L’Insee vient de publier son classement des villes françaises les plus peuplées, et tout ce que les médias en ont retenu c’est que 37 000 parisiens avaient décidé de mettre les voiles, soit l’équivalent d’une ville comme Montélimar. Mais ces migrants ne se sont pas évanouis dans la nature, et sont forcément allés grossir les statistiques de villes en pleine essor.

1. Paris : 2 206 488 habitants

Les rats ont beau quitter le navire depuis quelques années, la capitale flotte encore en tête des villes françaises les plus peuplées. Paris compte 2 206 188 résistants qui n’ont pas encore succombé à l’appel de la croisade en terre bordelaise (ou lyonnaise). Et si la ville lumière trône encore sur le podium en termes de population, elle est loin de la ramener dès qu’il s’agit des revenus. Contrairement à son image élitiste, Paris est loin de faire partie des villes les plus riches de France. Avec un revenu moyen de 25981€, elle ne peut rivaliser face à Neuilly sur Seine (43708€), ou la bien nommée Fourqueux (39987€).

2. Marseille : 855 393 habitants

Comme au foot, la citée phocéenne ne peut rien face à l’hégémonie parisienne. Marseille subit d’ailleurs le même désamour avec une population qui a tendance à fuir la ville, pour aller s’installer en périphérie. Pas con(g).

3. Lyon : 500 715 habitants

Si Paris se vide à petit feu, Lyon quant à elle, continue d’attirer de nouveaux gones. Certains par choix, d’autres parce que leurs parents ont décidé de participer activement au renouvellement de la population. Dans la capitale des Gaules, on naît beaucoup et on meurt un peu moins qu’ailleurs. Résultat, ça crée plein d’embouteillage de poussettes dans la Parc de la Tête d’Or le weekend, en même temps que cela participe au dynamisme démographique de l’ancienne Lugdunum.

Stormy Lyon, still beautiful ! ??????#likeadraw #home

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4. Toulouse : 471 941 habitants

Depuis 2010, Toulouse a vu sa population augmenter de 6000 nouveaux arrivants en moyenne chaque année. Des étudiants (plein), des rugbymen, des gens qu’on ne comprend pas quand ils parlent, mais aussi un paquet de nouveaux nés, car non, Toulouse ne s’appelle pas la ville rose par hasard.

5. Nice : 342 295 habitants

Nice n’est pas qu’une ville de vieux, sinon son solde naturel (différence entre les naissances et les décès) ne serait pas positif (+0,2 % par an). Par contre, on ne va pas se raconter des salades, Nice se vide chaque année un peu plus, ses habitants préférant bouger en proche banlieue plutôt que d’engraisser les proprios avec des loyers de nabab.

7. Montpellier : 282 243 habitants

Si Montpellier est perpétuellement en travaux, c’est sans doute pour absorber la croissance de sa population, aussi bien en termes de nouveaux logements, mais aussi de transports et d’axes de circulation. Et visiblement, ça marche. La démographie de la ville bat records sur records, à tel point que cette année Montpellier est parvenue à doubler Strasbourg au classement des villes les plus peuplées de France. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter, la ville étant la destination préférée des Parisiens dans leur quête d’ailleurs. Reste plus qu’à trouver du boulot sur place.

8. Strasbourg : 277.270 habitants

La Préfecture du Bas-Rhin s’est certes faite griller la politesse par cette cagole du sud de la France, mais elle est loin d’avoir démérité. La population à Strasbourg est toujours à la hausse, c’est juste qu’elle croît un peu moins vite que celle de la cité héraultaise.

9. Bordeaux : 249 712 habitants

Ces 5 dernières années, Bordeaux a gagné 10.555 habitants supplémentaires. Merci le TGV. Un phénomène plus ou moins apprécié par les locaux, avec notamment une envolée des prix de l’immobilier. Sur l’année 2017, la ville a ainsi enregistré la plus forte hausse des prix de l’immobilier en France (+16,5 %), devançant Lyon (+7,7%) et Paris (5,8%). Les prix de la pinte ne devraient pas non plus tarder à exploser.

10. Lille : 232 741 habitants

Mauvaise nouvelle, Lille a perdu environ 1000 habitants comparé à l’année dernière. Bonne nouvelle, la population est jeune, 35 % a entre 15 et 29 ans, devançant de très loin ces vieillards de 30-44 ans qui ne représentent que 17 %. Ah et évidemment, les Lillois(e)s sont en majorité célibataires (on ne compte évidemment que ceux en âge d’être en couple).

Vous aussi, vous vivez dans une (trop) grosse ville ?

Source : insee.fr