Ça vous est déjà arrivé de bloquer pendant 2h sur un vêtement de vos enfants en vous demandant s’il s’agissait d’une provcation ? Genre une robe taille 9 mois avec écrit « Party all night » !?! C’est dans ce genre de moments où on se demande si la personne à l’origine de l’idée est juste, au mieux, bête, insouciante ou au pire terriblement méchante et cruelle ? Car on va pas se mentir, la seule personne qui se la joue Lionel Richie depuis qu’elle est née et hurle All night long, c’est clairement votre petit bébé chéri. Mais pas de panique, on vous donne quelques astuces pour concilier vie de jeune parent et vie sociale.

1. Redéfinir le mot « soirée »

On arrête la nostalgie de vos années d’avant. Oui, la vie de jeune parent, c’est beaucoup de compromis. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’est faite que de renoncement. Ok pour continuer à faire des soirées mais peut-être pas jusqu’à l’aube ou en tout cas pas sans morfler vénère le lendemain… Et puis franchement, a-t-on encore envie de vous voir danser sur « I like to move it » en donnant tout ce que vous avez (c’est-à-dire, en vrai, plus grand-chose puisque vous êtes rincés) ?

2. Vivre près de chez ses parents

Avantages : pas de galère de logistique pour aller déposer les enfants aux quatre coins de la France ou de pression pour l’heure à laquelle rentrer et libérer la baby-sitter. Et a priori c’est gratos. Les enfants sont chez vos parents juste à côté et vous les récupèrerez tranquilou le lendemain de la soirée.

Inconvénient : vous vivez près de chez vos parents.

3. Récupérer vos enfants le plus tard possible

C’est bien beau de vous encanailler à rentrer à 5h du mat comme au bon vieux temps. Mais si vous savez que vous allez être réveillé 2h plus tard c’est vraiment payer trop cher.

4. Organiser des week-ends dans des barraques avec plusieurs étages

La fête bat son plein au rez-de-chaussée pendant qu’à l’étage, vous venez de lire la même histoire pour la 14ème fois à vos enfants qui commencent enfin à piquer du nez. Ça ne résout pas le problème de la fatigue et de la gueule de bois du lendemain mais au moins pas de prise de tête pour les faire garder. Et avec un peu de chance, vous repartez en bonus avec de la déco gonflable qui va les occuper facile pendant les 2 prochaines semaines.

Conseil : avoir des amis riches.

Conseil 2 : être riche.

5. Sortir avec d’autres parents et leurs enfants

Ils viennent avec leurs enfants qui jouent avec les vôtres en poussant des cris aigus – qui n’altèrent en rien le goût de votre caïpirinha – et vous relâchez un peu la pression en renonçant à l’idée de les coucher tôt ce soir. En réalité vous espérez secrètement qu’ils se lèveront plus tard le lendemain – spoiler : ça n’arrivera pas.

6. Sortir avec d’autres parents SANS leurs enfants

Tout le monde a fait garder sa marmaille mais vos amis jeunes parents sont encore plus décalqués que vous. Du coup, quand ils déclarent forfait à 22h, vous vous sentez aussi wild que Christina Aguilera dans sa période « Dirrty ».

7. Manipuler vos amis dès la naissance de vos enfants

Evidemment que le coup d’appeler tout le monde tonton ou tatie autour de toi c’est poussif. Mais vous croyez quoi les gars ? Tout le but de la manœuvre c’est de créer un lien affectif entre nos enfants et vous pour que le jour où on vous demande de l’aide, vous trouviez ça normal en pensant même que ça relève de votre devoir familial.

8. Se relayer

Un parent sort pendant que l’autre est assigné à résidence. Il y a deux écoles. D’abord le mode passif agressif : « Oui oui tu peux sortir, bien sûr mon amour ! » mais le lendemain vous punissez ledit amour en le laissant gérer les gosses en même temps que sa gueule de bois. Ou le mode solidaire : celui qui sort a aussi le droit à la grasse mat’ le lendemain parce que je suis sympa et que tu me le revaudras la prochaine fois.

9. Etablir des plannings de sortie

Si l’idée d’un planning partagé via une quelconque appli sur votre téléphone ou pire, dans un calendrier aimanté sur le frigo, vous défrise, pas de panique. L’idée c’est juste que le premier à dire « prem’s ! » bloque le créneau. Et si l’autre veut taper l’incruste, à lui de se démerder pour faire garder les enfants. Plusieurs conseils pour une survie optimale du couple : 1/ Se bloquer régulièrement des créneaux en solo. 2/ Se bloquer régulièrement des sorties à deux. Honnêtement si vous arrivez à faire ça, vous pouvez déjà lancer la cagnotte leetchi pour vos noces de rubis (voire de parpaing).

10. Copuler avec une personne casanière

A vous le dancefloor et à lui les tours de garde ! A vous Aya Nakamura et à lui la soirée « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. Méfiance, toutefois : si ça vire à l’habitude, y’a des chances pour qu’il opte pour le passif agressif et fasse semblant de ne pas entendre les enfants hurler devant la porte de votre chambre le lendemain à 7h34 – « On est réveilléééééés ! ». C’est une hallucination ou bien vous détectez un subtil sourire sournois sur le visage de l’enf*iré qui soit disant dort à côté de vous ?

Crédits photo : Topito

11. Si tu ne vas pas à la soirée, c’est la soirée qui viendra à toi

Alors selon la configuration de votre appart ou de votre maison, on ne parle pas forcément de la soirée Projet X ou Very Bad Trip qui se termine 48h après son commencement. On est clairement plus sur l’apéro tranquille entre potes qui finit avec le dernier métro. Mais rappelez-vous le point numéro 1 : une soirée est une soirée !

12. Ne pas avoir peur de foutre tout le monde dehors à minuit

Tant pis si ça fait pas cool. Peut-être qu’un jour ils comprendront. Mais quand ton pote trainasse chez toi parce qu’il doit rejoindre d’autres gens après leur dîner dans une boîte pas loin de ton quartier, que les gens en question passent seulement à table alors que tu en es à ton 17ème bâillement bien bruyant et que ton pote ne comprend pas le message, trop c’est trop. Oui je suis claqué et il n’est que 23h57 mais moi j’aurai de la mignonnerie en barre au petit dej (bon d’accord, juste après un petit haut le cœur en changeant une couche bien débordante – ceux qui savent savent).

13. Penser à tirer son lait (âmes sensibles s'abstenir)

Sorry pour la note pas glamour mais si vous êtes la jeune maman d’un nourrisson que vous allaitez, que vous êtes sortie et que du coup vous avez sauté une tétée (le co-parent a donné un biberon en votre absence), croyez-nous et ne posez pas de question : tirez votre lait avant d’aller vous coucher. Comme dirait une célèbre marque de sport : JUST. DO. IT. Sinon vous découvrirez peut-être dans le courant de la nuit une nouvelle énorme douleur jusque-là inconnue. Et votre gueule de bois à côté, ce sera une cure thermale à Aix-les-bains.

14. Être riche et avoir une nourrice à domicile

Ou juste une baby-sitter sans restrictions horaires. Oui alors en fait si vous êtes dans cette situation, on ne sait même pas pourquoi vous êtes en train de nous lire depuis tout ce temps. Pour vous gausser allègrement de nos déboires de jeunes parents qui galèrent ? Pas cool.

15. Être un robot et ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil

Donc en plus d’être sorti et d’être au taquet le lendemain, vous êtes aussi cette personne qui astique la baraque et a fait des muffins maison moelleux à l’intérieur et légèrement croquant sur les côtés ? On aimerait vous juger mais on est trop fatigués pour ça. Un muffin aux myrtilles et on oublie pour cette fois ?

16. Savoir récupérer le lendemain

Si malgré toutes nos astuces vous êtes sorti ET vous êtes rentré tard ET les enfants ont dormi à la maison ET c’est vous qui vous levez aux aurores pour les gérer… Bon bah déjà, big up (et suivez nos remèdes à la gueule de bois)! Ok, ça va être une longue journée, on va pas faire semblant. Mais y’a moyen de s’en sortir quand même : allongez-vous sur le canap comme une vieille dame sous son plaid et disposez le maximum d’occupations possibles autour pour que l’enfant puisse s’occuper de la façon la plus autonome possible. Alors bien sûr on vous donne pas deux secondes pour qu’il vous grimpe quand même dessus mais n’empêche que vous pouvez continuer de végéter. Et si vraiment vous n’y tenez plus, on n’est pas fier mais la solution magique pour grapiller du sommeil reste les dessins-animés ! Oui, oui, pas d’écrans avant 3 ans blablabla. On se rattrapera avec une activité pâte à sel le week-end prochain, promis.

Bon, si malgré tous nos conseils vous renoncez pour toujours à sortir une fois devenu parent, merci de balancer votre 06 pour qu’on vous envoie nos enfants.