Ok, les tatouages c’est comme les enfants, on les a dans la peau et c’est pour toute la vie : mais on ne s’emballe pas pour autant sur le parallèle, il y a des choses qu’on peut dire des deux, mais attention, on ne doit pas le faire pour autant.

1. Ça représente quoi ?

C’est déjà un peu agaçant de demander ça pour un tatouage, mais ça devient carrément méchant de le demander pour un enfant. Ça représente un petit garçon ou une petite fille, voilà tout, et ça a le temps de s’arranger avec les années.

2. Ah ouais, il est original.

Marche aussi avec « Ah ouais, il est rigolo » et « Ah ouais » tout court. Inutile de vous rattraper avec des « j’en ai jamais vu des comme ça » ou « au moins, t’en croiseras pas deux pareil », vous vous enfoncez, taisez-vous, et passez habilement à un autre sujet.

3. J'ai un pote qui a le même.

Il en est des tatouages tribaux comme des enfants : vous trouvez qu’ils se ressemblent tous. C’est votre droit le plus strict, mais surveillez votre langage, par pitié. Personne n’a envie d’avoir le même tatouage ou le même enfant que quelqu’un d’autre, et tout le monde préfère croire que sa création est unique. Ça vous coûte quoi de les laisser penser ça, hein, quoi ?

4. T'as pas peur de regretter ?

Bien sûr qu’il a peur de regretter, tout le monde a peur de regretter au moment de se lancer pour un tatouage ou un enfant, mais si on mesurait vraiment les risques et les conséquences on ne ferait pas d’enfants ni de tatouages.

5. Ouais, ça fait un peu mal sur le moment mais on oublie vite.

Toujours ce besoin de ramener à votre propre expérience, c’est horripilant. Et en plus c’est faux, ça ne fait pas un peu mal et on oublie pas si vite, enfin ça dépend combien de temps ça dure et par où passent l’aiguille et l’enfant.

6. Un jour j'en ai fait un aussi, mais j'étais bourrée.

Ce n’est pas du tout gentil pour votre tatouage ni pour votre enfant, et c’est très mauvais pour son développement. À force d’entendre de telles horreurs, faudra pas vous étonner le jour où il se mettra à baver ou à traîner dans la rue.

7. Si c'était à refaire, je demanderais à quelqu'un d'autre.

De toute façon, ce qui est fait est fait, ça ne sera à rien de regarder en arrière, vous feriez mieux de dépenser votre énergie à accepter ce qui est, et à mieux choisir la prochaine fois.

8. J'ai un pote qui en a un horrible.

On a tous un pote qui en a un horrible. Mais qui sommes-nous pour juger ? Et puis si votre pote l’aime, c’est tout ce qui compte.

9. Au pire, si tu te lasses, tu te le feras enlever.

Vous ne pouvez pas conseiller à un ami d’envisager le pire, au moment de se lancer. Oui, il existe des solutions, mais ce n’est ni le moment ni le lieu pour en parler.

10. Ça te dirait, qu'on aille en faire un ensemble ?

Attention aux malentendus, ça peut devenir très malaisant, surtout si vous parlez à votre frère.

Et vous, vous n’avez pas peur qu’il vieillisse mal ? Vous l’aimez toujours, après toutes ces années ? Vous aimeriez bien en avoir un autre ? Et surtout, vous en êtes déjà fait faire un dans le dos ? De toute façon ils sont souvent hyper moches.