metro
Crédits photo : Romain D Moostik

Métro - Boulot - Dodo, c'est bien le train-train morose de nombre d'entre nous. Métro blindé, pour se rendre à son taf de merde (sous payé), ou à son micro-logement (surpayé) dans un quartier, au mieux, vaguement glauque. En bonus, tous ces trajets en métro (RER / Bus / Tram' : même combat !) s'effectuent bien entendu aux heures de pointes, et donc aux pires moments possibles. Pour ceux qui n'ont jamais eu la chance de vivre cette véritable plongée anthropologique au plus profond de l'âme humaine, voici les 10 petits signes qui montrent que votre wagon est réellement bondé.

  1. Vous êtes debout, mais n'avez aucun besoin de vous tenir aux poignées.
    Tout compressé que vous êtes entre une douzaine de personnes à la mine terne et au sourire en berne. Ça vous fait penser à une célèbre ritournelle du criminel en série de la chanson française Patrick S, que vous vous retenez d'entonner mais qui va vous rester dans la tête toute la journée...
  2. Il fait 49 degrés
    Celsius, oui oui. En Décembre, oui oui. Est-ce que ça pue la sueur ? Oui oui...
  3. Le niveau d’agressivité est aussi élevé que la température
    Et ce n'est pas la vieille dame à qui vous avez élégamment voulu céder votre place (et qui vous a mordu en retour) qui dira le contraire... En même temps c'est peut-être parce qu'elle était pas si vieille (vous êtes tellement près des gens, c'est dur de vous faire une idée) qu'elle vous en veut un peu.
  4. Votre nez est collé à l'aisselle de votre voisin
    ... et vous aimeriez bien ne pas être en contact avec l'entrejambe du gros dégueulasse qui piétine vos pieds et vous souffle son haleine de chien de traîneau dans le nez.
  5. On recense déjà 9 malaises dans votre wagon
    En 15 minutes de trajet. Vous en êtes vous même à votre 2ème crise d'épilepsie, alors que vous n'étiez pas épileptique ce matin, en vous levant. "Mesdames et messieurs, à la suite d’un malaise voyageur, le train va être immobilisé en attendant l’intervention des secours". 30 minutes de retard. En partie à cause de vous, on ne vous félicite pas.
  6. Vous vous faites peloter DISCRÈTEMENT, de toute part
    Par le même gros dégueulasse de tout à l'heure, mais qui cette fois, a une mini matraque dans sa poche. A moins que...? "AAAaaaahhhh ! SORTEZ MOI DE LA !"
  7. Vous vivez une expérience culturelle très forte
    Vous êtes en effet capable :
    - d'écouter distinctement l'album de R'n'B qui hurle à travers le casque de la bimbo (en sueur) à côté de vous,
    - d'entendre en même temps la conversation téléphonique (en cambodgien ?) de votre voisin (en sueur), lequel s'appuie négligemment, mais de tout son poids, sur votre pied,
    - tout en lisant un entrefilet du Figaro par dessus l'épaule du jeune cadre dynamique (en sueur), qui ne cesse de vous asséner des coups de coude depuis tout à l'heure, sur votre droite.
  8. Les petits hommes et femmes en jaunes sur le quai hurlent "Avancez dans les couloirs s'il vous plait", en vous poussant vigoureusement contre les autres usagers
    Comme si lesdits couloirs constituaient la solution ultime à cette surpopulation passagère. D'autant plus risible qu'ils sont déjà le théâtre de bagarres, de malaises, et de contacts douteux entre passagers...
  9. La vue est imprenable
    Au sens propre. Et ce, principalement parce que vous avez la tronche collée contre la vitre. L'obscurité des tunnels ne présentent certes pas d'intérêt particulier, si ce n'est celui de déclencher votre 3ème crise d'épilepsie. "Mesdames et messieurs, à la suite d'un malaise voyageur, le train va être immobilisé en attendant l'intervention des secours" : 45 minutes. Une moyenne plutôt correcte.
  10. Le marché noir s'organise entre les usagers
    Aux grands maux, les grands remèdes. Les masques chirurgicaux, les chaussures coquées et les déodorants s'échangent à prix d'or, tout comme les tickets de rationnement qui ont été mis en place par un petit malin au fond du wagon... Certains vont même encore plus loin. En même temps, si tout se vend, c'est sans doute aussi parce que tout s'achète...

Avant d'insulter les gens de cons de citadins/parisiens dans les commentaires, rappelez vous que s'il n'y a pas de transports en communs bondés dans vos bleds, c'est qu'il n'y a rien à y foutre.