Vous vous sentez une âme d’écologiste en herbe ? Super ! Mais vous ne vous doutiez peut-être pas que l’engagement écologiste peut aussi franchir les frontières de votre sexualité. Que ce soit dans le porno, dans les outils masturbatoires ou dans la contraception, il y a plusieurs trucs qu’on peut faire pour grimper aux rideaux en accord avec nos valeurs LGBTQIA-ECO.

1. Globalement, arrêter de mater du porno en ligne

Attention, j’ai pas dit qu’il fallait arrêter le porno. Mais revenons à la vieille école les gars, un bon porno des familles qu’on achète en DVD et qu’on garde sous le coude avant de cacher la jaquette sous son matelas. Non en vrai je vous le concède, c’est compliqué de faire sans le porno en ligne, je vous le concède, mais faut savoir que le trafic du porno en ligne est tellement énorme qu’il équivaut à peu près selon différentes études, aux émissions de CO2 de la Roumanie tout entière, ou de l’Espagne.

Mais alors que faire ? On va quand même pas s’exciter la nouille avec notre simple imagination faut pas charrier non plus ! Si tu es un porn addict, on te recommande juste de passer à une basse résolution. Et franchement, le mec ou la meuf qui a besoin de HD pour se lé-bran, c’est qu’il ou elle se la joue beaucoup trop puriste.

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2. ... ou mater du porno sur le site Fuck the Forest

Difficile d’évaluer l’aspect greenwhashing de cette initiative mais on peut lui reconnaître qu’elle a levé le voile sur le caractère polluant de l’industrie du X. Toujours est-il que Fuck the forest est une association norvégienne qui récolte des fonds par l’intermédiaire des vidéos pornos amateurs qu’elle met en ligne et qui servent à reboiser les forêts ou à être reversées à d’autres organismes de défense de l’environnement (même si WWF a refusé leur aide qui sentait trop le sperme pas frais).

3. Éventuellement envisager un autre mode de contraception

Attention, pour la contraception on fait en fonction de ses choix et de ce qui nous convient. N’allez pas arrêter votre pilule du jour au lendemain si vous n’avez pas une solution de repli. En ce qui concerne les choix disponibles de contraception, les plus aventureux peuvent opter pour une méthode symptothermique qui se base sur une observation rigoureuse de sa température et permet de savoir en gros quand on peut niquer sans se retrouver avec un polich dans le tiroir. Technique 100 % naturelle mais pas évidente à appliquer puisqu’il faut prendre sa température tous les jours et que cette donnée est biaisée si jamais tu as une mycose etc. Pour ce qui est des contraceptions hormonales qui concernent la moitié des femmes, on les accuse d’être polluantes parce qu’elles contiennent de l’éthinylestradiol, une hormone de synthèse qui peut avoir des effets sur l’environnement (féminisation des poissons qui en ingèrent par les eaux usées). Par ailleurs il est aussi possible d’opter pour un stérilet, de loin la méthode la plus écolo tout en étant super efficace.

Attention, on le redit, il est hors de question de reporter la fautes sur les femmes qui prennent un traitement hormonal ! Sans compter que ces potentiels effets secondaires sont aussi entraînés par tout un tas de produits de la vie de tous les jours qu’on ferait bien de remettre en question avant de s’attaquer aux meufs qui veulent niquer sans entrave (et par entrave, j’entends « enfant »).

4. Ou opter pour les capotes d'un nouveau genre

S’il est interdit de faire l’impasse sur les préservatifs, il est toutefois possible d’opter pour des marques qui fabriquent des capotes biodégradables à partir de matières naturelles. Dans le genre, on ne saura que trop vous recommander le Green Condom Club, RFSU, Sir Richards, Glyde ou encore Faire Squared.

Et puis pour les lubrifiants, soit tu la joues bonne franquette avec une bonne huile de coco naturelle et ça passe crème (en théorie même de l’huile d’olive devrait faire l’affaire et en plus ça peut ouvrir l’appétit). Mais attention, certains lubrifiants rendent inefficaces certains préservatifs (ouais je sais, c’est con). Pour être sûr.e de ton coup, prends toujours des lubrifiants à base de flotte, de glycérine et de silicone.

5. Voire carrément se ligaturer les trompes ou se faire une petite vasectomie

La technique est un peu radicale (quasiment irréversible pour les femmes, et réversible pour les hommes) mais elle a le mérite de te débarrasser de toute forme de contraception (attention, on n’oublie pas de se protéger des IST et pour ça, la capote reste o-beu-li-ga-tou-a-reu). La bonne nouvelle c’est qu’après ça tu ne peux plus jamais avoir d’enfants de ta vie et envisager sereinement une vie heureuse et épanouie.

6. Sinon, ne pas mettre de capote et attraper le SIDA !

Bah voilà, après tout pourquoi on s’emmerde ?

1) Les capotes sont gorgées de phtalates et fabriquées par un processus très polluant (d’où l’intérêt d’opter pour des capotes bio et vegan).

2) On est trop nombreux sur la planète. Si on attrape tous des IST mortelles, on devrait finir par réguler le nombre d’humains ! Génial non ? Vous pensez que je devrais être élue présidente du monde ?

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7. Utiliser des sextoys biodégradables

Eh oui parce que les sex-toys, c’est comme les capotes, ils sont souvent composés de phtalates et ça c’est pas bon ni pour nous, ni pour l’environnement. Heureusement, il existe des méthodes alternatives : le concombre bio, de saison issu de circuit court par exemple (et en plus après tu peux te faire une bonne salade veggie), ou t’orienter vers des marques écolos comme Gaia Eco, Point Q etc.

8. Faire du compost avec ton sperme

Non ce n’est pas une blague.

9. Te masturber dans une forêt

C’est l’étape supérieure après avoir recyclé ses semences dans le compost. Fais tout de même attention à ce qu’il n’y ait personne dans un rayon de moins de 2 mètres sinon ça pourrait être mal interprété.

10. Te masturber sur un poster de Nicolas Hulot en papier recyclé

Je ne sais pas si ça servira beaucoup à la planète, mais c’est pas parce que ça marche pas qu’il faut pas continuer d’essayer.

Faute de main verte, autant avoir la baise verte. Passion green teub/ch.

Source : Consoglobe, Nouvel Obs, Courrier International, Reporterre, Terra Femina, Madmoizelle, Slate, 20 Minutes