époque.

13. C'est mortel

Petit conseil si vous voulez infiltrer un groupe de djeunz aujourd’hui : déjà, ne dites pas « djeunz », et ne tentez pas non plus de placer un « c’est mortel » dans une conversation. Vous vous feriez cramer en moins de deux. Au sens figuré évidemment.

14. Un truc de ouf

Un truc de ouf ouf, un truc de ou-ou-ouf.

15. Foutre le dawa

Avant il y avait « foutre le boxon », aujourd’hui il y a « foutre le zbeul », et entre deux, il y a eu « foutre le dawa ». Toutes ces expressions alors qu’on pourrait dire « semer la zizanie » comme des honnêtes gens…

Allez maintenant on part sur des expressions énervantes histoire de passer une bonne fin de journée.