Non seulement ils ont fait un nombre considérable de victimes (quasiment tous plus de 50), mais en plus ils étaient affreux. Pas aussi affreux qu’Albert Fish, non, mais vraiment affreux quand même avec viols post-mortem, absence de remords, tout le toutim. Et le pire, c’est que certains sont encore dans la nature, la faute à des systèmes carcéraux défaillants. Alors qu’ils ont violé et tué 100 enfants. A la cool.

1. Luis Garavito

On l’a surnommé « La bestia », la bête, mais aussi Dingo et ça lui va bien. Né en Colombie, Garavito a tout simplement tué au minimum 147 personnes et plus vraisemblablement 400 en Colombie, en Equateur et au Venezuela, entre 1992 et 1999. Aîné de 7 frères, il est abusé sexuellement par un père alcoolo et fuit sa maison à 16 ans pour faire des petits boulots. Il voyage beaucoup mais conserve une petite copine qui a un gosse dont Garavito s’occupe admirablement. C’est qu’il est sympa, en tous les cas c’est ainsi que le décrivent tous ceux qui le connaissent. Sauf qu’il ne l’est pas tout le temps du tout : quand il n’est pas avec ses potes, Garavito viole et tue des petits garçons entre 8 et 16 ans qui vivent dans la rue. Il leur fait des petits cadeaux et se déguise en mec respectable (en prêtre ou en fermier, notamment) pour leur proposer des boulots. Ensuite, il épuisait les gosses puis les torturait, les violait et, parfois, les décapitait. Ces gosses, personne ne les réclamait en pleine période de violencia. La police n’a commencé son enquête qu’à partir de 1997. En 1999, une de ses victimes lui échappe et Garavito est arrêté pour tentative de viol. Rapidement, les enquêteurs comprennent qu’ils ont affaire au tueur d’enfants qu’ils recherchent, via des tests ADN. Il est jugé pour le meurtre, le viol et les tortures pratiquées sur 138 enfants ; pour les autres, les enquêtes sont toujours en cours.

Garavito a été condamné à la peine maximale en Colombie, soit 22 ans de prison. C’est peu pour tous ces crimes, et l’opinion publique a manifesté son désaccord. Sa peine devrait donc être prolongée. Il est à l’isolement pour éviter son assassinat en prison.

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2. Pedro López

Et encore un Colombien ! Cette fois-ci, la presse l’a surnommé « Le monstre des Andes ». Il aurait tué 310 gosses mais seuls 110 ont été officialisés. Foutu dehors par sa mère, une prostituée, parce qu’il avait touché les seins de sa soeur quand il avait 8 ans, Lopez tombe sur un mec qui le viole et l’humilie pendant plusieurs jours alors qu’il erre dans les rues de Bogota. Ensuite, il fut inscrit dans une école pour orphelins mais se fit à nouveau violer par un prof et prit la fuite à 12 ans. Il vécut de petits vols et termina en prison où il se fit à nouveau violer par d’autres prisonniers. Il tua trois des quatre mecs qui l’avaient violé et prit 2 ans de prison supplémentaires. Libéré en 1978, il se rendit au Pérou, où il commença à enlever, violer et tuer des petites filles. 3 par semaine, ni plus ni moins. Après avoir frôlé la mort suite à une confrontation avec une communauté indigène, il se dirigea vers l’Equateur. Les disparitions étaient imputées à un réseau pédophile par les autorités qui ne soupçonnaient pas l’existence d’un tueur fou. C’est en 1980, après la découverte du corps de 4 petites filles et alors qu’une des victimes de Lopez était parvenue à s’échapper, qu’il fut arrêté par les flics. Il confessa 100 meurtres au Pérou et autant en Equateur et en Colombie à un prêtre, expliquant qu’il s’amusait à démembrer les corps puis à amener de nouvelles victimes dans ses charniers pour les bercer au milieu des corps, les tuer en les regardant dans les yeux, puis les démembrer à leur tour.

Et c’est là que ça devient marrant : Lopez a pris 20 ans de prison en Equateur et a été… relâché ! En 1998 : il n’exprimait aucun remords pour ses crimes et comptait même continuer à en pratiquer, mais on l’a laissé partir. Et encore plus marrant : personne ne sait où il est !

3. Daniel Camargo Barbosa

Et un troisième Colombien pour compléter le tiercé. Daniel Camargo a fait lui au moins 72 victimes et peut-être jusqu’à 180. Abusé par sa belle-mère qui l’humiliait devant les autres garçons, Daniel Camargo, né en 1930, est tombé amoureux d’une nana dans les années 1950, sauf que la fille n’était pas vierge : Camargo ne pouvait pas décemment l’épouser. Du coup, il a proposé un marché à sa meuf : je reste avec toi si tu m’aides à trouver des petites filles vierges. La meuf a dit banco et voilà nos deux amoureux partis pour une jolie tournée de viols horribles. Mais à l’époque, Camargo ne tue pas ses victimes. Le couple est arrêté et Camargo condamné à 8 ans de prison. Quand il sort, en 1973, il a envie de recommencer, mais pas de se faire choper par une fille qui le dénoncerait. Il enlève une fillette de 9 ans, la viole et la tue donc, cette fois. On ne sait pas ce qu’il fait entre temps (on pense qu’il a recommencé l’opération environ 80 fois), mais toujours est-il qu’il se fait arrêter en 1974 et est condamné pour ce viol et ce meurtre. Sauf qu’il s’évade en 1984 et gagne l’Equateur, où il viole et tue des petites filles jusqu’en 1986. Il procède toujours de la même manière : il se fait passer pour un riche étranger auprès de petites filles pauvres, demande son chemin en brandissant des gros billets, attire les filles dans un endroit tranquille et fait ses trucs affreux. Il se fait arrêter par deux flics lors d’un contrôle de routine et avoue avoir violé et tué 71 filles depuis son évasion. On retrouve les corps, démembrés, leurs visages écrasés ou détruits à la machette.

Condamné à 16 ans de prison, la peine maximale en Equateur, il y a été assassiné en 1994.

4. Pedro Rodrigues Filho

Né en 1954 au Brésil, Pedro Rodrigues Filho tue le vice-maire de son bled à 14 ans parce qu’il a licencié son père, un gardien d’école coupable d’avoir volé de la thune, puis un autre gardien d’école qu’il soupçonne d’avoir fait accuser son père à tort. Il s’enfuit vers Sao Paulo où il commence un petit boulot de tueur à gages pour les gang : il bute des trafiquants et cambriole des baraques. Ils se met à la colle avec une fille, mais celle-ci est assassinée par un gang rival. Du coup, Pedro voit rouge : il torture et tue plein de gens pour identifier le meurtrier et le commanditaire, qu’il tue aussi en pleine fête de mariage. A moins de 18 ans, il a déjà tué 10 personnes.

A ce moment-là, son père décide de tuer sa mère à coups de machette. Pas grave : Pedro bute son père puis mange un morceau de son coeur. Sympa. Arrêté en 1973, il est condamné à une forte peine de prison, qui ne cesse de s’allonger puisque Rodrigues tue au moins 47 personnes en prison. Au total, cela porte à 71 le nombre confirmé de ses victimes, même si lui assure avoir tué plus de 100 personnes. Il est condamné en 2003 à 128 ans de prison. Il est finalement libéré en 2007 après avoir passé 34 ans derrière les barreaux et est arrêté à nouveau en 2011 sous un faux prétexte pour éviter qu’il ne soit laissé libre.

5. Yang Xinhai

Xinhai est né en 1968. Benjamin de quatre enfants d’une famille pauvre, il est intelligent et comprend vite mais ne s’intègre pas bien à l’école et décide de la quitter à 17 ans pour bosser aux champs. Là, entre 1988 et 1999, il fait des petits délits, puis est condamné pour une tentative de viol, en 1996. Il sort de prison en 1999 et passe à la vitesse supérieure : il pénètre la nuit dans des fermes, viole les filles et tue tout le monde, hommes, femmes et enfants, avec un marteau, une hache ou une pelle. Il porte des chaussures trop grandes pour ne pas se faire choper sur ses empreintes. Quelques victimes survivent, comme cette femme enceinte retrouvée avec une hémorragie cérébrale, mais Xinhai n’est pas inquiété.

Arrêté en 2003 lors d’un contrôle de routine, il avoue 65 meurtres et 23 viols. Condamné pour 67 meurtres, Xinhai a été exécuté en 2004. Avant sa mort, il expliquait n’avoir aucun remords, et s’en foutre totalement de savoir si ses victimes méritaient ou non de mourir : il prenait du plaisir à tuer et n’avait aucune envie de s’intégrer à la société. Ambiance.

6. Andrei Tchikatilo

52 victimes pour ce gentil petit instituteur ukrainien surnommé « Le boucher de Rostov ». Tchikatilo était impuissant et cherchait du plaisir sexuel dans la torture et la mutilation. Incité à voyager en URSS par son travail, il choisissait des enfants, garçon ou fille, ou des femmes : il les torturait et les tuait avant parfois de manger partie de leurs corps, notamment les seins ou le sexe. Il retirait aussi les yeux des victimes.

C’est un contrôle de routine qui permit l’arrestation de Tchikatilo, en 1990 ; son impunité jusqu’alors était aussi due au refus des autorités de reconnaître l’existence d’un possible tueur en série dans la république idéale d’URSS.

Au terme du procès, Tchikitalo est condamné pour le meurtre de 21 petits garçons, 14 fillettes et 17 femmes adultes, soit 52 personnes, et exécuté en 1994.

7. Anatoly Onoprienko

Après le boucher, la bête. La bête d’Ukraine, pour être exact, qui affiche un nombre de victimes équivalent à celui de Chikatilo. En 1989, il cambriole avec un complice une maison et tue tout le monde : 2 adultes et 8 enfants. Plus tard, alors qu’il veut voler une bagnole, il tue les 5 occupants qui y dorment, dont un gosse de 11 ans et brûle leurs corps. En 1995, Onoprienko tue 4 personnes lors d’un nouveau cambriolage. En 1996, il tue 6 personnes au hasard en arrêtant leurs bagnoles à des feux tricolores. Et ainsi de suite jusqu’à la fin d’année 1996 quand il est arrêté après qu’un premier suspect a été tué sous la torture des autorités sans avouer, puisqu’il n’avait rien fait. Condamné à la prison à vie Onoprienko y est mort d’une insuffisance cardiaque en 2013.

8. Gary Ridgway

Le tueur de la Green River officiait dans la région de Seattle. Après une enfance placée sous le signe de la pyromanie et de la cruauté envers les animaux, il essaie de tuer un gosse de 6 ans quand il en a 15, puis s’engage dans la Navy à 21 ans. Ensuite, il se fait larguer en 1981, puis commence son opération criminelle : il repère des filles paumées, les viole ou réussit à avoir des relations sexuelles consenties, puis les tue dans des endroits isolés. Parfois, il revient sur les lieux du crime pour les revioler après leur mort. Occasionnellement, il enterre ses victimes. Entre 1982 et 2001, il commet ainsi 49 crimes selon la police et plus de 70 selon Ridgway, qui se fait arrêter en 2001 après analyse ADN. A noter que le serial killer Ted Bundy a prêté main forte au FBI dans les années 90. Ridgway a été condamné à la prison à vie. Son QI était de 82, un score très faible.

Crédits photo (creative commons) : Domaine public

9. Alexander Pichushkin

Surnommé le tueur à l’échiquier en raison de sa passion pour les échecs (il a même participé à des tournois officiels), Pichushkin était un menuisier tout ce qu’il y a de plus normal. Il commet son premier meurtre à 18 ans, en 1992, en se débarrassant d’un camarade de classe qu’il étouffe et dont il jette le cadavre dans un puits. Alors que démarre le procès de Tchikatilo, Pichushkin est fasciné par le personnage et a envie de lui ressembler. Il se met à la musculation pour pouvoir dominer ses victimes et se prépare très sérieusement. En 2001, il se sent prêt : il choisit un parc public dans lequel il va commettre tous ses crimes. Il tue d’abord des clochards et des alcoolos, à coups de marteau, après les avoir amadoués à grands renforts de vodka. Puis il élargit son spectre en tuant aussi des mères de famille et des gens qui avaient juste la malchance d’être là. Il est arrêté et condamné en 2007 à la prison à vie pour 49 meurtres. Et il ne regrette rien. « Si l’on ne m’avait pas arrêté, j’aurais continue éternellement. La police a sauvé beaucoup de vies. »

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10. Wang Qiang

Ca devient presque lassant : près abusif et alcoolique, fuite dans les rues, petits boulots, petits délits, premier meurtre à 20 ans, en 1995, sur une petite fille avec viol pré et post-mortem, puis reproduction du modus operandi 45 fois jusqu’à son arrestation en 2003, condamnation à mort, balle dans la tête. Sympatoche.

Ca donne pas envie d’avoir des enfants si c’est pour qu’ils deviennent des tueurs en série.

Source : Wikipédia