« Depuis le 1er juillet 2015, il est interdit de fumer en présence d’un enfant mineur de moins de 12 ans en voiture sous peine d’une amende de 68€« . Comme personne ne s’en est rendu compte et qu’on est en plein dans l’actu, quoi, on se dit qu’il faudrait interdire tout un tas d’autres trucs aux parents, aussi, mais peut-être est-ce déjà fait.

1. Leur parler comme à des débiles

« Il est content-content le petit Monsieur ? Il veut son doudoudoudou ? Il est tout contrarié ? »

Vous vous étonnez, après, que les gens ne comprennent rien à rien, s’enferrent dans des systèmes de pensée débiles et finissent par dire des imbécillités avec un ton docte ? Il est content-content le petit Monsieur ?

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2. Leur donner des surnoms ridicules

5 ans : « C’est le petit Titi à sa môman, ça ! Viens là, Titi, allez, poupette, viens là ! Viens voir môman ».

45 ans : « C’est gentil à toi de venir me voir à l’hôpital alors que je suis en phase terminale, Titi ».

Comment voulez-vous garder de la contenance auprès des infirmières avec qui vous devez organiser la fin de vie, quand elle vous voient vous faire appeler Titi ?

3. Leur demander de montrer leurs bonnes notes à tout le monde

« Titi, titi-chéri, tu veux bien montrer ta belle note en latin à tonton Georges ? »

Georges n’en a rien à secouer de cette note en latin ; Titi, lui, est persuadé que le monde entier tourne autour de ce 17 qu’il a arraché en copiant. La chute sera terrible.

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4. Les obliger à faire du karaté le mercredi aprem'

Titi déteste le karaté. Déjà, dans les vestiaires, tout le monde se fout de sa gueule parce qu’il s’appelle Titi. Ensuite, il est nu, au karaté. Il ne s’amuse pas du tout. Limite, il préfère l’école, même si, là aussi, tout le monde l’appelle Titi en se foutant de sa gueule.

5. Arrêter de leur renvoyer la balle après seulement une heure et demie de jeu

Allez comprendre pourquoi, alors que vous vous amusez comme un fou depuis un temps immémorial dans un froid glacial au parc, soudain, sans crier gare, vos parents décident sans concertation de mettre un terme à la franche rigolade en arrêtant de renvoyer la balle… Traumatisme. Vous croyez que ça a commencé comment, Hitler, Pol Pot et toute la clique ? Par une balle non-renvoyée.

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6. Leur donner des prénoms composés

L’autre jour, j’ai vu le nom de Bernard-Henri Lévy écrit, et j’ai eu un flash : le mec s’appelle Bernard-Henri. Genre ses parents hésitaient entre Bernard et Henri, qui sont déjà de bons prénoms de merde et, incapables de trancher, ils ont créé leur propre nom composé. Mais appelez la DASS, merde !

7. Les obliger à partir en colo

Puisqu’ils n’avaient aucune envie de partir en colo. Puisqu’ils l’avaient dit. Puisqu’ils avaient dit qu’ils n’aimaient pas les autres enfants. Pourquoi les obliger à rejoindre ce groupe de l’enfer pour aller jouer au foot, faire du cheval, du canyoning ou, pire, du karaté dans un bled infernal avec des monos relous ? POURQUOI ? Pour avoir la paix ? Parents indignes.

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8. Leur faire croire que tout le monde est leur tonton ou leur tata

Tonton Yohan, Tata Marlène, Tonton Christian… Les enfants s’imaginent que l’intégralité du cercle proche de leurs parents leur est reliée par le sang. Mais Yohan, Marlène et Christian ont leur propre vie, leur propre nom de famille, aucun lien avec les parents et, lors du divorce, ils feront comme tout le monde : ils arrêteront de voir papa Jeanne et maman Pierre (leurs propres parents étaient étourdis) et oncles comme tantes disparaîtront.

9. Avoir un avis coercitif sur leur orientation professionnelle

Puisque Bernard-Henri a dit qu’il voulait devenir danseur étoile, pourquoi l’obliger à suivre ces études de philosophie, hein ? Il voulait être danseur étoile. On voit ce que ça crée de malheur, ce genre de pratiques intrusives.

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10. Les filmer tout le temps

Quand on est petit, on est moche, on ne décide pas de sa coupe de cheveux ni de ses fringues, ni d’ailleurs de sa tronche, ni d’ailleurs de la morve qui pend au nez, ni d’ailleurs de sa posture dégingandée, on ne décide de rien : pourquoi, alors, documenter cette époque trouble dans un film-fleuve où l’on entend hors champ les voix des adultes qui interpellent l’enfant par des petits noms ridicules ? Por qué ?

Il faudrait créer un numéro vert pour les maltraitances pas trop graves.

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