Salut mes petits choux à la crème. Vous êtes tellement choux que j’ai envie de vous manger tout entier.

Vous la voyez ma bonne grosse transition pour aborder notre sujet du jour ?

Alors c’est parti. Salez-vous les cheveux, enduisez-vous d’huile de sésame et faites-vous marinez 24h dans de la vinaigrette car on va parler de cannibalisme, un truc chelou qui attise tous nos fantasmes.

1. Techniquement le cannibalisme n'est pas illégal en France

Bonne nouvelle pour tous ceux qui avaient envie de tester cette alimentation 100 % éco-friendly. Mais GARE À VOUS ! Si l’acte de consommer le doigt d’un pote qui vous le lègue avec l’intégralité de son consentement est légal, vous ne pourrez pas faire un rôti avec le corps de votre voisin décédé. Même si celui-ci vous a donné son accord avant de passer trépas. Et cela pour la simple et bonne raison qu’il est illégal de porter atteinte à l’intégrité d’un corps décédé. Voilà. Alors calmez-vous tout de suite.

En résumé, si vous voulez tester le cannibalisme, rien de vous empêche de vous couper un bout de cuisse et de le faire sauter à la poêle comme ça vous n’emmerdez personne.

2. Le mot "cannibale" vient d'une erreur de compréhension de ce boloss de Christophe Colomb

L’explorateur découvre l’île Hispaniola en 1492 et les Indiens taïno arawaks qui vont avec et dont il ne comprend rien au dialecte (il avait juste fait anglais LV1 le con). Du coup, il pense que le mot « Cariba » désigne un peuple indigène voisin. Or ce peuple en question conserve les os de ses défunts, mais Cri-cri ne le voit pas ainsi et pense que les gars se mangent entre eux. Il associe donc le nom de ce peuple à l’anthropophagie. « Cariba » est ainsi dérivé du mot « caraïbes » puis a donné le mot « cannibale ». Fascinating, isn’t it ?

Crédits photo (Domaine Public) : Ridolfo del Ghirlandaio

3. Certains artistes ont fait des performances cannibales un poil chelou

Michel Journiac, figure de proue de l’art corporel, a fait une performance dans une galerie parisienne en 1969 dans laquelle il organisait une messe où les hosties étaient remplacées par du boudin maison tiré de son propre corps. VOUALAAAAAAAA.

4. On a déjà bouffé de l'humain en guise de médicaments

Mhhhhh miam miam la poudre de momie comme remède miracle, mhhhhhhhhhh du cerveau humain, du sang frais, de la graisse, des muscles. Difficile de dire pour quels maux ces aliments cocasses étaient destinés mais bon, on juge pas, c’était dans la période d’antan. Genre il y a au moins un mois.

À la fin du XVIIe siècle, le ministre puritain Edward Taylor écrivait que "le sang humain, boisson chaude et fraîche,...

Posted by BBC News Afrique on Thursday, September 2, 2021

5. Charlemagne a été le premier a écrire un texte juridique sur le sujet

Ce capitulaire édicté en 789 se stipule en ces termes : « Si quelqu’un, trompé par le diable, croit qu’une femme est une sorcière qui mange des hommes, et que pour cela il la brûle et donne sa chair à manger ou la mange lui-même, il sera puni de la peine capitale ».

Mouef, c’est surtout un truc pas très sympa pour les sorcières (et donc les meufs en fait) mais ça posait les bases.

6. Il ne faut pas confondre cannibalisme et anthropophagie

On a vite fait de parler de cannibalisme à tout va, en réalité les cas de cannibalisme chez l’humain sont plutôt désignés comme de l’anthropophagie, c’est-a-dire la consommation d’être humain. Tandis qu’on peut parler de cannibalisme chez les animaux (vous apprendrez par exemple que les têtards sont de gros cannibaloss).

7. Les serial killer cannibales nous fascinent

Peu nombreux, ils sont tout de même quelques-uns à avoir rejoint le panthéon effrayant des cannibales les plus flippants de l’histoire, Luka Rocco Magnotta évidemment, mais aussi Armin Meiwes autrement renommé le cannibale de Rotenburg dont l’histoire est choupinesque… Après avoir trouvé un volontaire chaud patate pour se faire bouffer le cul jusqu’à ce que mort s’ensuive, Meiwes rencontre ce sympathique ingénieur, couche avec lui et lui déguste l’appendice (il est sympa il lui fait aussi goûter). Le généreux mutilé continue de se faire dépecer morceau par morceau jusqu’au dernier souffle. Meiwes a été condamné à la prison à perpétuité et bonne nouvelle, il est devenu végétarien.

Et si on a une fascination pour ces personnes monstrueuses, c’est bien parce que l’anthropophagie est un tabou au même titre que l’inceste. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’y a pas de loi l’interdisant en France tant on part du principe que cet acte est inconcevable.

8. Dans l'histoire, la famine a entraîné plusieurs cas d'anthropophagie

On parle alors d’actes d’anthropophagie circonstancielle, c’est-à-dire qu’elle est uniquement animée par un instinct de survie. les derniers cas recensés datent de la famine soviétique en 46-47 qui a surtout sévi en Ukraine occidentale et en Moldavie. RASSURANT.

Personnellement, ça m’a donné faim tout ça.