L’Argentine, c’est un endroit où, autrefois, on a trouvé de l’argent et du coup on a donné le nom de l’argent au pays. On l’a tellement donné qu’on a même appelé le fleuve qui borde la capitale le fleuve de l’argent histoire que les choses soient bien claires pour tout le monde. Aujourd’hui il y a moins d’argent dans tous les sens du terme en Argentine, mais ça reste un endroit génial où l’on mange bien, où les gens sont sympas et où, dans les grandes villes, les Européens ne sont pas trop dépaysés. A quelques détails près, bien sûr.

1. La qualité de la viande

Elle est sans doute aux hormones, c’est sans doute pas bien pour l’environnement, mais bordel c’est vraiment sans aucun doute possible la meilleure viande du monde. Un truc extraordinaire. La tendreté des steaks, les sauces chimichurri, les parrillas du bonheur sur les toits. Rien à voir avec ce qu’on connaît.

2. Les transports sont pas bien pratiques

Au sein des grandes villes, c’est particulièrement probant : les compagnies de bus sont privées et gérées par plein de boîtes différentes, il n’y a aucune information touristique sur les horaires, c’est un vrai bordel. Entre les villes aussi, les réseaux ne sont pas bien desservis : le train est rare, le bus très lent, l’avion très cher.

3. Parfois, les prix de tout peuvent doubler en une semaine

Depuis 2001, l’Argentine vit une crise monétaire à géométrie variable : le pays a le plus grand mal à retrouver une stabilité monétaire et l’inflation est monstrueuse. Résultat, il n’est pas rare que, par période, le prix de l’empanada double en une semaine. En un mois passé sur place en 2012, j’ai vu l’empanada quintupler de prix.

4. Buenos Aires = Paris en très grand

Pour être exact, Buenos Aires est un habile mélange de Madrid et de Paris. Mais la ville a une vraie connexion avec Paris : petits cafés années 50, vieilles librairies, cafés littéraires, petits parcs, boulangeries, même l’architecture peut se rapprocher. On n’est pas dans le dépaysement.

5. Tout le monde est péroniste

La droite est péroniste, la gauche est péroniste, l’extrême-droite est péroniste et l’extrême-gauche est péroniste, sans compter sur l’extrême-centre. Peron est la figure incontournable de la politique argentine et une sorte de référence indépassable depuis la chute de la dictature. Une sorte de De Gaulle en encore plus illisible et dont chacun revendique l’héritage.

6. Il n'y a pas de feux rouges aux intersections à Buenos Aires

Du moins pas à toutes les intersections. Logiquement, ça devrait faire peur. Je confirme, ça fait très peur, il faut être prudent quand on conduit là-bas.

7. De nuit, les lumières sont jaunes

Quasiment partout dans le monde, les lumières des lampadaires, de nuit, sont blanches : au cours des dernières décennies, les municipalités ont modifié la couleur des lumières pour améliorer la visibilité. A Buenos Aires, de nuit, on a vraiment le sentiment d’être dans un film des années 50 avec des lumières très jaunes qui donnent une tonalité interlope au séjour.

8. Les distances sont immenses

Tu peux faire 3 heures d’avion en restant dans le même pays. Il va de soi que l’Argentine n’a pas le monopole des grands espaces, mais c’est quand même surprenant de se dire qu’un Iguazu-Buenos-Aires peut prendre 24 heures en bus (et ce n’est pas la distance la plus grande). Il faut vraiment prendre en compte ce facteur distance quand on prévoit son voyage.

9. Les mecs portent vraiment le mulet

Je ne déconne pas : le mulet n’a jamais arrêté d’être à la mode en Argentine. La plupart des ados et post-ados ont un genre de queue-de-rat qui dépasse sur leur nuque et tout le monde trouve ça normal. Et je ne parle pas des marcels qui ont aussi la cote.

10. La bouffe argentine est vraiment pas chère

Quand on te vend deux empanadas 5 balles à Paris, on t’arnaque carrément. Pour ce prix-là, tu peux en avoir une douzaine en Argentine et grossir infiniment en te roulant dans ton bonheur.

Meilleur pays du monde.