Le cinéma ça fait rêver, pas vrai, avec les stars, les maquilleurs, les jolis costumes et les jolis décors. Ahalala, pas vrai, hein. Pas vrai ? PAS VRAI ? BORDEL DE MERDE ILS ME SAOULENT TOUS LES JOURS AVEC LEUR TOURNAGE DE L’ENFER EN BAS DE CHEZ MOI POUR LA PUTAIN DE SERIE DE DAMIEN CHAZELLE J’EN PEUX PLUS ILS BLOQUENT TOUT ET EN PLUS JE VOIS MEME PAS LES STARS C’EST NAZE.

1. Demain Nous Appartient fait chier tout le monde à Sète

Un galeriste dont le commerce est situé à côté de celui dédié aux produits dérivés de la série de TF1 a lancé une pétition contre son tournage, dénonçant une atteinte à la culture au bien-vivre en raison des hordes de touristes qui viennent squatter la ville. Plus que le tournage lui-même, ce sont donc les touristes qui courent sur le bourrichon d’une partie des habitants, ce à quoi l’office du tourisme a répondu par un balek caractérisé en mode « ouais mais y’a des jolies images de la ville. »

2. Walking Dead rend les habitants de Senoia dingo dingues

Dans Walking Dead, on l’appelle Alexandria mais dans la vraie vie, c’est une petite ville de Géorgie qui s’appelle Senoia et qui est littéralement envahie de touristes depuis que la série y a installé ses quartiers. Outre les aménagements (relous), liés au tournage, comme la construction d’un immense mur, par exemple, ce sont donc les stalkers venus de partout aux Etats-Unis pour essayer d’apercevoir un bout de tournage qui rendent les habitants fous. Ils ont même discuté de la question au conseil municipal.

3. A Paris, y'a craquage

Chaque jour, à Paris, 10 plateaux de tournage sont installés. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais imaginez un peu sur un an et vous vous retrouvez avec plus de 3000 jours de tournage un peu partout. La plupart du temps, ce n’est pas bien grave, mais il arrive que la coupe déborde. En 2003, plusieurs mairies d’arrondissement avaient dû prendre des arrêtés pour limiter le nombre de tournages alors que les lettres de plaintes s’accumulaient sur leur bureau. Et d’ailleurs, puisqu’on en parle, il y a le cas Mission Impossible 6.

4. Mission Impossible 6

25 millions de dollars, 300 techniciens, 35 jours de tournage. Des rues entièrement bloquées avenue de Ségur et des riverains un peu bourges qui se plaignaient des nuisances. Ainsi parlait une riveraine au Figaro pendant le tournage : « J’entends les motos depuis mon appartement et je n’ai pas pu garer ma voiture en arrivant. C’est parce que j’ai été bloquée que j’ai appris qu’il y avait un tournage dans ma rue ». Devoir prouver que tu habites quelque part pour avoir le droit d’y entrer, ça peut être un peu relou également.

5. A Los Angeles aussi, on craque

En 2015, Aviva Blum racontait à Westsiderag comment les tournages dans la 92ème rue le rendaient maboule. Ecrivain amené à travailler chez lui, Aviva Blume (c’est un alias) n’arrive pas du tout à être productif car sa rue est en permanence en proie à des bruits et des cris et des gens mécontents et des bruits de cascade et… Il ne se passe pas un jour sans qu’un tournage (et parfois deux) se déroulent juste en bas de chez lui. Pollution sonore, pollution tout court, impossibilité de se garer, l’horreur. Il a demandé, sans écho, un moratoire sur les tournages.

6. Tout ce qui passe dans la rue Crémieux rend les gens fous rue Crémieux

Déjà sous le feu médiatique à cause des douze mille instagrammeurs qui viennent chaque jour se prendre en photo devant ses immeubles colorés, la rue Crémieux fait encore parler d’elle depuis que des tournages se sont ajoutés au calvaire de ses habitants. Pas une semaine sans une prise pour un film ou une série qui se déroule à Paris et les mecs n’en peuvent plus : ils ont d’ailleurs créé un compte Insta sur lequel il recense les scènes les plus ridicules aperçues dans leur rue.

7. Quand les habitants de la medina de Tunis se plaignent du tournage d'une série

Le tournage d’une série de Sami Fehri en 2014 a agacé les habitants de la medina de Tunis : pour faire couleur locale, les équipes technique se sont ainsi amusées à foutre de la peinture dégueulasse sur des murs blancs récemment repeints. Ou comment arriver chez les gens et foutre le bordel.

8. Natalie Portman ne fait pas l'unanimité à Jérusalem

Pour le tournage de son premier film, Natalie Portman a choisi d’installer son plateau dans le quartier de Nahalot, à Jérusalem. Ce qui n’a pas fait le bonheur des ultra-orthodoxes du coin qui se sont amusés à foutre des tags sur les murs hostiles à « l’invasion étrangère » à laquelle était assimilé le tournage. « Le tournage doit avoir lieu dans plusieurs rues sensibles, près des synagogues et des yeshivas, et les scènes tournées auraient dû être examinées au préalable pour s’assurer qu’elles n’offenseraient aucune sensibilité. » Israël, un pays compliqué.

Tournez les violons.

Sources : Voici, Télérama, Première, Le Figaro, Ouest-France