Bernard Lacombe ancien président de L’OL, conseillait aux femmes de s’occuper de leurs casseroles plutôt que de football, on va bien lui fermer son clapet dans ce top.

Je ne vais pas vous l’apprendre, le sport en général, mais surtout le foot est un milieu éminemment masculin. Bien que le sport féminin de haut niveau se soit largement développé avec de grandes athlètes reconnues (Marie-Jo Perrec, Laure Manaudou, les soeurs Williams…), dans les métiers du sport (dirigeants, entraineurs, journalistes, arbitres) les femmes sont encore très peu représentées.

Quelles soient dirigeantes, entraîneuses ou athlètes, revenons sur quelques femmes qui ont marqué l’histoire du foot, mais aussi d’autres sports, en étant pionnières dans leur domaine.

1. Corinne Diacre (première entraîneuse française d’une équipe de foot masculine pro - L2)

En entraînant durant trois saisons consécutives l’équipe de Clermont, Corinne Diacre devient la première femme à entrainer une équipe de foot masculine sur le long terme en Europe.

Le 30 août 2017, elle est nommée sélectionneuse de l’équipe de France féminine de football.

En bref, c’est un très beau parcours pour l’ancienne footballeuse de l’ASJ Soyaux qui a réussi à s’imposer (et malheureusement c’est une des seules) dans le prestigieux football masculin.

2. Marianne Mako, première journaliste sportive

Comme beaucoup, Marianne Mako a commencé sa carrière en écrivant des piges pour différents médias, avant de finalement réussir à décrocher un poste chez TF1 sur la célèbre émission Téléfoot.

Elle devient donc en 1987 la première femme à participer à une émission de football dans la télévision française (et vraiment, c’est pas rien). Marianne Mako a ouvert la porte a beaucoup d’autres femmes qui vont se spécialiser dans le journalisme sportif et notamment le foot.

3. Hélène Schrub, directrice générale du FC Metz.

Après avoir fait des études à Paris et à Limoge, Helène fait un premier stage dans le service communication du FC Metz, après avoir commencé une carrière dans un autre secteur, elle est très vite rappelée par le président du club de Metz.

Petit à petit elle gravit les échelons pour finalement arriver présidente du club quelques années plus tard. Elle est la seule femme à occuper ce poste dans un club de Ligue 1. En février 2021, elle figure sur la liste de Noël Le Graët, comme candidate à sa propre succession au poste de président(e) de la Fédération française de football !

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4. Stéphanie Frappart arbitre professionnelle arbitrant des matchs masculins

La Française Stéphanie Frappart devient la première femme à arbitrer un match de qualifications pour un Mondial masculin (2018). Elle en était 2019 la première femme a arbitrer un match de Ligue des Champions (Juventus vs Dynamo Kiev). Elle avait également arbitré la Super Coupe de l’UEFA à Istanbul, toujours la même année.

Les arbitres professionnelles se développent de plus en plus, mais rarement a aussi haut niveau dans des compétitions masculines. Stéphanie Frappart marque donc un grand progrès en s’imposant par ses qualités d’arbitres dans des compétions aussi prestigieuses que la Ligue des Champions ou la Coupe du Monde.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Sven Mandel

5. Ada Hegerberg, première lauréate du ballon d'or

En 2018, la Norvégienne et attaquante de l’OL est la première femme dans l’histoire de la cérémonie du ballon d’or à être récompensée. Elle avait cette saison-là, marqué 15 buts en Ligue des Champions avec l’OL (compétition qu’elle avait déjà remporté 3 fois avec ce club).

Elle ouvrira le chemin à d’autres footballeuses : Megan Rapinoe qui remporte l’édition suivante et Alexia Putellas qui remporte l’édition de 2021.

6. Surya Bonaly, l'une des rares patineuses noire de haut niveau

9 fois championne de France, 5 fois championne d’Europe, 3 fois vice-championne du monde, Surya Bonaly est l’une des rares patineuse noires à atteindre un si haut niveau en patinage artistique (Debi Thomas étant la première patineuse afro-américaine à atteindre les premières places du patinage artistique international, avec les championnats du Monde de 1986 et les JO de 1988).

Malheureusement elle souffrira de sa sous-représentation dans ce sport et n’arrivera jamais à être couronnée lors d’un championnat du monde, au profit de patineuses qui rentraient plus « dans les codes » attendus par le jury (une histoire racontée dans le documentaire Noirs de France).

Une de ces figures, nommée d’après elle le Bonaly, a été interdite : il s’agissait d’un salto arrière avec une réception sur un seul patin. Depuis 1976 les saltos étaient interdits car ils obligeaient les patineurs à se réceptionner sur les deux patins, ce qui est hors du règlement. Bonaly connaissait bien cette règle mais elle décide de tenter le saut, car le règlement ne l’interdisait pas, puisque personne n’y était jamais arrivé. Cette audace lui vaudra une sévère pénalité et elle finira en dixième place du classement, quand bien même c’est la seule patineuse, homme et femme confondus, à avoir réalisé une telle prouesse.

Bonaly aura marqué son sport par son audace et sa determination, poussée par la motivation de dépasser les discriminations qu’elles pouvaient vivre face à ses concurrentes.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : No machine-readable author provided. Uwe Langer assumed (based on copyright claims).

7. Maria Teresa de Filippis, la première femme pilote de F1

L’italienne Maria Teresa de Filippis le disait bien : « Les femmes sont capables de faire tout ce que font les hommes ! » et à 31 ans en 1958 elle fut la première femme à piloter en Championnat du monde de F1, et l’une des seules encore à ce jour.

Si l’Italienne, dénonçait les nombreuses remarques sexistes qu’elles pouvaient subir, ce n’est pas pour ça qu’elle a décidé d’arrêter de courir. Après avoir perdu deux de ses amis pilotes dans des accidents de F1, de Filippis décide de mettre fin à sa carrière.

L’italienne est décédée en 2016, toujours en encourageant les femmes de ce sport à s’imposer et à faire les essais des grands prix de formule 1.

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8. Megan Rapinoe, refusant a plusieurs reprises de chanter l'hymne de son pays

La joueuse américaine est une star dans son pays, et surtout une grande figure du football féminin, notamment pour son engagement politique. En 2016, Megan Rapinoe décide de ne plus chanter l’hymne américain en soutien au joueur de football Colin Kaepernick pour protester face aux violences policière à l’égard de la communauté afro-américaine.

En 2019 lors de la coupe du monde, elle refuse aussi de chanter l’hymne américain pour protester face à la politique de Trump qu’elle juge excluante des minorités. Une fois que les Américaines sont couronnées, elle refuse d’aller à la Maison Blanche en expliquant à Trump : « Je pense que je dirais que votre message exclut des gens. Vous m’excluez. Vous excluez les gens qui me ressemblent. ».

Megan Rapinoe marque son époque mais aussi le football féminin à l’international par son talent, mais aussi ses engagements. En 2019, elle sera aussi la deuxième footballeuse de l’histoire à recevoir un ballon d’or.

Crédits photo (CC BY 2.0) : Jamie Smed

9. Marie-José Perrec, la plus grande athlète française de tous les temps

Marie-José Perrec aura marqué le sport français par son talent. Elle est à ce jour la plus brillante athlète française de par son palmarès.

Hommes et femmes confondus, elle est la première athlète à remporter deux titres consécutifs sur le 400m lors de deux Jeux Olympiques. Marie-José Perrec est reconnue comme l’une des meilleures athlètes de tous les temps, et fait briller l’athlétisme français à l’international.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : sd_ukrm

10. Kathrine Switzer est la première femme à avoir couru le marathon de Boston

L’Américaine Kathrine Switzer est la première femme à avoir couru le marathon de Boston avec un dossard. En 1967, cinq ans avant que les femmes ne soient autorisées à y participer, elle s’inscrit à l’épreuve sous son pseudonyme de journaliste « K.V Switzer », pour ne pas montrer qu’elle est une femme. Pendant la course, un des organisateurs tentera de l’empêcher de terminer le marathon en l’agrippant violemment et en lui disant « Tirez-vous de ma course ! » (sympa).

Elle terminera finalement le marathon et bouleversera les esprits (car les gens ne pensait pas qu’une femme était capable de courir un marathon) et 5 ans plus tard l’épreuve s’ouvrira aussi aux femmes.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : Recuerdos de Pandora

Alors Bernard Lacombe ? les femmes ne sont vraiment bonnes qu’à laver des casseroles ?