On peut parfois se retrouver dans un immense espace comme l’océan et se sentir quand même enfermé. C’était un peu l’objet des trucs à savoir sur la vie dans une station spatiale, mais sur ce point on peut joindre également ce qui se passe quand on vit dans un sous-marin. Spoiler : c’est pas hyper drôle comme truc et on va en voir quelques aspects afin de se rendre compte de ce que ça représente au quotidien.

1. Il s'agit de l'un des confinements les plus extrêmes au monde

Bon maintenant qu’on a tous goûté à un type de confinement on voit à peu près de quoi on parle. Mais concernant la vie en sous-marin on est loin, très loin de réaliser. Enfermement extrême pendant plusieurs semaines / mois avec une équipe, chambres de 2 mètres carré (un peu plus grande selon les grades), aucun moyen de remonter à la surface et de voir l’extérieur pour simplement « prendre l’air » et surtout la pression constante de se dire qu’on est dans les profondeurs.

2. On simule un cycle jour / nuit avec des lumières pour perdre le moins possible la notion du temps

Si dans certains pays nordiques le cycle jour nuit peut être interrompu plusieurs mois, on réalise assez vite qu’il provoque chez les gens un nombre important d’effets secondaires, la dépression principalement. Dans un sous-marin, impossible de garder un semblant de cycle jour / nuit naturel et on le simule parfois dans les cabines avec un éclairage de couleur différent (blanc le jour et rouge la nuit par exemple) pour maintenir cette attache psychologique.

Crédits photo (Domaine Public) : U.S. D.O.D. graphic by Ron Stern. (RELEASED)

3. L'atmosphère est étonnamment très bruyante selon les endroits

On pourrait croire qu’au fond des océans règne un calme imperturbable mais plusieurs officiers signalent qu’en réalité en fonction des endroits la pollution sonore est très élevée. Entre le traffic maritime assez dense et la faune marine, les bruits sont nombreux autour du sous-marin et l’équipage doit parfois se montrer calme pour que les officiers mariniers puissent écouter les bruits (on les appelle les oreilles d’or).

4. La seule raison pour laquelle on peut remonter à la surface est si une vie humaine est en danger vital

On ne remontera pas pour sortir quelqu’un s’il fait une crise d’angoisse où s’il en a marre. La seule véritable raison qui peut interrompre la mission dans un sous-marin nucléaire (des cycles qui peuvent durer généralement 3 mois) c’est si la vie d’un membre de l’équipage est réellement menacée, et si c’est arrivé quelques fois, ça reste relativement rare. Par ailleurs les sous-marins sont équipés en général d’une chambre froide, au cas où.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Rama

5. La plupart de l'équipage ignore où il se trouve

Dans une mission de sous-marin nucléaire, seules quelques personnes connaissent l’itinéraire prévu et la position géographique exacte du bâtiment au fil des jours. Sans téléphones et sans internet, la majeure partie de l’équipage est coupée du monde pendant une longue période, ce qui peut jouer sur le mental également.

6. Les tensions peuvent rapidement monter entre les membres des équipages

Bon c’est assez logique, quand on enferme plusieurs dizaines d’hommes pendant 3 mois dans un endroit complètement confiné il peut y avoir quelques petites embrouilles. Dans ces cas-là, le commandant ou les plus gradés doivent prendre un rôle de médiateur et calmer les ardeurs pour que ça ne dégénère pas. La fatigue, l’enfermement et surtout la pression que provoque la mission pouvant pousser à bout certaines personnes.

Crédits photo (Domaine Public) : Leonard G.

7. Chaque membre de l'équipage a le droit à un nombre réglementé de litres d'eau par jour

Pour gérer leurs douches et le brossage des dents on attribue à chaque homme une réserve quotidienne d’eau qui tourne généralement aux alentours de 10 litres. Bon, dit comme ça on ne se le représente pas très bien, mais en général une minute sous la douche consomme près de 6 litres d’eau, ça vous donne une idée.

8. Les cuisiniers doivent apprendre à composer avec une immense majorité de produits surgelés et en conserve

Lors des premiers jours on peut encore utiliser de la nourriture « fraiche », qu’il s’agisse de viande ou de fruits et légumes, mais rapidement on doit passer sur des surgelés ou des boites de conserve, et là on se retrouve un peu plus limité en terme de choix mais ça peut rester assez varié. Faut faire confiance aux cuisiniers.

Crédits photo (Domaine Public) : Leonard G.

9. Certains sous-marins ont une petite salle de sport

Vous imaginez bien que le temps devient vite long quand on ne peut pas se dépenser pendant plusieurs semaines. Ce n’est pas le cas dans tous les sous-marins mais un certain nombre d’entre eux possèdent une petite salle de sport pour se maintenir en forme et se dépenser, ça défoule et empêche aussi de montrer en pression. Un ancien officier dit qu’on peut rapidement prendre 5 à 6 kilos en 3 mois lors de ses premiers voyages, par manque d’exercice principalement.

10. Le niveau d'oxygène est relativement bas, ce qui peut changer pas mal de trucs

Le niveau d’oxygène qui est baissé dans les sous-marins peut jouer sur le corps humain sur une durée assez longue. Déjà sur la fatigue qu’on ressent plus forte mais aussi sur les humeurs, ce qui peut être un facteur de tension supplémentaire. Mais c’est aussi en cas de blessure que cela peut s’avérer plus chiant, surtout s’il y a une coupure, le corps pouvant mettre plus de temps à cicatriser.

Crédits photo (CC BY 2.5) : Atlant

11. Des psychologues suivent de près l'équipage

Avant, pendant, après. Au départ pour préparer et conditionner les membres de l’équipage, ensuite pour s’assurer que tout se passe bien pendant la mission et à la fin jusqu’à trois jours après le retour à la surface. Pendant les missions les membres de l’équipage veillent les uns sur les autres et se soutiennent pour ne pas tomber dans la dépression.

12. Lorsqu'on retourne sur la terre ferme il y a un reconditionnement temporaire

Après avoir passé près de trois mois enfermé sous l’eau il y a de nombreuses choses du quotidien qui peuvent poser problème. La forte luminosité peut être inconfortable, les odeurs également qui sont décuplées après avoir respiré le même air purifié pendant tant de jours. On déconseille également aux membres de l’équipage de conduire dans les jours qui suivent la fin de la mission car leur vue s’est habituée aux espaces plus limités.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Guillaume Rueda

Vous pouvez aller voir les trucs flippants qu’on trouve au fond des océans et les trucs qui sont interdits dans un sous marin, genre faire un barbecue par exemple.

Sources : Ranker, NeonMag, PolyExpert, Mer & Océan.