Génération X, génération Y, Millenials, on n’y comprend plus rien. À force de nous parler de choc des générations, on a fini par perdre de vue le fait que, de génération en génération, on continuait, à la louche, de faire exactement les mêmes choses. On bouffera toujours, qu’on ait 8 ou 95 ans, et on aura toujours envie de baiser, qu’on en ait 16 ou 70. C’est ça, le rassemblement.

1. Le sexe

À partir de 12 ans, c’est à peu près la seule chose à laquelle on pense quand on n’a rien d’autre à penser et, bien souvent aussi, quand on a d’autres choses à penser. Ça ne se tarit pas trop avec l’âge. On devient plus mesuré, mais c’est rare qu’on devienne fondamentalement anti-sexe, à moins bien sûr d’avoir une révélation divine auquel cas on fait du sexe par la prière.

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2. Charles Aznavour

Le mec a plus de 90 ans, et il traverse quand même pas mal les époques. On peut pas tout à fait en dire autant de Johnny, dont le cercle de fan a un âge limite, ni d’ailleurs de Brassens, souvent considéré comme chiant par les nouvelles générations ; mais Aznavour : le mec a quand même la classe malgré sa propension à s’y croire à mort et à parler de thunes tout le temps, ses chansons touchent à peu près tout le monde et il a un parcours admirable. Bien ouej.

3. La politique

Bien sûr, il y a des gens allergiques à la politique ; mais c’est déjà qu’ils s’y intéressent, à la politique, quand ils disent qu’ils y sont allergiques. Ils y sont allergiques parce qu’ils ont un point de vue dessus. À partir de l’adolescence, tout devient politique ; avec le sexe, c’est le deuxième sujet principal, y compris pour la vie privée. Et ça continue d’année en année, et ça ne termine jamais, même quand on est grabataire.

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4. Le foot

À 7 ans, on commence à supporter l’équipe de ses parents, puis à 80 on enseigne le supporterisme à ses petits-enfants. Bien sûr, des pans entiers de la population détestent le foot ; il suffit alors de changer de sport pour que le constat marche. Ce sera le tennis, l’athlétisme ou le croquet. L’avantage des trucs pas bien compliqués, c’est qu’on peut tout à fait les comprendre quel que soit son âge.

5. La Grande vadrouille

Globalement, de Funès fait marrer tout le monde, y compris les enfants de 4 ans. Il y a fort à parier qu’ils se marreront encore quand ils en auront 60.

6. Le chocolat

Ce qui est bien, avec les trucs réconfortants, c’est qu’ils conservent leur capacité de réconfort à travers les âges et à travers le temps. On te vole ton doudou, tu bouffes du choc. On te largue, tu bouffes du choc. Tu perds ton boulot, tu bouffes du choc. T’as un cancer de la prostate, tu bouffes du choc. Ça va déjà mieux.

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7. Aller au resto

Quand tu es petit, c’est la meilleure des sorties. Tu manges des trucs bons, tu peux faire du bruit, y’a une ambiance, tu peux emmerder les gens qui mangent autour, et tu ne paies rien. Quand tu es grand, c’est la meilleure des sorties. Tu manges des trucs bons, tu peux faire du bruit, y’a une ambiance et tu peux emmerder les gens qui mangent autour. Par contre, il faut payer. Toutes les très bonnes choses ont une fin.

8. Dormir

Marcherait aussi avec manger et faire caca. Les plaisirs naturels : naturellement permanents.

9. Les vacances

Citez moi trois personnes qui préfèrent travailler que d’être en vacances, et je vous ferai la roue, nu, au milieu du trottoir pour m’excuser d’avoir raconté des approximations sur Topito. Bon courage pour les trouver.

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10. Les cadeaux

Pour le plaisir de faire plaisir. Et non, il ne s’agit pas d’une pub déguisée pour les gâteaux Alsa.

Quand je me sens vieux, je mange du chocolat en écoutant Hier encore. Les effets s’annulent.