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La finale de la Ligue des Champions de l'épisode 2011-2012 va voir s'affronter le Bayern de Munich et Chelsea, qui ont respectivement viré en demi-finale le Real de Madrid et le FC Barcelone, les 2 géants espagnols pourtant perpétuels favoris de l'épreuve, démontrant aux yeux du monde entier que le football ibérique ne trônait plus au sommet de l'Europe comme cela pouvait être le cas il y a encore quelques mois. Et ce n'est qu'un début. Enquête.

  1. L'Espagne est devenue la nation spécialiste de la Ligue Europa
    Au même titre que la Russie ou le Portugal. Pas franchement rassurant, d'autant que les 2 derniers cités ne sont pas forcément réputés pour être des spécialistes de la Ligue des Champions...
  2. Les grands joueurs gravitent vers l'Angleterre
    Pour un Cristiano Ronaldo ou un Fabregas qui quittent les terrains pluvieux de Premier League pour le soleil de la Liga, combien de Torres, d'Aguerro, ou de Mata, font le chemin inverse? Dans un an ou deux, qu'est ce qui empêchera Leo Messi de signer pour Wolverampsmouth ou Portmingham contre un gros chèque en livres sonnantes et trébuchantes?
  3. La Coupe du Monde 2018 a été donnée à la Russie, devant la candidature espagnole
    Et l'Espagne s'était même alliée au Portugal pour peser plus lourd. Ça n'a pas suffi, l'avenir du foot mondial se trouve à Moscou ou à Makhachkala, plus à Madrid ou Barcelone.
  4. Même Guardiola préfère se casser
    La pression de la Liga et la lassitude auront eu raison du plus flegmatique de ses entraîneurs, qui quitte l'Espagne et le Barca après 4 années de (très très très) bons et loyaux services. Et José Mourinho devrait logiquement s'envoler vers le FC Liège dans peu de temps, s'il veut gagner un championnat dans un autre pays européen...
  5. La crise financière gagne la péninsule ibérique
    Le Barça et le Real agissent avec la complaisance du système financier espagnol depuis des lustres, recrutant à coup de millions d'euros les plus grands joueurs de la planète malgré un endettement massif. Est-ce que le futur gouvernement socialo de l'Espagne (ouais, la contagion gauchiste de l'Europe est en marche) tolèrera ce type de pratique lorsque le budget global de l'État espagnol ressemblera à celui du Stade Brestois ?
  6. Toi, moi, et les autres
    Le Réal, le Barça. Et puis, quoi, et puis qui ? Le troisième du championnat, le FC Valence, pourtant demi-finaliste de la Ligue Europa, a encore une fois terminé à des années-lumière du second (30 points d'écart), démontrant un peu plus le fossé qui sépare les 2 ogres du championnat des chairs à canons en culottes courtes qu'ils dégomment tous les week-ends. Automatiquement, les enjeux sont moindres pour les "autres", qui se partagent les miettes déjà mâchées par les bouches bouffies madrilènes et catalanes. Et ça donne pas faim.
  7. Le PSG zieute du côté du Real
    Le 2e de Ligue 1 (derrière Montpellier hein, quand même !) qui vient faire son marché du côté de la Maison Blanche en annonçant à qui veut bien l'entendre qu'il entend recruter Kaka et Higuain pour la saison prochaine, ça serait passé il y a quelques mois de ça pour un bon canular à la Gérald Dahan. Mais non.
  8. Ronaldo au pays des soviets
    "Je sais que le championnat de Russie devient de plus en plus fort. Je ne rejette en aucun cas l’idée de jouer un jour dans ce pays. Dans le football, on ne sait jamais ce que peut vous réserver l’avenir. Donc si un jour vous me retrouvez en Russie, il ne faudra pas s’en étonner." On a connu mieux comme déclaration d'amour à la Liga et à ses composantes. New place to be. Tiens, Kanoute annoncé en Iran...
  9. Le football espagnol est aux fraises, jusque dans ses catégories féminines
    Le Rayo Vallecano s'est pris une peignée en 8ème de finale de la Ligue des Champions cette année et l'Espagne ne s'est jamais invitée au sommet de l'Europe au niveau féminin. Et le football avec les cuisses épilées, c'est l'avenir. Aujourd'hui, le Real et le Barça, demain l'OL et Juvisy. La roue tourne.
  10. L'Espagne aux Français
    Parce que le futur arrière droit de la sélection joue à l'OM (Azpiliquekchose). Douloureux pour l'estime. Ajoutons à ça Manuel Valls, natif de Barcelone, recruté par le gouvernement français. Ça n'a rien à voir, mais on va dire que la France reste attractive.

Et vous, vous allez commencer à suivre le championnat russe ?