« On va au parc ! ». Ce n’est même pas une question dans la bouche de votre enfant. Qu’il neige, vente, pleuve, on va au parc. Et là-bas, vous y croiserez, parents, votre pire ennemi : la balançoire de ses morts. On vous livre ici les raisons pures et simples de fuir cet objet de la mort.

1. C’est dangereux sa mère

Selon l’Institut de veille sanitaire, il y a environ 650 accidents dans les aires de jeux pour enfants. La balançoire représentant 5 % de ces pépins. Non, c’est pas très dangereux. Mentez sur les chiffres de notre part. Ça ne sera pas la première fois.

2. Parce que l’enfant ne sait pas en faire seul

Donc il vous réquisitionnera manu militari. Alors que vous vouliez simplement vous griller une clope en le regardant galèrer. Si jamais un de ces petits camarades se propose de l’aider, ce sera toujours moins bien que vous. Chié.

3. La toile d’araignée c’est tellement plus cool

Encore faut-il que l’enfant ne soit pas bloqué au sommet du machin comme un gland.

4. Il y en a partout

Absolument partout. Même dans le trou le plus paumé du département le plus paumé du pays le plus paumé, vous pouvez être sûr de tomber sur une de ces machines du diable. Et vous pouvez être sûrs que vous n’y couperez pas.

5. C’est l’ennui total

Surtout pour le parent accompagnant. Certainement une des activités pour enfants les plus chiantes. Si pour éviter de sombrer, vous décidez d’en faire, un enfant apparaîtra automatiquement et viendra vous hurler dans les oreilles que c’était son tour.

6. C'est une source de discorde

Justement. C’est à moi. Non, à moi. C’est moi d’abord. Allez, un petit coup de taser mettra tout le monde d’accord.

7. Mal huilée, ce bruit...

Le grincement d’une balançoire ressemble à s’y méprendre à la bande originale d’un documentaire sur les techniques de torture les plus inventives créées lors de la guerre du Vietnam.

8. La lueur s’éteindra dans le regard de votre enfant

Si les premiers instants, ses yeux suintent de joie, rapidement la vie s’y éteint. Laissant place à une prunelle torve. Peut-être s’ennuie-t-il ? Peut-être est-il hypnotisé par le balancement ? Est-il mort de l’intérieur ? Est-il vraiment de moi ? Qui suis-je ?

Relativisons : la balançoire est un bonheur simple et immédiat. Une source de joie intense. Vous-même enfants, vous avez kiffé (ne faisant pas attention au désespoir de vos propres parents). La vie est un éternel recommencement, un mouvement de balancier. PUT1 C TRO BO CE QUJDI.

Et surtout n’oubliez pas qu’aux Pays-Bas ils ont tout compris.