Quand on fait l’amour, on n’a plus tout à fait l’impression d’être soi-même. Une sorte de retour au règne animal ou la seule chose qui compte sur terre est de mettre sa bite dans une foufoune ou au contraire d’accueillir une bite dans sa foufoune. Paroles absconses, concentration extrême, sensation de forces décuplées, mise à l’écart des pensées habituelles… Comment ça marche en fait ? On vous l’explique.

L'excitation

1. Chez les hommes

Chez les hommes, l’excitation est déclenchée par un stimulus, le plus souvent visuel et tangible, mais il peut aussi être simplement évoqué (par exemple avec des suggestions appuyées). Dès lors, le cerveau déclenche un afflux de sang vers la verge – autant de sang qui n’irriguera plus le cerveau, d’où la sensation de léger étourdissement. Le sang se loge dans les corps caverneux situés dans la bite pour faire simple, et provoquer l’érection. Dans le même temps, le gland se gonfle, fonce, et les testicules se rétractent. Tout cela implique une accélération du rythme cardiaque, une dilatation des pupilles et une libération progressive de sérotonine et de dopamine, cette dernière procurant le sentiment d’excitation.

2. Chez les femmes

On a coutume de considérer que le stimulus, chez les femmes, repose davantage sur l’imagination que sur le visuel, mais c’est probablement surtout une question culturelle. Quoi qu’il en soit, une fois le stimulus détecté, les femmes aussi subissent un afflux de sang vers les parties génitales, et notamment vers le clitoris qui gonfle et durcit, comme les lèvres d’ailleurs. À cela s’ajoute un phénomène de lubrification du vagin, via la libération de cyprine par des petites glandes. Parallèlement, l’utérus se décale en interne pour se positionner en prolongement du vagin afin de faciliter la pénétration du sperme. Comme chez les hommes, les pupilles des femmes se dilatent, le rythme cardiaque augmente et la dopamine progressivement libérée provoque l’excitation.

 

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La phase plateau

3. Chez les hommes

Au début de la pénétration ou avec l’éternisation des préliminaires, la physiologie atteint une phase plateau, chez l’homme, comme chez la femme. Au cours de cette phase, le niveau de dopamine augmente toujours progressivement. Chez l’homme, les testicules augmentent sensiblement de volume, de même que la prostate. Cette phase peut durer quelques minutes, chez l’homme, où l’orgasme survient plus vite que chez la femme. Au bout de quelques minutes de pénétration, il devient plus compliqué de maintenir l’érection. La sensibilité tactile de l’homme est accrue et son afflux sanguin ne faiblit pas. Le système nerveux envoie des signaux de plaisir de plus en plus fréquents jusqu’à atteindre le paroxysme, l’orgasme.

4. Chez les femmes

Pour les femmes, la phase plateau est le théâtre de phénomènes similaires à ceux que l’on retrouve chez l’homme. Sa sensibilité augmente, de même que l’afflux sanguin et le rythme cardiaque, ce qui entraîne une accélération de la respiration. Pendant ce temps là, plop plop plop, la dopamine augmente, mais plus lentement que chez l’homme, ce qui explique aussi pourquoi l’orgasme est plus long à survenir chez les femmes. Dans le même temps les glandes, qui libèrent la cyprine continuent leur boulot de lubrification pour permettre à la pénétration de se passer comme papa dans maman. L’afflux sanguin vers les parties génitales s’intensifiant, les capacités cognitives s’amenuisent. On se sent un peu KO, un peu hors de soi.

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L'orgasme

5. Chez les hommes

Les hommes atteignent au bout d’un certain temps un point de non-retour, à partir duquel il n’est plus possible de retarder la venue de l’orgasme. Celui-ci dure une quinzaine de secondes et se focalise principalement, en matière de sensation, autour de la zone génitale. L’éjaculation survient alors automatiquement, tandis que la prostate, le muscle pelvien, l’anus, les muscles de base du pénis se contractent. C’est le relâchement de cette contraction maousse qui crée l’impression supplémentaire de relâchement absolu une fois l’orgasme achevé.

6. Chez les femmes

On l’a vu, le processus pour atteindre l’orgasme est plus lent chez les femmes, qui ont besoin en moyenne d’une vingtaine de minutes pour parvenir au paroxysme. Le truc marrant, c’est que les femmes peuvent avoir différentes sensations orgasmiques, quand chez l’homme un orgasme peut être plus ou moins intense mais toutefois similaire dans les grandes lignes. L’orgasme vaginal entraîne une respiration extrêmement rapide et des contractions très fortes au niveau du vagin. Lors de l’orgasme, les glandes qui libèrent la cyprine sont en roue libre et il n’est donc pas rare d’assister à des éjaculations féminines plus ou moins fortes. Un orgasme peut durer jusqu’à deux minutes, chez les femmes, et peut être reproduit plusieurs fois de suite. Par ailleurs, en plein orgasme, les femmes sont prises de spasmes incontrôlés et subissent des contractions des mains, des pieds, du visage, de l’utérus, du vagin et de l’anus.

Ça avait l’air cool.

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7. Chez les deux

Dans tous les cas, il se passe un truc marrant pendant l’orgasme, à savoir l’inhibition momentanée des lobes latéraux du cerveau qui contrôlent la raison et font office de surmoi. Dépourvu d’anxiété, un humain en plein orgasme est plus à même de faire n’importe quoi comme dire des choses dénuées de sens ou imiter l’oiseau.

Après l'orgasme

8. Chez les hommes

Après l’orgasme, l’homme a tout simplement mal à la bite. Il ne peut plus entretenir de rapport sexuel, au moins pendant quelques dizaines de minutes. L’érection retombe et s’ensuit une violente envie de dormir qui s’accompagne d’un bien être lié aux endorphines libérées par la jouissance. Cet équilibre hormonal perturbé entraîne aussi une perte d’agressivité généralisée.

9. Chez les femmes

Les femmes éprouvent une perte d’émotivité après l’orgasme, mais sont en mesure de continuer le sexe, elles. Les femmes aussi ressentent une sensation de bien-être et souvent une envie de dormir, ce qui n’est pas l’apanage des hommes. Le vagin et l’utérus se décontractent petit à petit à mesure que, l’excitation baissant, la lubrification décroit jusqu’à s’arrêter. Les femmes se lèvent ensuite pour faire pipi afin d’éviter toute forme d’infection urinaire.

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10. Chez tout le monde

On pue le sexe, mais c’est pas grave – c’est même plutôt agréable.

Sinon, de manière générale, c’est un moment assez sympa.

Sources : Feminamag, Journal des femmes