Le don d’organes, c’est le prélèvement d’organes et de tissus en bon état sur une personne récemment décédée qui servent ensuite à sauver la vie d’une personne vivante mais en mauvais état. C’est donc une manière de faire UN truc bien dans sa vie une fois qu’on est mort, mais ce n’est pas obligatoire.

1. Quels sont les organes ou tissus que l'on peut greffer ?

En gros, l’essentiel des greffes d’organes concerne le rein, le foie, le coeur, les poumons, le pancréas et l’intestin. On peut également greffer des tissus, c’est-à-dire des os, des veines, des tendons, voire des neurones ! En revanche, on ne greffe jamais les yeux qui sont un élément essentiel de la personnalité et de la reconnaissance.

2. Quels sont les organes que l'on peut donner de son vivant ?

De son vivant, il est possible de donner son rein ou un lobe de son foie. La loi prévoit qu’un receveur peut obtenir un rein ou un lobe de foie d’une personne de sa famille élargie ou de son conjoint.

3. Que doit-on faire pour être donneur après notre mort ?

Rien. En réalité, la loi française considère tous les ressortissants français comme des donneurs de base. Il ne s’agit donc pas de s’inscrire quelque part pour donner, mais de s’inscrire sur le registre national des refus si l’on ne souhaite pas donner ses organes. Il est également possible de parler du sujet à ses proches en spécifiant que l’on ne veut pas donner, le personnel médical s’enquérant des volontés du mort auprès de ceux qui, eux, continuent à vivre.

4. Peut-on prélever plusieurs organes sur un même cadavre ?

Oui. Rien n’empêche de prendre plusieurs organes à un même corps, tout dépend de l’état des organes et de la demande.

5. Que disent les principales religions du don d'organe ?

Les représentants des trois monothéismes (du moins en France) s’accordent pour dire qu’il faut encourager le don d’organes, la possibilité de sauver une vie surpassant les injonctions d’enterrer le corps entier.

6. Est-ce que cela impacte la gueule du corps qui est rendu à la famille ?

Non. Le prélèvement s’effectue avec autant de soin que s’il s’agissait d’opérer un vivant et les médecins sont tenus de rendre à la famille le corps dans un état tout à fait présentable.

7. Peut-on choisir à qui donner ses organes ?

Non, pour plein de raisons. La première c’est que la liste des personnes en attente de greffe se doit d’être équitable. La deuxième, c’est qu’il faut respecter la vie des receveurs. En revanche, la famille d’un donneur peut obtenir du corps médical des informations sur le succès des greffes réalisées grâce au don de leur proche mort, tout en protégeant l’anonymat du receveur.

8. Peut-on rencontrer les personnes à qui l'on a donné ses organes ?

Si on est mort, assez logiquement, non. Si on est vivant, vu qu’on ne peut donner qu’à quelqu’un de son cercle proche, il y a moyen qu’on se rencontre, oui. Mais une histoire d’amour qui commencerait par une rencontre après un don de rein, c’est impossible et contraire à l’éthique médicale.

9. Comment faire si on ne veut pas donner ses organes ?

Il s’agit donc de s’inscrire sur le Registre national des refus ET/OU d’en parler autour de soi.

10. Y'a-t-il un âge limite pour donner ses organes ?

Non. Tout est question de l’état des organes. Assez logiquement, 42% des donneurs ont plus de 65 ans (ils meurent plus souvent que les autres, hein). Mais si vous avez fumé comme un pompier toute votre vie, y’a moyen que l’on ne prenne pas vos poumons.

Donnez donnez donnez, donnez donnez moi, donnez donnez donnez, dieu vous le rendra.

Pour en savoir plus : dondorganes.fr