Quand tu bascules dans le doux monde de la parentalité, tu n’es pas qu’entouré(e) d’amour, de paillettes, d’odeur de vielle couche et de caca. Tu es aussi entouré(e) d’angoisses nouvelles, de nuits coupées, de stress, et ça clairement, ça t’empêche de pioncer correctement. Bah fallait y penser avant hein, déso pas déso.

1. Les dents qui poussent

Tu pensais que tu étais un peu peinard(e) parce que, ô joie, ton bébé fait enfin ses nuits ? Alors oui, il ne se réveille plus forcément toutes les deux heures pour bouffer, mais y’a d’autres trucs qui peuvent l’empêcher de dormir, notamment ses putains de dents qui ont décidé de pointer sur ses gencives toutes baveuses, et qui le réveille autant qu’avant. Trop bien.

2. Les maladies de ton môme

Pas de dents en vue qui sortent, pas de besoin de biberon à 3h du mat, mais il se réveille quand même parce qu’il a une gastro qui débarque, la faute à la vie en collectivité dans une crèche municipale. Te voilà debout toutes les heures pour changer les draps plein de vomi, la gueule en vrac. Mais t’inquiète pas, bientôt c’est toi qui passera également la nuit dans la cuvette des chiottes, te maudissant de ne pas t’être lavée les mains après la dernière couche pleine de diarrhée changée.

3. Les factures qui s’accumulent

Vu qu’il est tout le temps malade en ce moment, tu envisages de prendre une carte de fidélité chez ton pédiatre, puis tu dois faire des stocks de couches, ah et puis il a pris 3cm en un mois et toutes ses fringues sont trop petites et tu dois encore casquer. Tu commences à te demander si tu dois pas revendre ton môme au marché noir pour économiser un peu.

4. Le stress de la vie quotidienne

Ranger ta baraque en permanence sinon tu ne peux plus foutre un pied au sol, faire des lessives sinon t’auras plus un seul body propre, gérer le boulot, appeler encore une fois ton patron pour dire que tu ne peux pas venir parce que ton rejeton est malade, supporter ta belle-mère et ses conseils de merde, caler tous les rendez-vous médicaux de toute la famille, faire les courses, avoir une vie sexuelle… Elle est où la corde déjà ?

5. Les paroles des autres

T’es dans ton lit, tout le monde dort enfin, t’es crevé(e), et c’est le moment que ton cerveau préfère pour te faire penser aux réflexions de merde que tu as pu entendre sur ta manière d’éduquer ton môme, alors que tu t’en fous royalement tout le reste de la journée. Mais là, à 2h du mat, ça t’empêche clairement de pioncer.

6. Ton bébé au milieu du lit

Le co-dodo c’est génial, au moins t’as pas à te lever la nuit, bla-bla-bla. Ouais ça veut aussi dire que tu as un petit truc qui dort avec toi et qui passe sa nuit à faire des galipettes dans son sommeil et à te foutre des coups, et tu te retrouves à 5h du mat’ avec un petit pied dans l’oeil, sans pouvoir pioncer.

7. Tes seins qui fuient

Tu l’allaites à la demande, et tes seins sont en constante production de lait maternel. Tu te retrouves parfois réveillée en plein milieu de la nuit en étant trempée comme si tu avais ouvert les valves, à devoir dormir avec une serviette de bain pour éponger tout ça.

8. Tes lochies

Tu viens d’accoucher et tu pisses le sang, tu sais que c’est normal, sauf que tu n’avais pas prévu que ça serait à ce point, et t’es obligée de changer les draps à chaque fois que tu éternues.

9. Ton bébé qui ne pige pas la différence entre le jour et la nuit

C’est normal hein, il est encore tout petit, mais il n’a pas encore franchement pigé le concept de jour et de nuit, et il adore faire des longues siestes l’après-midi et danser la lambada du moment que le soleil se couche. Alors que pour le reste des habitants de la planète dont toi, c’est clairement l’inverse.

10. Ton mec qui ronfle sans problème

Parce qu’il n’a pas de lochies, parce qu’il n’allaite pas, parce qu’ils n’a pas les seins qui fuient, et parce que son congé paternité n’a duré que 10 jours et qu’il est déjà de retour au boulot, alors que toi tu dois enchaîner les nuits sans sommeil, ton môme collé à ton sein, ton tee-shirt puant le lait caillé, avec un bon baby-blues, histoire d’en rajouter une couche.

Allez, bon courage, il parait qu’on retrouve son sommeil 6 ans après avoir mis un enfant au monde. C’est pas si long, six ans (vous l’avez retrouvée, cette foutue corde ?)