Vous la sentez venir, la période des rhumes, des grippes, des gastros et toutes ces maladies qui illuminent notre quotidien ? Eh oui, on y arrive. C’est l’occasion de s’intéresser un peu plus aux virus, les petits machins dont on parle souvent mais qu’on connaît toujours pas très bien quand on n’a pas un bac +15 en médecine. D’ailleurs nous non plus on n’a pas de bac +15 en médecine, mais on a essayé de se renseigner un peu pour vous et de vous expliquer ça avec nos mots.

1. Un virus a besoin d'un hôte pour se répliquer

Si on se fait infecter par des virus, c’est parce qu’ils ont besoin de nos petits corps pour se développer. Ils ne se multiplient pas tout seuls : ils doivent implanter leur code génétique, en gros, dans nos cellules, pour que celles-ci fabriquent des copies du virus. On leur sert de grosses photocopieuses finalement. C’est vraiment vicieux, hein ?

2. Des virus ne peuvent infecter qu'un type de cellule

Pour s’attacher à des cellules, il faut que ces dernières soient compatibles au bon type de virus. C’est comme ça qu’on se retrouve avec des virus qui n’infectent que les oiseaux, ou que les grands singes (dont on fait partie, oui oui). Et c’est aussi pour ça que certains virus vont plutôt infecter les poumons, ou le sang, etc. Pas toujours facile la vie de virus

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3. Beaucoup de débats ont eu lieu pour savoir si les virus étaient vivants ou non

Les virus ont un génome, un patrimoine génétique, et ça fait d’eux des sortes d’êtres vivants. Mais à côté de ça, les virus ont besoin de cellules hôtes pour se multiplier, du coup ça ne correspond pas trop à la définition qu’on se fait habituellement du vivant. Gros casse-tête pour les chercheurs qui n’ont jamais trouvé de réponse définitive à cette question. Et c’est sûrement pas nous qu’on va vous la donner.

4. Le virus, c'est pas une bactérie (sur ce coup-là on vous a bien surpris hein ?)

On l’entend depuis des années et des années, « les antibiotiques c’est pas automatique », « les maladies virales ne se traitent pas comme des infections bactériennes », etc. Et c’est pas pour rien. Les bactéries, elles, sont clairement des êtres vivants (avec une seule cellule), et elles peuvent se reproduire elles-mêmes. Les virus, comme on l’a dit, ne peuvent pas faire ça, et ils sont environ 20 fois plus petits.

5. Une infection virale ne se soigne donc pas comme une infection bactérienne

Sinon ça serait beaucoup trop simple et on se ferait chier. La plupart du temps, on soigne les maladies dues aux bactéries grâce aux antibiotiques (même si toutes les bactéries ne sont pas mauvaises, bien au contraire.) Pour les virus, on utilise des antiviraux quand on n’a pas le choix, sinon on se repose et on laisse son corps se défendre, parce que c’est son job. Quoi qu’il arrive, ça vaut toujours le coup d’aller faire un saut chez son médecin pour savoir ce qu’il faut faire, parce que lui c’est vraiment son job et qu’il a même étudié un paquet d’années pour ça.

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6. Il y a des bons virus

Comme les bonnes bactéries qui sont, par exemple, présentes en masse dans notre système digestif pour faire en sorte que tout se passe bien, il y a des bons virus. On en a par exemple découverts certains qui aidaient à la régulation des gènes dans notre ADN. Grâce à eux, notre système cérébral fonctionne mieux. C’est complètement fou, la vie, quand même.

7. Il y a des virus qui peuvent éliminer les mauvaises bactéries

On les appelle les « bactériophages », et ils peuvent carrément nous aider pour combattre certaines infections sans même utiliser d’antibiotiques. Parce que les antibiotiques c’est pas toujours génial pour l’organisme. Quand on en prend, ça peut faire un vrai génocide de bactéries sans aucune distinction et aussi buter les « bonnes » bactéries qui colonisent notre corps. C’est d’ailleurs pour ça que quand on prend des antibiotiques on peut facilement se retrouver cloué aux chiottes et passer quelques mauvais jours. Du coup, si on peut éviter de les prendre de temps en temps, c’est pas plus mal.

8. Il y a des pays où on utilise les virus pour soigner les infections bactériennes

On appelle ça la « phagothérapie » puisqu’on utilise des « bactérioPHAGES ». On connaît ce procédé depuis le début du XXe siècle, mais ça n’est toujours pas autorisé en France. Ça évite de tuer toutes les bactéries du corps puisque les virus bactériophages ciblent seulement un type de bactéries. Mais comme c’est assez précis, il faut d’abord bien savoir précisément par quelle bactérie on est infecté et utiliser le bon virus pour la combattre. Et ça c’est plus compliqué que d’utiliser des antibiotiques.

9. Quand notre système immunitaire a déjà combattu un virus, il le combat mieux par la suite

C’est pour ça qu’on tombe rarement deux fois malade de la même maladie virale (comme la varicelle). Et c’est pour cette même raison qu’on fait des vaccins en utilisant des virus morts ou affaiblis pour que le système immunitaire puisse reconnaître une première fois le virus et le combattre dès les premiers symptômes s’il se repointe un jour. Mais certains préfèrent risquer de crever que de se faire vacciner. Chacun son choix.

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10. Les virus évoluent avec le temps

A force de passer dans la photocopieuse pour se multiplier, ils finissent par évoluer peu à peu (ok c’est un peu plus compliqué que ça en vrai). Et à ce petit jeu-là, certains sont meilleurs que d’autres, comme le virus de la grippe, qui a chaque année une nouvelle forme. Alors chaque année on crée un nouveau vaccin pour la grippe parce que l’ancien ne sert plus à rien.

Et on n’oublie pas de se laver les mains régulièrement. S’il vous plaît.

Sources : microbes-edu.org, futura-sciences.com,