C’est la fête à la cueillette aux champignons. Tous les week-ends, les amateurs s’en donnent à coeur joie pour aller faucher les bois à la recherche d’un cèpe comestible. Problème : les champignons sont loin d’être tous comestibles et ils sont nombreux à nous faire risquer une intoxication potentiellement mortelle. Et le pire c’est que plus l’intoxication arrive tard, plus elle risque de causer la mort. Sympa, pas vrai ?

1. L’amanite phalloïde

Le charme de son nom n’a d’égal que sa dangerosité.

… Euh, au cas où c’était pas clair ma formulation, l’amanite phalloïde est le champi le plus dangereux (en France du moins). Et la galère c’est qu’il ressemble à un champi totalement mangeable alors qu’il tue chaque année deux ou trois personnes et est responsable de 90% des empoisonnements mortels. Sans même causer la mort, l’ingestion d’un seul champi peut avoir des conséquences pour le restant de tes jours.

Allez-vous souvent à la chasse aux champignons ?

Posted by Ouest France on Tuesday, October 26, 2021

2. L'amanite vireuse

Ne vous fiez pas à son innocente blancheur car la petite vireuse TUUUUUE. On la trouve davantage en montagne et dans le nord mais soyez attentifs à son petit minois.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Pmx

3. L'amanite tue-mouche

Là on est vraiment sur le champi par excellence qui sort tout droit d’Alice aux pays des merveilles. Ça devrait vous mettre sur la voie. On parle en effet de la star des champis toxiques, bien que ce ne soit pas le plus mortel, on vous déconseille de tenter l’expérience.

Crédits photo (CC BY 3.0) : Holger Krisp

4. L'amanite printanière

A ce stade du top, vous avez compris que les amanites, c’était pas top à manger. Malheureusement, les champignons ne se présentent pas oralement quand vous les cueillez donc vous ne pourrez pas compter sur cet indice.

Au moins, l’amanite printanière a le bon goût d’être assez rare. Elle n’en est pas moins tout autant mortelle.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Sinisa Radic

5. La lépiote blonde

En réalité, on la qualifie de blonde mais la lépiote peut aussi être brune ou rougissante (la coquine). Les symptômes sont les mêmes que pour les amanites bien que la lépiote soit plus rare et plutôt présente aux lisières des forêts.

6. La lépiote de Josserand

Peut-on dire que la lépiote de Josserand se la pète carrément par rapport à la lépiote blonde ? Assurément.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Strobilomyces

7. Le cortinaire resplendissant

Ce qu’il y a de chouettes avec les champignons toxiques c’est qu’ils ont toujours des noms ultra stylés. En l’occurence, j’ai vu des champis plus resplendissants que celui-là mais passons.

Ils sont trois genres de cortinaires à êtres mortels en France en plus de celui-ci : le cortinaire couleur de rocou et le cortinaire très joli (on aurait quand même pu se creuser la tête pour trouver qualificatif légèrement différent…). L’avantage c’est qu’ils se ressemblent tous les trois. Le désavantage c’est qu’ils ressemblent aussi à des champignons comestibles donc on n’est pas plus avancé.

8. La galère marginée

Oh bah tiens, ça alors un champignon qui ressemble à tous les champignons et qui se trouve être toxique pour le foie, ça alors !

En fait, la cueillette aux champignons c’est so carpe diem.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Strobilomyces

9. La cudonie circulaire

Ah, enfin un champignon toxique qui a vraiment une sale gueule de bouton de pus éclaté. Là oui, là je veux bien croire qu’il est potentiellement mortel parce que de toute façon je n’y serai jamais allée.

10. L'Entolome livide

Très toxique, on peut le distinguer des champignons comestibles par son odeur de farine (bon alors déjà faut avoir une idée relativement précise de ce que c’est que l’odeur de farine). Débrouillez-vous avec ça.

Crédits photo (CC BY-SA 2.5) : Jean-Louis Lascoux

Bref vous l’aurez compris, on ne déconne pas avec les champi, ne vous aventurez jamais JAMAIS à manger un champignon dont vous n’êtes pas absolument sûrs et les applis de téléphone ne sont clairement pas assez fiables. Donc demandez toujours l’avis d’un pharmacien.

Sources : Gerbeaud, Midi Libre