Doudou émotionnel pour parents névrosés et inquiets d’avoir des enfants stupides, le cahier de vacances flingue la pause estivale de nos charmantes têtes blondes. Progéniture qui n’avait en tête qu’une seule chose cet été : rien glander.

1. Ils faisaient gagner des cadeaux par le passé

Créé dans les années 1930 par l’éditeur Robert Magnard, le cahier de vacances – s’il était correctement rempli – faisait l’objet d’un jeu-concours. Les lots à la clef ? Des voitures rutilantes. Des croisières de ouf. Des encyclopédies stylées sa mère. Aujourd’hui ? Nada. Keudal. Peau de zob. Simplement la « satisfaction » de rentrer un peu plus chaque jour dans le temple du savoir. Su-per.

2. Ils ne sont pas que le Diable…

… mais également ses disciples ainsi que les cavaliers de l’apocalypse. Toutes les matières sont là : mathématiques, géographie, conjugaison, histoire etc etc. Autant de raisons de servir la soupe à la grimace en pleine canicule. Alors qu’il vous suffisait simplement de faire nos tests : es-tu une bête en géographie ? connais-tu bien les capitales ? es-tu une brêle en orthographe ? es-tu une brêle en anglais ? es-tu une brêle en espagnol ? es-tu une brêle (tout court) ?

3. Un cahier de vacances prend la place d’un cahier de coloriage

Ou d’un comic book. Ou d’une quelconque autre forme de fun posé sur papier calée dans une valise. En bref : n’importe quoi.

4. Ils te ramènent à une triste réalité

Oui, enfant, un jour pas si lointain, tu quitteras cette douce torpeur pour gagner à nouveau les bancs de l’école. Le cahier de vacances, ce vilain lutin sur ton épaule qui te dit en continu « les vacances c’est bientôt fini, les vacances c’est bientôt hin hin hin ».

5. Ils pompent l’énergie de tout un clan

En effet, si l’enfant n’est pas autonome ou n’a absolument pas envie de l’être (on le comprend), il faudra l’accompagner. Autant de temps consacrer à des prises de tête vaguement éducatives plutôt qu’à l’apéro. Un comble.

6. Nique la pause

Les psychothérapeutes s’accordent sur un point majeur : les enfants ont besoin d’une coupure réelle. Retrouver les automatismes quinze jours à un mois avant la rentrée des classes. Il y a d’autres façons de stimuler leur raisonnement : découvrir la nature en vidant des truites, des petits bacs avec des gros mots dedans.

7. Le temps s’allonge

Déjà que les vacances d’été sont interminables (même pour les enfants, demandez-leur), se coltiner cette corvée, cette purge éducative ajoute de la pénibilité à la langueur.

8. Ils ne servent à rien

Enfin si. Ils ne servent qu’à consolider les acquis. Sinon, ils ne comblent pas les lacunes existantes. Rien ne vaut le professionnalisme d’un.e maître.sse d’école. Dans le pire des cas, ils peuvent démoraliser l’enfant qui continue de buter sur la conjugaison du passé composé.

9. Ils nous saoulent à la longue

D’après une étude parue en 2005 réalisée pour le Ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, les cahiers de vacances ne sont finis que dans quatre cas sur dix. Preuve en est qu’ils saoulent vraiment tout le monde. Même les parents n’insistent pas. Le cahier de vacances n’est même pas un bon combustible pour un barbecue.

Avez-vous déjà essayé d’enlever la lettre ‘a’ au mot de ‘cahier’ ? Et soudain, tout s’éclaire. Bonnes vacances les enfants.

Sinon, bien sûr il y a aussi le cahier de vacances Topito, mais celui là on ne doute pas que vous l’avez déjà.

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