Non non, ce n’est pas parce qu’on est célibataire que les surnoms de couple commencent à nous les briser menues. C’est tout simplement une religion à laquelle on n’a pas adhéré pour une simple et bonne raison : ça donne envie de dégueuler, de ravaler son vomi et de se coudre la bouche pour pas pouvoir revomir son vomi avalé. C’est dire. Petit topo topitant des pires éléments onomastiques qu’il nous est donné de subir en termes d’accouplement sentimental.

1. « Mon cœur »

Si c’était vraiment ton cœur, ce serait un organe sanguinolent et gras (à cause du cholestérol) qui te foutrait le stress à force de battre son rythme, et qui te mettrait la honte en vacances parce qu’il flingue toujours les draps de la chambre d’hôtel. Et franchement question conversation, à part « splotch, splotch » c’est pas trop ça.

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2. « Amour »

L’amour n’existe pas bordeeeeeel ! Ça a été inventé par des francs-maçons pour se faire du pognon sur l’industrie de la Saint-Valentin, c’est un comploooooot ! Une conspiratioooooooooooon ! Je sais pas pourquoi j’écris avec plein de leeeeeeeeeettres !

3. « Bébé »

Malheureusement, l’expression trahit un sérieux souhait d’entreprendre un rapport sexuel avec un nourrisson… Ou alors ça peut aussi vouloir dire que ton/ta partenaire te considère comme un bébé. Dans ce cas, arrête peut-être de manger de la purée Blédina en suçant ton pouce devant Gulli.

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4. « Chouchou »

La marque est déjà déposée avec la série Un gars, une fille va falloir se creuser un peu plus la tête les gars. Surtout qu’un chouchou au départ c’est un élastique pour les cheveux donc on voit pas ce qu’il y a d’excitant là-dedans.

5. « Mon chat »

Témoignage d’une attirance zoophile latente pour les chatons trop mignons. En attendant, si ton mec ou ta meuf était vraiment un chat, faudrait changer sa litière tous les matins et mettre son caca sans un sac poubelle. #séduction

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6. « Pupuce »

Bien que la puce se reproduise en se faisant perforer sur tout son corps par le micro pénis de son mâle ce qui la rend assez baroque, « pupuce » c’est vraiment un sale coup à faire à sa meuf. Déjà « puce » c’est une offense à la bienséance, mais « pupuce » c’est tout simplement dégueu. A la rigueur, la variante « pupute » a le mérite d’être un peu plus turlupine.

7. « Chéri(e) »

Le problème avec « Chéri(e) » c’est que tu as tout de suite envie d’enchaîner sur «… j’ai rétréci les gosses » et que du coup tu veux revoir ce film culte pour te rappeler ton enfance tellement bénie à l’abri des agressions du monde extérieur, mais qu’en fait tu revois le film et que tu captes qu’il a mal vieilli et qu’en plus quand tu étais petit(e) à la fin d’un film, ton papa venait te chercher pour te dire « Chéri(e), viens à table » et qu’en fait tu captes que « chéri(e) » c’est comme ça que t’appelait ton père et que comme ton mec ou ta meuf t’appelle aussi comme ça, du coup, t’as l’impression de coucher avec ton père et que tu vas commencer une thérapie de groupe.

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8. « Schmoopy »

Parce que même si Jerry Seinfeld est ton guide spirituel, l’expression atteint un degré de souffrance sonore extrême pour le reste de ton entourage et par extension, de l’humanité. Sache que chaque fois qu’un « schmoopy » est prononcé, une petite fée meurt dans le monde imaginaire de Peter Pan. Oh Schmoopy, you Schmoopy ! Brûle en enfer suppôt de Satan.

9. « Jean-Claude »

Sauf bien sûr si ton conjoint s’appelle Jean-Claude.

Le problème dans tout ça, c’est que tu fais comment quand ta relation prend fin après quelques années de bons et loyaux services et que tu te retrouves à devoir appeler ton ex par son prénom ? Alors que tu as oublié son prénom parce que ça fait trois ans que tu mixes avec ces 9 surnoms moisis.