Le porno c’est un truc qu’on avait honte de regarder il y a quelques décennies et qui est désormais totalement rentré dans les moeurs. Tout ça ne serait pas bien grave si le porno n’avait pas rendu normaux des trucs qui ne le sont pas. Non, non, je vous assure que les gens dans la vraie vie ne sont pas obligés de faire l’amour comme ça. Ils peuvent hein, mais c’est pas obligé.

1. Pousser des cris de chameaux quand on est détentrice de vagin

La simulation c’est bien pratique pour faire croire qu’on passe un super bon moment au lit. Mais est-ce que ce serait pas encore plus pratique de passer réellement un super bon moment au lit (ou sur n’importe quel meuble d’ailleurs) ?

2. Et naturellement le fait qu'on s'en carre le cul de l'orgasme féminin

Grand absent de la DA porno, il va sans dire qu’on a plus souvent l’occasion d’y voir des mecs qui jouissent que des meufs. Faut-il après s’étonner que seulement 18 % des femmes parviennent à avoir un orgasme lors de rapports sexuels avec pénétration ? NOPE.

3. L'absence de sueur dans les rapports sexuels

La sueur dans les porno est très bien mise en scène, elle ressemble à une pellicule huileuse qui rend hommage aux courbes mais dans la vraie vie on ne sue pas de la sorte. Gare au gouttes de sueur dans les yeux ça peut faire mal.

4. La honte de faire un simple missionnaire : position inexistante dans porno

On ne remercie pas le porno de nous avoir obligé à faire 17 positions par rapport sexuel alors qu’on se contenterait bien d’un bon missionnaire des familles.

5. Le délire au tour du gasp : effet fibroscopie assuré

Marina Rollman en parle très bien dans son dernier spectacle (allez le voir putain, la vie est trop courte pour ne pas voir les spectacles de Marina Rollman). En gros le gasp, pratique très courante dans le porno, consiste à pénétrer le bouche de sa (ou « son », mais plus souvent « sa » quand même) partenaire avec son pénis. Vous me direz « oui bah quoi c’est une fella oklm quoi », ce à quoi je vous répondrais « eh non les enfants, ce n’est pas une fellation oklm puisque le gasp consiste à pousser suffisamment profond dans le gorge pour que sa partenaire soit à deux doigts de dégueuler ! allez finissez votre goûter maintenant » (je serai une très mauvaise animatrice d’anniversaire). Sorte de gorge profonde si vous voulez mais qui n’a rien d’agréable pour la personne qui prête sa bouche à ce genre d’activité.

6. Avoir des rapports rapides et brutaux, laissez ce polochon tranquille

OK il existe plein de façons d’avoir des rapports sexuels. Mais le porno a la fâcheuse tendance de ne montrer plutôt qu’une façon de ken et généralement ça se passe de tendresse, de douceur et gentillesse. N’oubliez pas qu’on n’est pas obligé de foutre des grosses fessées et de tenir les cheveux de son ou sa partenaire comme un chacal pour donner de l’intensité à ce moment sympa à la base.

7. Les pénis de 17 mètres de long

MDR. Bah non.

8. La sodomie à toute heure du jour et de la nuit

Encore une fois on ne dit pas que la sodomie c’est pas bien (j’ai appelé mes deux enfants Omi et Sod sans faire exprès alors vous voyez je juge pas). Mais ça nécessite un peu de préparation, un peu de patience et pas mal de confiance. Les blancs-becs qui débarquent dans leur vie sexuelle biberonnés au porno et qui pensent qu’on sodomise n’importe qui n’importe quand à tout va, c’est non.

9. Cette irrépressible envie de coucher avec sa soeur jumelle

Au risque de vous décevoir, même si on a une très jolie soeur jumelle, on n’a aucune raison de vouloir à un moment donné entreprendre un rapport sexuel avec elle tout simplement parce que ce serait de l’inceste et qu’après ça foutrait une sale ambiance au repas de famille. De manière plus générale, les femmes ne sont pas systématiquement bisexuelles ou lesbiennes et assoiffées de cul. C’est certainement le cliché sur les femmes le plus courant dans le porno.

10. Niquer pendant 2 heures

Bonjour l’enfer. Vous voulez faire du feu avec vos parties génitales ou quoi ?

11. Penser que le bukkake c'est ok

Pour rappel le bukkake, qui veut joliment dire « éclaboussure » en japonais, est une pratique sexuelle collective (plus on est de fous plus on rit) consistant pour plusieurs hommes à éjaculer sur le visage d’une seule femme. Une pratique qui repose plutôt sur l’humiliation. En soi si tout le monde est d’accord, pas de problème mais à aucun moment on ne peut imaginer que cette pratique soit un truc normiche et sympatoche (kif kif avec la double péné ou triple péné ou penne à l’huile d’olive). A ce sujet, je ne peux que vous recommander la lecture de l’enquête de Robin d’Angelo Judy, Lola, Sofia et moi.

12. Rajouter le mot "porn" après plein de mots pour dire que c'est cool

Food porn, cat porn, landscape porn, grille-pain porn… L’adjectif « porn » s’est transformé en un truc super cool utilisé par les amateurs de tel ou tel domaine. Toutefois il ne faut pas oublier que le porno ça n’a pas grand chose à voir avec le « food porn », sauf si on se met une courgette dans le fondement mais j’aurais tendance à vous dire que c’est un peu du gaspillage alimentaire.

13. Les teuchs épilées à la perfection

Bah super à cause du porno on se retrouve à devoir être dénué de poil en toute imberbité. ALORS QU’ON EN A RIEN À FOUTRE DE S’ÉPILER LE SIF BORDEL VOUS COMPRENEZ ÇA ? pardon je m’emporte mais j’ai été agressée récemment pas un gang d’esthéticiennes, ça m’a trauma.

14. L'absence de consentement

Et c’est d’ailleurs un peu le problème dans l’image que renvoie le porno mais aussi dans le porno lui-même qui ne manque pas de témoignages d’abus sexuels subis par les acteurs dans certaines productions douteuses. Mais n’oubliez pas, le consentement c’est un truc chouette. Et plus encore qu’un truc chouette c’est un truc obligatoire.

Ah ça, il y en a un petit paquet de stéréotypes sur les pornos et c’est pas demain la veille qu’on fera sans.

Source : Reddit