Seita et Setsuko dans le Tombeau des Lucioles
Les gars sortent indemnes mais orphelins du bombardement de Kobé en 1945. Ils tentent de survivre dans un bunker sans nourriture et s’émerveillent des lucioles tout en mourant lentement de faim. On n’est pas vraiment sur l’autoroute du lol.
Russell dans Là-Haut
Obligé de faire du porte à porte dans un uniforme ridicule, coincé avec un vieux méchant qui passe son temps à le rabaisser psychologiquement, survivant de justesse à un voyage hautement dangereux et éprouvant. On parie sur une bonne vingtaine d’années de psychanalyse pour cette petite bouille d’ange.
Neville Londubat dans Harry Potter
Alors lui, toutes ses premières années à Poudlard il prend cher. Déjà physiquement, il manque une cicatrice sur le front ou des cheveux blonds plaqués en arrière. Et niveau sorcellerie c'est clairement une daube. Bon après, il devient ultra BG et courageux, comme quoi le monde est bien fait.
Cendrillon dans elle-même
Certes on est sur un autre registre mais la pauvre Cendrillon a tout de même une vie bien pourrie aussi. Sa mère meurt, puis son père, et elle se retrouve à faire la bonniche pour sa belle-mère et ses demi-sœurs. Tu m’étonnes qu’après elle cause à des souris. Elle doit légèrement tourner zinzin.
Will dans Stranger Things
Le gars se fait kidnapper par un monstre et meurt doucement dans un monde parallèle ultra flippant. OK ça c'est pour la première saison et c'est déjà pas ouf. Mais alors même qu'il s'en sort (ATTENTION SPOILER) indemne, il enquille sur une seconde saison où le grand méchant monstre a pris le contrôle de son corps. Question VDM on a rarement fait pire.
Bran Stark dans GoT
Le mec a le droit de marcher sur ses jambes seulement le premier épisode de touuuuuute la série. Après il se fait balancer par la fenêtre et devient handicapé alors que ça commence à cailler sévère dans la région du nord. Cheum. Bref, on a un regain d'espoir pour lui quand on découvre qu'il a des pouvoirs, mais au final il arrive juste à échanger son corps avec son chien ou avec Hodor. Super. Les boules. Ça valait bien la peine de perdre l'usage de ses jambes.
Mathilda dans Léon
La petite môme a vu toute sa famille se faire trucider par des vilains méchants, puis elle est prise sous l'aile d'un tueur à gages légèrement débilos (OK le gars arrose une plante et on est censé s'extasier de sa douceur de vivre mais bon dans les faits il tue quand même plein de gens qui méritaient sûrement de vivre un ou deux jours de plus). On a fait mieux comme démarrage dans la life.
Carl Grimes
Ouille ouille ouille l'enfance toute pourrie. Le p'tit Carl se retrouve dans un monde post-apocalyptique avec des zombies qui ont bouffé tous ses petits copains ce qui n'est déjà pas très cool. Mais ouf, sa mère est en vie et il retrouve son père. YAY. Ses parents font du sesque et il a une petite sœur en cours d'élaboration fœtale. YAY. Mais en pleine attaque de zombies il doit faire accoucher sa mère et lui tranche le bide avec un couteau ce qui tue naturellement Lori. Après ça, paye ta consult' chez le psy.
Danny Torrence dans The Shining
Le petit Danny a déjà pas une vie de pure folie. Son père se la joue en mode solo et l'emmène avec sa mère dans un hôtel abandonné. Pas gégé pour le gosse qui parle à son petit doigt tellement il est en manque d'amis. Puis son père, jamais le dernier pour péter l'ambiance, se met à devenir totalement tapé et à vouloir buter tout le monde à la hache. Bonjour le traumatisme.
Carrie Ingalls dans La Petite maison dans la prairie
Y'a rien à faire… Le drame se reproduit à chaque fois… Sans qu'on puisse faire quoi que ce soit… Et on est éternellement impuissant… Chaque générique est l'occasion d'une souffrance renouvelée… Toujours, elle tombe dans le pré… Cette sombre idiote. Et au bout d'un moment elle va finir par se péter une cheville.
Sauvons les enfants des fictions.