L’e-sport est un univers souvent inconnu du grand public et même des fans de sport, alors que franchement ça mériterait un peu plus de reconnaissance (allez les gars, faites un effort pour ces gros geeks (Je RI-GOLE)). En plus de ça, sachez que les Français sont pas si nuls, voire très forts. Ça peut vous donner un nouveau truc à soutenir et une nouvelle raison de fêter ça au bar avec vos potes. Non les personnes qui font de l’e-sport ne sont pas que des gros branleurs qui auraient rêvé d’être Neymar tout en restant sur leur canapé.

1. L'e-sport ça peut paraitre simple, mais ça ne l'est pas et tout comme les sportifs les gameurs prennent leur retraite très tôt

Première chose à savoir, c’est qu’être professionnel en e-sport, ça demande beaucoup d’effort (mais vraiment beaucoup) et d’entraînement, un peu comme un « vrai » sportif finalement et donc les carrières sont assez courtes.

Vous vous faisiez peut-être l’idée du gros mec célibataire endurci de 45 ans en tant que professionnel de l’e-sport (et c’est mal car les clichés, on aime pas) et bien c’est pas vraiment le cas. Les gameurs sont assez jeunes (une moyenne d’âge de 25 ans en 2020 dans les 100 meilleurs joueur du monde) et l’âge maximum gravite autour de 31/32 ans pour les plus vieux d’entre eux, pas beaucoup de différence avec le monde du sport professionnel que l’on connait.

2. Il y a aussi du dopage dans l'e-sport (oui même si ça paraît bizarre)

Passer des heures et des heures devant les écrans en étant ultra concentré ça fatigue énormément (comme vous pouvez vous en doutez). Malheureusement comme certains sportifs (ou comme les mecs qui bossent dans la finance) une petite aide d’un produit miracle est souvent la bienvenue.

Une polémique avait éclaté quand le Canadien Semphis, qui fait partie de l’équipe Cloud9, avait avoué en juillet 2015 que toute son équipe et lui même prenait de l’Adderall lors des compétitions pour être plus performants. Selon lui cette info était tellement évidente qu’elle ne lui posait aucun problème (le mec était même à deux doigts de dire que les gens étaient débiles de penser le contraire, sympa). l’Adderall est un médicament interdit en France qui n’est vendu que sous ordonnance dans certains pays comme les Etats-Unis. Il est utilisé pour lutter contre les troubles de l’attention et de l’hyperactivité (TADH) mais s’il est utilisé par quelqu’un qui n’est pas touché par de tels troubles, il augmente simplement de façon exponentielle le niveau de concentration et les performances physiques.

3. On en chie clairement à l'entrainement

Pour être champion du monde de quoique ce soit, il faut un entraînement de dingue, et l’e-sport ne déroge pas à la règle. Pour les jeux comme League of Legends le rythme très régulier des tournois impose un entrainement stricte. Les équipes se retrouvent alors presque tous les jours pour s’entraîner ensemble et passent des heures entières sur le jeu. Finalement c’est un peu comme une saison professionnelle de foot.

4. Les Français sont forts, même très forts (si on vous promet)

On pourrait penser la France totalement larguée dans le classement des meilleurs pays d’e-sport et pourtant ça n’est pas du tout le cas. Les Français pèsent pas mal dans le game (aha « game » comme dans les jeux vidéos, si c’est drôle). Par exemple, le joueur français Bruce Grannec, surnommé « The Machine » (ça donne une petite idée) a été champion du monde FIFA en 2009, 2013 mais aussi champion du monde en 2006 sur PES. La France se classe à la 4eme place des plus grandes nations d’e-sport (en terme de nombre de joueurs pro et de la somme des gains accumulés lors des compétitions) derrière les Etats-Unis, la Chine et la Corée. 4ème place mondiale et 1ère place européenne, c’est clairement pas dég.

5. L'e-sport c'est pas que FIFA, Call of Duty ou LOL

Ça peut paraitre bête, mais ce sont les jeux auxquels on va penser naturellement quand on parle d’e-sport et pourtant il y aussi de grandes compétitions de Mario Kart ou de Tekken.

Et d’ailleurs, pendant très longtemps le plus grand joueur de Super Mario Kart au monde était le français Florent Lecoanet, sextuple champion du monde. Et sachez qu’en 2020, les Américains ont décidé de lancer une compétition très différente, sur le jeu Les Sims 4. Oui, ce jeu où on s’amusait à enfermer des Sims dans une piscine (quelle horreur) va avoir sa propre compétition dont le but sera de mettre en avant la créativité des joueurs sur des épreuves chronométrées. Vous pouvez rigoler si vous voulez (en vrai je vous comprends) mais le vainqueur gagne une somme de 100 000$ donc ça vaut peut-être le coup.

6. Il y aussi des managers de joueur et des sponsors (bref ça génère beaucoup de fric quoi)

Bon en fait vous avez compris, l’e-sport reprend presque exactement les caractéristiques du sport. Qui dit professionnel dit sponsor, dit argent et dit manager. Une fois de plus, il faut se défaire de cette idée du mec (ou de la fille, même si c’est plus rare) qui joue au fond de son grenier, les professionnels d’e-sport sont plus riches que vos jeunes cadres dynamiques qui bossent à La Défense, je vous le dis.

7. Les premières compétitions d'e-sport ont eu lieu à la fin des années 80

Les premières compétitions d’e-sport ont vu le jour sur des jeux comme Pacman ou Snake, c’est presque à la même période que la première Coupe du monde de rugby qui a eu lieu en 1987, donc l’aspect compétitif des jeux vidéos s’est développée très rapidement après leur création.

La discipline s’est ensuite globalement développée et démocratisée dans les années 2000 et 2010 avec l’apparition de jeux comme League of Legends ou Counter Strike et la création de ligues professionnelles comme la Cyberathlete Professional League, crée en 1997.

8. Les jeux les plus populaires d'e-sport sont League of Legends, Counter-Strike et Dota 2

Si vous voulez vous faire des grosses tunasses, arrêtez tout de suite de jouer à FIFA ou Mario Kart tout le temps avec vos potes (e-sport dans lesquels les Français sont les meilleurs, vraiment, on n’est pas stratégiques). Les sports qui sont les plus populaires (avec le plus grands nombres de joueurs professionnels et de spectateurs) sont donc LOL, Counter-Strike et Dota 2 qui sont respectivement un jeu de type arène et bataille en ligne, de tirs à la première personne et encore une fois un jeu d’arène/bataille en multi-joueurs.

Bon si vraiment tout ça ne vous dit, vous pouvez essayer de vous entrainer sur Call of Duty, il s’agit du 4eme jeu le plus populaire d’e-sport, mais laissez tomber FIFA, le jeu n’arrive « qu’à » la 10eme place du classement (ok c’est pas si terrible).

9. Il existe aussi des blessures que les pro d'e-sport se font régulièrement

L’excuse des ligaments croisés existe dans tous les sports, et dans l’e-sort, il s’agit souvent d’une fracture au pouce ou au poignet. Ouais j’avoue ça parait ridicule et pourtant c’est bien vrai. Des joueurs sont forcés de prendre leur retraite un peu trop tôt parce qu’ils subissent un trop grand nombre de fractures répétées aux poignets ou aux pouces.

10. Il y a très peu de femmes

Les femmes sont très très peu nombreuses à tenter une carrière professionnelle dans l’e-sport, alors que la part est relativement égale dans la pratique des jeux vidéos en loisir. En France en 2021, il n’existerait que 12% de e-sportive. Cela est du au fait que la plupart (si ce n’est la totalité) des jeux les plus populaires d’e-sport sont « marketés » comme étant des jeux masculins (jeux de tirs, de combats ou encore de sport) ce qui construit une importante barrière sociétale pour les femmes qui voudraient s’essayer. Il y a quelques femmes qui arrivent à se démarquer et à se faire une place dans le monde très fermé de l’e-sport, comme c’est le cas de la Canadienne Sasha Hostyn ou de la Coréenne Li Xiao Meng.