Ah mon Dieu c’est affreux. Mon bébé a des seins ! Non, la puberté n’est pas arrivé avec treize années d’avance. Découvrons ensemble le monde merveilleux de la mammite du nourrisson.

1. Les hormones qui s’emballent

En effet, la prolactine, une hormone peptidique sécrétée par les cellules lactotropes de la partie antérieure de l’hypophyse (bonjour les scores au Scrabble), est produite en masse pendant la grossesse et au cours de l’allaitement. Résultat des courses : ça tourne à plein régime là-dedans et, boum, bébé a les nichons qui s’enflamment.

2. C’est potentiellement bien chelou

Les nichons de bébé peuvent faire la taille d’un petit agrume, devenir rouges et il peut en couler un liquide jaunâtre – un peu comme du lait maternel. N’essayez pas de tirer le lait pour en faire des yaourts. Tout le monde vous jugera.

3. Un peu d’histoire

Au Moyen-Âge, le folklore a laissé s’installer un mythe bien crado qui voudrait que les conséquences de cette mammite ait comme nom de code : le lait de sorcière. Les mauvaises fées pouvaient nourrir leurs démoniaques rejetons directement aux mamelons des nouveaux-nés. Bonjour l’ambiance.

4. Oulah, pas touche malheureux

Masser le bazar ? Même si vous vous dîtes que cela peut le soulager, c’est faux, archi-faux. En essayant de résorber le gonflement des glandes, vous pourriez provoquer une infection ou, pire, un abcès du sein. Vous ne voulez pas être de mauvais parents ? Hein ?

5. Ne vous inquiétez pas

Facile à dire : vous êtes parents depuis quelques jours. Si tout se passe bien, tout vous inquiétera jusqu’à votre dernier souffle. Si vous êtes sérieux, d’ici une à deux semaines, la mammite va se résorber d’elle-même. Encore faut-il ne pas faire n’imp.

6. Pas de tissu sur la peau

Plutôt une aubaine lorsque le thermomètre affiche 37°C à l’ombre (et qu’il n’y a pas d’ombre). Si la décence vous impose un minimum de pudeur, optez pour des tissus ultra léger. Non, lui enfiler ce mini-perfecto en cuir « Papa c’est le roi des bikers » n’est pas une idée géniale.

7. Ça se soigne normalement tout seul…

Signalez tout de même le problème au pédiatre. Cela fera une maladie de plus à cocher dans le carnet de santé de l’enfant qui, après seulement quelques semaines d’existence tangible, en collectionne déjà un bon paquet.

8. Fille ou garçon, pas de différence

La mammite s’attaque aux glandes de votre progéniture quelque soit son sexe. Alors que l’hydrocèle, elle, ne concerne que les testicules des garçons. Moins celles des filles. Limite jamais.

9. Cela peut vous complexer

« Comment se fait-il que mon nourrisson ait une plus grosse poitrine que moi ? » Erm…

10. La maman est en cause…

… et ça fait mal au coeur de le dire. L’allaitement est la première cause d’inflammation. Super… une raison de plus de culpabiliser.

Ce n’est pas sale. Pense aux fleurs.