Notre corps humain est aussi fou qu’une émission de Stéphane Collaro. Les pouvoirs du corps humain sont dingues, le corps humain est plus puissant que plein d’organismes puissants d’animaux, le corps humain fait plein de trucs alors que t’as rien demandé et, tout ça, le corps humain le fait en contenant du cyanure. Pas mal.

De l'alcool

Il t’arrive probablement d’ingérer plus souvent qu’à ton tour de l’alcool sous la forme de (rayez les mentions inutiles) vin, bière, vodka ou eau de Cologne parce que tu es un type bizarre. Mais il n’est pas nécessaire de s’envoyer des godets pour être alcoolisé : la plupart des études prouvent que le sang humain contient environ 0,8 mg d’éthanol par litre de sang et 0,6 mg de méthanol. 1,4 mg d’alcool au total, donc, très loin du 0,5 g par litre de sang autorisé par la loi si l’on veut prendre le volant.

Du cyanure

Le cyanure, ça tue, on ne va pas se mentir. Mais ça tue à haute dose, parce qu’à petite dose, du cyanure, on s’en envoie tous les jours. Il y a du cyanure dans l’air, dans l’eau et dans la bouffe que l’on mange, notamment les pommes et les épinards. Evidemment, on se parle de microgrammes de cyanure – sinon, ce serait problématique puisque 1 cg de cyanure suffirait à tuer un adulte. Mais ce qui est plus étonnant, c’est que nous produisons nous-même du cyanure sous forme gazeuse, notamment dans le processus de sécrétion salivaire : ce cyanure-là est expulsé quand nous respirons. Toutes ces microdoses de cyanure terminent généralement dans nos urines quand nous ne les expirons pas, tout simplement.

Des éléments radioactifs

Il y a tout un tas d’éléments radioactifs dans le monde et, parmi tout ce tas, il y a le thorium. Nous en ingérons des toutes petites doses tous les jours en buvant ou en mangeant et l’éliminons en même temps que le reste dans les urines et les excréments. Plus étonnant : nous sommes porteurs en moyenne de 22 microgrammes d’uranium que nous ingérons au quotidien, notamment quand nous oublions de laver un fruit. Cet uranium pas si tchernobylien se dépose un peu partout dans nos organes avant d’être évacué au fil de l’eau. La plupart du temps, l’uranium se dépose dans nos os.

De l'or

Le corps humain dans son intégralité contient environ 0,2 mg d’or que nous évacuons bien souvent dans nos selles. Comme le reste, l’or qui entre en nous se présente sous forme de poussière invisible et nous le consommons sans le savoir en bouffant et en buvant de l’eau. Des études sérieuses estiment qu’un kilo de selles humaines pourrait contenir environ 4 grammes de métaux précieux (or, argent et platine). Pas de quoi devenir riche, retirez vos mains de là.

Du GHB

La plupart des drogues ont des structures proches de celles des éléments chimiques que notre cerveau produit naturellement, comme l’endorphine ou la dopamine, mais leur concentration et leurs effets sont amplifiés. Et certaines drogues sont même naturellement présentes dans notre organisme. C’est le cas du GHB, dont on retrouve des traces dans nos organes et dans le sang, dans des concentrations qui n’excèdent pas un milligramme par litre de sang. Dans le corps humain, cette substance agit pour détendre les muscles et favorise le sommeil. Dans sa version drogue de synthèse, c’est une autre histoire.

De la poussière d'étoile

Vous le voyez le mec fan de Tryo qui arrive avec son sourire figé de fumeur de oinjs et son accent de Toulouse pour vous expliquer qu’au fond on n’est que des poussières d’étoiles et que putaing pourquoi on s’emmerde tous à se prendre la tête alors qu’on pourrait juste regarder la galaxie et éventuellement si tu étais d’accord enfin tu vois on pourrait faire l’amour ? Bah le pire c’est qu’il a en partie raison. Partant du principe que l’intégralité du monde n’est qu’un amas d’éléments issus du Big Bang et que chaque étoile qui meurt envoie des fragments de son entité un peu partout dans la galaxie, que ces entités finissent pour certaines par pénétrer l’atmosphère et nourrir les sols, les eaux, les animaux, bah on en bouffe, je peux vous le dire, de la poussière d’étoile. On estime que les atomes présents dans le corps humains sont à 93% similaires à ceux constitutifs des étoiles. De là à dire que les étoiles ont pas eu de bol d’être des étoiles et pas des humains, il n’y a qu’un pas.

De l'électricité

Le fonctionnement du corps est très très similaire à celui d’un ordinateur. Notre cerveau transmet des informations et des ordres aux différents organes via les nerfs sous forme de courant électrique. On estime d’ailleurs que le corps humain dispose de sa propre tension, évaluée à 1 microvolt sans que les scientifiques puissent en être sûrs. En réalité, nous sommes des machines ultra-évoluées, rien de plus.

Des champs magnétiques

Et c’est le corollaire du point précédent : tout objet traversé par un courant électrique produit un champ magnétique. Donc le corps humain produit lui aussi un champ magnétique qui est en réalité la somme des champs magnétiques générés par chacun de nos organes. Les scientifiques estiment ainsi que le coeur présente une force magnétique un million de fois moins puissante que celle de la Terre. C’est une bonne approche pour la drague, ça, « tu dérègles le champs magnétique de mon coeur ». Ce qui est marrant avec cette histoire, c’est qu’elle donne aussi du grain à moudre aux tenants de l’électrosensibilité puisque tout champ magnétique peut effectivement être déréglé par la présence d’autres champs magnétiques ou par l’irruption d’ondes électromagnétiques comme on en trouve désormais partout autour de nous.

Le corps émet de la lumière

Une étude japonaise menée en 2009 et faisant intervenir des caméras ultra-sensibles à la lumière a prouvé que le corps humain emet en permanence une bioluminescence indécelable à l’oeil nu dont le pic se situe en début d’après-midi. Ce seraient les fluophores, des molécules présentes dans notre organisme, qui seraient responsable de ce rayonnement : elles émettraient des photos avec une interaction compliquée (j’étais nul en bio) avec d’autres cellules.

De l'antimatière

Parmi les éléments radioactifs présents dans le corps, on trouve aussi le potassium-40, un isotope radioactif du potassium. La spécificité de cet isotope est de pouvoir se transformer en calcium-40 via un processus complexe au cours duquel le potassium-40 perd certaines de ses particules et en génère d’autres, parmi lesquelles un antineutrino, une particule d’antimatière. Chaque heure, 16 millions d’antineutrinos sont ainsi libérés dans notre organisme. Ce qui fait que notre corps peut se vanter d’être un générateur d’antimatière. Pas sûr que ce soit la peine de le mettre sur le CV.

Pleins de surprises, on est pleins de surprises.

Sources : Listverse, Wikipédia