Crédits photo (creative commons) : Deb Collins

Ils sont attachés à leur cité originelle comme le dentifrice est attaché à la brosse à dents (à peu près quoi). Je vous dis écureuil ? Vous me dites New-York, bien sûr. Je vous dis chat ? Vous me dites Rome, bien sûr (ou Topito, mais c'est encore autre chose). Je vous dis ibis ? Vous me dites Sydney, encore plus évident. Petit tout d’horizon des animaux emblématiques de certaines villes d'Europe, et du monde entier (carrément).

  1. Les chats de Rome
    Les chats et Rome, c’est une très vieille histoire : importés à la base par les Égyptiens, ils servaient à protéger les silos à grain des rongeurs. Étrangement, les 300 000 (peut-être plus !) félins que comporte la ville se concentrent presque exclusivement sur une place, la Torre Argentina, et ce même si une seconde colonie aurait été aperçue au cimetière protestant, les matous se prélassant sur les tombes de poètes Shelley et Keats... Mais attention, pas question de les cajoler sans relâche en souriant bêtement devant la mine mignonette de nos amis félins : les grattares, protecteurs des chats romains, veillent à ce qu’il ne leur arrive rien !
  2. Les éléphants de Bangkok
    Très longtemps esclaves des exploitations de bois, chargés de trainer des troncs abattus jusqu’à la scierie, battus et trop peu nourris, les éléphants de Bangkok ont vu leur statut considérablement reconsidéré depuis quelques années. Désormais consciencieusement protégés, l'éléphant est devenu l'icône centrale de la Thaïlande, tant et si bien qu’ils peuvent se promener aujourd'hui plus ou moins librement et légalement dans le rues de la capitale. Les clichés photographiques pris par les touristes accompagnés d'un gigantesque pachyderme devant l'enceinte d'une boutique luxueuse de la ville, font en général fureur...
  3. Les vaches de Calcutta
    « Il y a des vaches partout dans Calcutta. Elles traversent les rues, s’étalent de tout leur long sur un trottoir qui devient inutilisable, fientent devant l’auto du Vice-roi, inspectent les magasins, menacent l’ascenseur, s’installent sur le palier, et si l’hindou était broutable, nul doute qu’il serait brouté. » (Henri Michaux, "Un barbare en Asie", 1928, Gallimard). Sur le trottoir, sur la route, sur les rails...les vaches indiennes, sacrées selon la tradition locale, sont libres d’aller, de venir, de s’installer où bon leur semble. Et tant pis si elles bloquent la circulation pendant 4 heures...
  4. Les écureuils de New-York
    Sous leurs aspects de mignonnes petites peluches toutes douces, les écureuils de Central Park sont une catastrophe écologique ambulante, et pas seulement le lundi (un peu de "littérature", oui) : ils arrachent l’écorce des arbres, mangent les bulbes des fleurs, empêchent la germination des glands, volent les graines des mangeoires, pillent les nids des oiseaux, attaquent les oisillons...et mettent ainsi en péril tout l’écosystème. On est bien loin des gentils et éloquents détectives Tic et Tac !
  5. Les rats de Paris
    Pour continuer dans le délire Disney, on pourrait évoquer Ratatouille et ses talents de cuisto gastronomique. Mais là encore, le personnage du gentil Rémy est bien loin de la réalité des rongeurs obèses et idiots que l'on peut croiser quotidiennement sur les rails du métro, dans les impasses ou dans les bas-fonds des poubelles (il faut bien que les pauvres bêtes se nourrissent). Soyez attentifs !
  6. Les pigeons de Venise
    Vous pensiez aux pigeons parisiens ? C'est que vous ne connaissez pas Venise ! Véritable fléau engendré par des touristes qui les nourrissent sans relâche, ils sont des milliers à souiller les bâtiments centenaires de leurs déjections toxiques. Des commerces de graines ont vu le jour place Saint-Marc, mais il est paradoxalement interdit officiellement de les nourrir ailleurs. D’où cette immense concentration de volatiles affamés...qui n’hésitent pas à attaquer les touristes pour voler quelques graines ! Alfred Hitchcock, ce prophète...
  7. Les renards de Londres
    Ils sont près de 10 000 à arpenter les rues de la capitale britannique, profitant des superbes parcs londoniens pour se bâtir une demeure paisible et agréable...Mais comme les écureuils de New-York, les renards rosbifs sont un véritable problème, car ils n'ont plus peur de l'homme. Ils vident les poubelles, se nourrissant de tout, allant jusqu’à finir...les couches des nourrissons. Leur dernier coup d’éclat ? Ils ont détérioré le stand de tir construit pour les Jeux Olympiques de 2012 en mangeant les câbles et les microphones...
  8. Les oiseaux de Sydney
    Il y a de très beaux oiseaux en Australie, du genre de ceux qu’on ne trouve que dans les zoos chez nous, pauvres Européens que nous sommes. Mais certains d'entre eux rendent la vie particulièrement difficile aux habitants de Sydney : les mouettes et les ibis. On a vu les premières à l’œuvre dans "Le Monde de Nemo" des studios Pixar. Mais les ibis blancs sont dans la vraie vie autrement plus ennuyeux : ils vivent au crochet des touristes, saccagent les poubelles, attaquent les passants pour grappiller de la nourriture, couvrent de leur déjections le moindre mètre carré et font, une fois la saison des amours venue, un bruit de tous les diables.
  9. Les chiens d’Athènes
    Au total, plus de 25 000 chiens errants pulluleraient dans les rues de la capitale grecque, la plupart faisant grande peine à voir. Des campagnes de stérilisation ont même été lancées afin de stopper la propagation de nos amis canins...Fait assez drôle toutefois, dans ce monde de brutes épaisses, un chien errant, Loukanikos – "saucisse" en grec – a pris la défense des manifestants et a été élu personnalité de l’année par le magazine "Time", au même titre que Kate Middleton...
  10. Les cigognes de Colmar
    Avec tout ça vous allez penser que l’on déteste les animaux. Mais c’est faux ! La preuve, on est très fan des cigognes blanches de Colmar, qui, elles – contrairement à tous les autres – sont les bienvenues. Les habitants aménagent des nids en haut de leurs maisons et, chaque année, on espère leur retour, toujours plus nombreuses après l’hiver. Manœuvre pour attirer les touristes ou amour du volatile ? On vous laisse trancher.

Et vous, vous en connaissez d'autres ?

Source : Guide-evasion