Le pipi au lit est un phénomène fréquent, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. Après cet âge, cela peut surtout traduire un malaise sous-jacent chez l’enfant, appelé l’énurésie, qu’il ne faut pas prendre à la légère. Mais que ce soit avant ses 5 ans ou bien après, il y a quand même quelques trucs à savoir.

1. Entre 2 et 4 ans, les enfants ne contrôlent pas bien leur vessie

Parce qu’à cet âge, leur vessie est encore immature et les sphincters ne sont pas des plus fiables. Donc avant 5 ans, on ne panique pas: même s’il est propre la journée, ça ne veut pas dire qu’il est propre la nuit, et les petits accidents peuvent arriver.

2. Après 5 ans, c’est de l’énurésie

C’est le nom de ce trouble après l’âge de 5 ans. L’énurésie nocturne est le fait d’être initialement propre, et de recommencer à faire pipi au lit, sans raisons apparentes, ou bien de n’avoir jamais été propre la nuit. Après, il faut distinguer si c’est une énurésie primaire ou secondaire.

3. L'énurésie primaire et secondaire

La primaire, ça veut dire que ton enfant n’a jamais été propre, et qu’il n’arrive pas à l’être la nuit même en grandissant. La secondaire, c’est qu’il était propre depuis au moins 6 mois, et qu’il lui arrive d’avoir des petits accidents, alors qu’il est plus grand.

4. Ça peut être un symptôme qui exprime un mal-être

Les causes d’un pipi au lit sont multiples, mais si ton enfant fait face à un décès, une naissance, un divorce, ou une source de stress particulièrement importante, ça peut expliquer pas mal de trucs. Il y a aussi des causes plus médicales qui peuvent expliquer ça, comme une malformation, une infection ou du diabète, c’est pour ça qu’il est important de consulter si c’est un phénomène répétitif.

5. L’énurésie toucherait 5% des enfants

L’énurésie primaire j’entends. Seulement 5% des enfants sont concernés, et une consultation médicale est la seule solution pour que ce trouble soit clarifié et arrêté.

6. Ça peut continuer à l’adolescence

Oui, le pipi au lit ne concerne pas que les enfants, et en cas de gros stress ou changements trop importants, les adolescents peuvent aussi uriner au lit. Parfois, même les adultes peuvent être concernés, mais c’est encore plus rare.

7. C’est pas la peine de s’énerver

S’énerver parce que ton enfant te réveille parce qu’il a mouillé son lit n’est pas la solution, bien au contraire. Il est le premier gêné par cette situation, et la honte qu’il ressent ne sera que renforcée s’il se fait engueuler en plus de ça. Alors oui ça fait chier de changer les draps au milieu de la nuit, mais faut prendre sur soi.

8. Les causes d’un pipi au lit ne sont pas forcément graves

On ne panique pas: un pipi au lit ne veut pas forcément dire que ton gamin est malade ou hyper déprimé ou stressé. Parfois, ça arrive, c’est tout. Tu ne te souviens pas quand, dans un rêve, tu allais aux toilettes, et que tu te réveillais trempé(e) ? Ça arrive à tout le monde, le tout est de voir si ça se reproduit, et à quelle fréquence. En cas de doute, un petit tour chez le médecin s’impose.

9. Mettre en place des rituels le soir

Ça parait con dit comme ça, mais empêcher ton môme de s’enfiler un litre de flotte avant de dormir ou lui dire d’aller aux toilettes avant de mettre au lit, ça empêchera un peu que sa vessie soit prête à exploser au milieu de la nuit. Un peu de bon sens, parfois ça peut suffire.

10. Il faut éviter de repasser aux couches malgré ça

Tu es tenté(e) de lui remettre des couches parce qu’il a des fuites un peu trop fréquentes ? Ce n’est pas la solution, car ton enfant perdra confiance en lui et en ses capacités, et ça le fera régresser. Va falloir t’habituer à changer les draps un bout de temps, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

11. Mettre une petite veilleuse dans la chambre

Il faut essayer d’identifier les causes des pipis nocturnes: peut-être qu’il a peur du noir et de se lever pour aller au toilettes ? Dans ce cas, une veilleuse dans sa chambre et dans les pièces qu’il doit traverser avant d’aller aux toilettes peut peut-être l’aider un peu.

12. Installer un pot près de son lit

Tout comme la veilleuse, peut-être que de placer un pot dans sa chambre lui éviterait de devoir se lever et de traverser la maison pour aller aux toilettes en plein milieu de la nuit. Parlez-en ensemble pour essayer de trouver des solutions qui pourraient l’aider.

Et évidemment on se répète mais les plus calés sur le sujet seront évidemment les pédiatres qui ont plus que l’habitude de ce genre de soucis.