Les thérapies de conversion, c’est clairement pas le sujet le plus fun du monde, on peut pas trop vous assurer que vous allez vous taper des giga barres de rire, mais c’est un sujet important et sur lesquels encore trop de personnes restent silencieuses. Une thérapie de conversion, c’est un ensemble de traitements pseudo-scientifiques d’origines diverses utilisés dans le but de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne de l’homosexualité ou de le détourner de la trans-identité. C’est l’une des choses atroces encore réservées aux LGBTQ+ dans le monde, et ça doit cesser.

1. 698 000 LGBT âgés de 18 à 59 ans ont subi des thérapies de conversion aux Etats-Unis

Si, en Europe, il n’y a pas encore eu d’études chiffrées, on sait qu’aux Etats-Unis, d’où viennent ces mouvements, près de 700.000 personnes ont déjà été victimes des thérapies de conversion. D’ailleurs, il est estimé que près de 57.000 jeunes en subiront avant leurs 18 ans. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

2. Il y'a plusieurs niveaux de thérapie

Ça peut aller d’une discussion avec un prêtre qui promeut la chasteté, à des groupes de parole invitant à présenter sa vie intime, en passant par des séances d’exorcisme avec des agressions verbales et physiques pour les plus radicaux. Evidemment, dans tous les cas, ça n’a pas lieu d’exister.

3. Ces pratiques barbares sont soutenues notamment par des groupes de fondamentalistes chrétiens

Ces gens considèrent l’homosexualité comme un péché contraire à la chasteté qui empêche la procréation. De ce fait, il y existe des thérapies qui n’obligent pas à changer d’orientation sexuelle mais qui encouragent seulement les personnes homosexuelles à ne pas pratiquer leurs désirs. TROP SYMPA.

4. Le Parlement Européen a voté une loi en 2018 pour interdire les thérapies de conversion

Malte est le premier état à les avoir directement interdites en 2016, ainsi que les régions autonomes de Madrid et de Valence. Dans l’Hexagone, le dossier est depuis peu dans le collimateur des parlementaires. Le droit français contient plusieurs dispositions permettant de réprimer ceux qui mettraient en œuvre des pratiques pour changer l’orientation sexuelle d’une personne, dont la « répression des violences volontaires », « l’interdiction de tout abus de faiblesse ». Mais certains préconisent d’étendre la jurisprudence sur l’« abus de faiblesse » pour que les proches de victimes puissent porter plainte.

5. Le terme "Thérapie de conversion" a commencé à être utilisé en Amérique du Nord en 1950

Des sexologues persuadés que l’homosexualité pouvait être « traitée » par des méthodes associant une sensation déplaisante à un contenu homosexuel ont commencé, dans les années 50, à utiliser ce terme. Même si ces méthodes extrêmement brutales ont vite fini par disparaître, d’autres traitements psychologiques de l’homosexualité sont apparus aux États-Unis dans les années 80, toujours pour tenter de « convertir » à l’hétérosexualité.

6. Les sessions psychospirituelles partent du principe que l’homosexualité résulterait d’un blocage psychoaffectif à un stade infantile

En 1983, c’est Elizabeth Moberly qui organise des sessions de réorientation de sexuelle dans un cadre chrétien qui se basent sur l’éventualité d’un traumatisme durant l’enfance qui aurait « rendu » les personnes homosexuelles. MAIS BIEN SUR.

7. L'une des associations pratiquant la thérapie de conversion a été fondée par un ex-leader gay qui est par la suite "devenu" hétérosexuel

L’une des associations pratiquant la thérapie de conversion, Desert Stream Living Waters (Torrents de vie en français), est une association protestante évangélique, fondée en 1980 par Andrew Comiskey, un ex-leader gay qui est par la suite « devenu » hétérosexuel en s’inspirant d’Exodus international, une autre association de thérapie de conversion. Andrew a maintenant une femme et 4 enfants et un super projet de vie qui consiste à foutre en l’air celle des autres.

8. La France ne pénalise pas encore les thérapies de conversion

Comme expliqué dans le joli Tiktok qui résume tout ci-dessous, plusieurs artistes LGBT ont lancé un mouvement pour que le gouvernement interdise ces pratiques. La Ministre de l’égalité a simplement rappelé que les victimes pouvaient porter plainte pour abus de faiblesse, tandis que le Ministre de la santé a tweeté qu’il était pour l’interdiction mais n’a proposé aucune loi.

9. La science a démontré que les thérapies ne marchaient pas

Des chercheurs de l’université Cornell ont examiné 13 études évaluées par des pairs entre 1992 et 2015 sur les effets de la thérapie de conversion. Sur ces 13 études, 12 ont conclu que la thérapie de conversion était inefficace et/ou nuisible. La seule étude qui suggérait que la thérapie de conversion pouvait être efficace présentait des limites, car elle était entièrement basée sur l’auto-évaluation, selon les chercheurs. Docteur Kristopher Wells a même déclaré : « La thérapie de conversion peut conduire à la dépression, au dégoût de soi, à des comportements autodestructeurs tels que l’excision ou l’abus de drogues et d’alcool, jusqu’à l’attentat à la vie ».

10. L'ONU s'est prononcé en 2015 contre les thérapies de conversion

Qui ne représentent qu’une partie de tous les traitements inhumains que subissent les personnes LGBTQ+ à travers le monde.

Une seule question : à quand l’interdiction des thérapies de conversion en France ?