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Montage photo : Topito

Depuis toujours, la radio a fasciné les plus jeunes. On a tous rêvé à un moment d'être Arthur, Max, Maurad, Manu Lévy, Bruno Guillon, Maurice, Zappy Max, Pierre Bellemare, Jacques Chancel, Laurent Ruquier ou encore Philippe Bouvard. Pour y arriver, on commence par une radio locale ensuite une plus grosse, on passe ou pas par des écoles spécialisées ou non pour enfin atteindre le graal : bosser en radio ! Mais dès qu'on franchit la porte d'une radio, on se rend compte que ce qu'on imaginait quand on était auditeur est bien différent.

  1. Parler dans un micro, ça n'est pas si simple...
    Ton premier essai dans un micro était catastrophique. Tu n'articulais pas, tu n'avais pas de rythme, tu lisais ta feuille comme un sagouin, tu ne souriais pas. Tu te rends compte à ce moment là que la radio est un vrai métier.
  2. ...et s'entendre parler encore pire
    Deuxième épreuve difficile : s'écouter parler. Déjà que quand tu parles tu t'entends en direct dans le casque que tu portes, le pire reste de s'écouter après coup. Tu penses que tout le monde te ment, que tu n'as pas une voix de canard, que t'avais pourtant l'impression d'avoir parlé comme Bruno Guillon. Eh bien non, tu as cette voix de canard et tu l'auras toute la vie.
  3. La chose dans laquelle tu parles n'est pas hygiénique
    Sur le micro on met souvent une bonnette et cette bonnette n'est que très rarement changée et encore moins nettoyée. Avant de poser ta tête dessus, pense bien aux dizaines (voir centaines) d'animateurs qui ont parlé et postillonné dedans avant toi.

  4. Le réveil à 3h50 n'est pas un problème
    Le moment fort d'une radio, c'est le matin. 6h-9h ce sont les plus grosses audiences des radios. Ton rêve est évidemment d'y travailler mais pour cela il va falloir que tu acceptes d'avoir une vie sociale proche de zéro, une heure de coucher proche de 21h00 et une succession de 5 ou 6 réveils entre 3h50 et 4h10. Tu vas également découvrir chez toi des pouvoirs surnaturels comme se doucher et s'habiller en moins de 3 minutes.
  5. Tu as tendance à haïr facilement et rapidement une musique
    Quand tu la passes une fois ça va, c'est quand tu la passes à longueur de journée et ce pendant plusieurs jours que ça commence à poser problème. La radio de l'intérieur a le don de te faire détester n'importe quelle nouveauté... et pourtant, si t'es animateur, tu vas devoir la vendre à tes auditeurs de la meilleure des manières.

  6. Tu te mets à chanter les jingles des radios plutôt que les chansons
    Quand il t'arrive d'écouter la radio quand tu ne bosses pas, tu te rends compte que les seules choses qui te font chantonner et bouger la tête ce sont les jingles. Il t'arrive même d'écouter des compilations de jingles radio alors qu'un simple mortel ne pourrait en écouter qu'une dizaine de secondes avant d'en être saoulé.

  7. La publicité c'est la vie
    Toi qui croyais que la radio c'était la liberté, que c'était comme dans Good Morning England. Que nenni, les écrans publicitaires, ce sont eux les vrais boss de la radio. Tu en as 12 minutes au maximum à passer par heure. Et quand tu sais qu'un spot de 30 secondes peut coûter plusieurs milliers d'euros à un annonceur, tu commences à flipper d'en faire sauter un par accident.
  8. T'es toujours fier de "caler une intro"
    C'est une des premières choses que t'apprends : "caler une intro". Pour les non-radiophiles, il s'agit de parler sur l'introduction d'une chanson jusqu'à ce que le premier couplet commence. Quand tu y arrives à la seconde près, c'est la belle vie, t'as l'impression d'être une star et ça te rassure dans ton égo : "tu n'as pas perdu la main petit".

  9. Les auditeurs sont souvent bidonnés
    Quitte à casser un mythe, autant ne pas y aller par quatre chemins. Tous ces auditeurs géniaux qui hurlent le nom de la radio quand ils ont gagné sont préparés à crier par le standardiste qui les chauffe juste avant de passer à l'antenne. Quand tu mets le pied en radio (et que tu es un jeune stagiaire), tu appelles souvent tes amis (très tôt le matin) pour qu'ils fassent un "faux" témoignage pour la radio.
  10. Pourquoi faire du direct quand on peut tout enregistrer
    Beaucoup d'émissions et d'animateurs ne s'embêtent plus avec le direct. C'est stressant et ça empêche de partir en vacances. La solution c'est d'enregistrer son émission. L'animateur connaît en avance les musiques qu'il devra passer, il n'a plus qu'à enregistrer et son bon vieil ami l'ordinateur diffusera tout comme un grand.
  11. Tu utilises encore BEAUCOUP de papier
    La programmation musicale ? On te la donne sur papier. Tes infos importantes à savoir ? On te les imprime. Tes textes et tes questions ? Tu les écris à la main. Ta consommation de papier en une journée en radio représente environ un arbre à abattre par jour.

  12. Tu redoutes le "blanc"
    S'il y a bien une seule chose qui t'effraie, c'est le "blanc". Ce moment où la chanson ne part pas, où ton micro n'est pas allumé, où les publicités ne s'enchaînent pas... Ce blanc, s'il dure une poignée de secondes, lancera la bande de secours qui diffusera une playlist automatique, préviendra les techniciens, tes directeurs et tes collègues que tu as bien merdé. (oui parce que ça n'est pas toujours à cause de la machine s'il y a un blanc hein...). Ce blanc, tu le cauchemarderas même assez souvent.
  13. (bonus) Ton meilleur ami c'est Olivier de Carglass
    Car à chaque écran publicitaire, tu as droit à une publicité Carglass.

Mais la radio ça reste le média le plus cool au monde !

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