homme-vin-amour-une
Crédits photo : Terry Richardson

Qu'on le veuille ou non, quand on vit en France il faut composer avec le vin. Rouge, blanc ou rosé (même si faut pas déconner non plus), le jaja fait partie de notre quotidien et on aurait tout intérêt à s'y intéresser. Pourtant, on est beaucoup à ne pas trop savoir ce qu'on fait quand il s'agit de rouquin.

  1. Quand le serveur vient te faire goûter la bouteille en premier devant tout le monde et que tu fais semblant d'hésiter avant de dire "hmm, très bien"
    Alors que tu savais déjà que tu allais dire "hmm, très bien" dans tous les cas. Parce que tu saurais pas dire autre chose en fait, sauf si le vin en question était chaud. Là, à la rigueur...
  2. Quand tu trouve un vin très bon, alors que tout le monde se rend compte juste derrière qu'il est bouchonné
    Ce petit moment de solitude puisque toi c'est déjà ton deuxième verre... Tu pourras toujours prétexter que tu es enrhumé en reniflant, mais ce goût de bouchon, toi tu n'as rien senti.
  3. Quand tu achètes une excellente bouteille pour un dîner chez des amis et qu'ils ne l'ouvrent même pas
    A la place ils te servent un "petit truc de chez eux, c'est un copain qui fait ça tu vas voir". Vous avez surtout vu qu'il pétillait encore et que le copain en question c'est pas vraiment son métier. Ils ne savent pas que tu as passé 18 minutes (tu as compté) chez un caviste à hésiter entre un très bon Graves et un Bourgogne.
  4. Quand tu achètes une bouteille en urgence chez l'épicier et que tu oublies d'enlever l'étiquette du prix avant d'arriver à la soirée
    Parce que oui dans les petites épiceries arabes on met encore une étiquette avec un prix. C'est même comme ça qu'on reconnait les bouteilles qu'on amène en soirée. Celle qui n'a pas de millésime et sur laquelle on peut juste lire "grand vin de Bordeaux".
  5. Quand en soirée tu bois un truc qui ressemble à un vin rouge rouge dans un gobelet en plastique blanc sans vraiment savoir ce que c'est
    Il est tiède, il se réchauffe rapidement dans tes mains, on y décèle vaguement un petit goût de Syrah. Ou de Grenache. Ou d'Arsenic, vous n'êtes pas trop sûr.
  6. Quand t'as entendu quelqu'un dire "il a de la cuisse non" et que t'as acquiescé au lieu de dire "je sais très bien que tu bluffes Martoni"
    Il/elle est comme vous, il n'a globalement aucune idée de quoi il parle, et vous le voyez dans ses yeux. Vous décidez d'un commun accord de ne pas révéler votre secret.
  7. Quand chaque été tu oublies que le rosé c'est dégueulasse et que ton estomac te le rappelle rapidement
    Parfois même avant le lendemain matin. Tu as beau te méfier dès qu'arrive les premiers barbecue, chaque année tu y penses et chaque année tu oublies. C'est la vie, c'est la vie.
  8. Quand à 9 ans on t'en a mis un fond avec de l'eau et que ça a fait tout un débat à table et que ta mère à engueulé Tonton René
    C'est pas un petit coup de rouge qui va le tuer, faut bien commencer un jour, moi à son âge... - A son âge t'étais déjà au chômage, alors trouve-toi un boulot et on verra.... Petit malaise. Tout ça pour un truc qui à 9 ans avait surtout, et uniquement, le bon goût de l'interdit.
  9. Quand tu dis au caviste que "c'est exactement ce que tu cherchais"
    Alors que tu étais rentré dans sa boutique avec une vague idée de "jus de raisin un peu fort" et que tu as craqué pour le premier qu'il te propose. Fallait pas qu'il te demande non plus si tu étais plutôt Merlot ou Grenache, ça t'a un peu refroidi et tu as faut oui de la tête aux deux propositions.
  10. Quand tu transpires à grosses gouttes au moment où tu te rends compte qu'on est en train de ruiner le bouchon d'un Château Mouton Rothschild 88
    Celui que t'avait donné papy pour que tu l'ouvres "pour une grande occasion" qu'il avait dit en te tapant trop fort dans le dos. Non seulement t'es pas vraiment sûr(e) que finir GTA V soit une grande occasion, mais tu comprends en plus que tu vas retrouver des petits bouts de bouchon dans chaque verre de cette grande bouteille...

C'est décidé, tu vas prendre des cours d'oenologie pour que "plus jamais ça..."