Typologie des acheteurs de CD : plus de 60 ans, jeune branché ou hippie du Larzac. Énormément de produits culturels (et non culturels, d’ailleurs) sont disponibles gratuitement et légalement sur Internet tout en étant encore vendus dans la vie réelle. Phase d’adaptation. Si la gratuité de ces produits se discute (on vend quand même nos données personnelles sans trop faire gaffe), en tous les cas elle ne nécessite pas de sortir sa carte. Arrêtons de dépenser notre argent inutilement.

1. Du porno

L’autre jour, je suis allé dans le dernier cinéma pornographique de Paris. 12 euros pour un truc qu’on peut avoir totale gratos et en HD, ça vaut pas forcément le coup.

2. Des cours d'à peu près tout

Avec les MOOC, on peut accéder à des connaissances gratuites, dispensées par des grandes écoles, à l’image de Polytechnique ou de l’ESSEC en France, pour se former sur des sujets aussi diversifiés que les probabilités ou la construction européenne. Il existe un nombre incalculable de plateformes en anglais et en français, comme coursera ou FUN MOOC.

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3. Toute la culture tombée dans le domaine public

Les films et les livres tombent à un moment donné dans le domaine public. Le système de propriété intellectuelle n’est pas le même selon si l’on se situe en France ou aux Etats-Unis, mais en gros après un bon bout de temps, une oeuvre devient publique. On peut trouver ici une liste de sites qui permettent d’accéder gratuitement et légalement à du cinéma patrimonial.

4. L'apprentissage des langues

Des sites comme Babel ou Duolingo permettent d’apprendre facilement les rudiments (et même plus) d’une langue. Evidemment, ce n’est pas aussi bien que des vrais cours de conversation avec un natif, mais si l’on double ça par un visionnage de films dans ladite langue et qu’on part dans le pays, on finit par parler quand même. Je l’ai fait avec l’Italien, et je vous confirme qu’on parle pas non plus parfaitement.

5. L'apprentissage du code

Des sites comme Openclassrooms permettent d’accéder gratuitement à des exercices pour apprendre à coder en HTML, CSS, PHP, Java et tutti quanti. Il faut se motiver et être démerdard, mais c’est quand même un puits sans fond d’amusement.

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6. Des éditeurs de photo

Sauf par habitude des raccourcis, ce n’est plus tout à fait la peine de payer des blindes pour avoir Photoshop. Des éditeurs comme Gimp ou Paint.net, une fois qu’on y est formé, permettent d’obtenir des résultats aussi probants qu’avec Photoshop sans dépenser un rond. Ah. Des cours de prise en main sont aussi disponibles sur Internet. Et spécialement conçus pour les utilisateurs de photoshop.

7. Des partitions

Quand on cherche la partition d’une oeuvre tombée dans le domaine public, on peut la trouver facilement, par exemple ici. Quand on cherche la partition d’un truc plus récent, on peut très facilement trouver des grilles d’accord et des tutoriaux sur Internet pour la jouer et retrouver la mélodie à l’oreille. Ce n’est pas exactement comme une partition, mais c’est beaucoup moins cher que les partitions éditées.

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8. La télé

L’ensemble des chaînes gratuites de télévision françaises proposent une diffusion en ligne sur leur site Internet. Ca ne sert à rien de payer la redevance ou une box pour regarder la télé ou revoir un film en replay. En plus, il est possible d’accéder à peu près à toutes les chaînes mondiales, quitte, parfois, à devoir un peu tricher avec son IP.

9. De la musique

Youtube est gratuit, Deezer aussi dans une moindre mesure… A part pour le plaisir de posséder l’objet où si l’on est fan de raretés, il est possible d’accéder à peu près à tout le patrimoine musical mondial sur Internet sans débourser un rond. Et la qualité sonore n’est pas par nature mauvaise. Sur Youtube, elle s’améliore.

10. Des amis

Pourquoi s’emmerder à s’acheter des amis alors qu’on peut très bien entretenir des réseaux amicaux sur Facebook ? Pourquoi ?

La réalité virtuelle ? Hâte.