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Source photo : cineclap

L'expérience, c'est la vie qui vous tend un peigne alors que vous êtes chauve. Notez que ça n'a pas vraiment d'intérêt ce genre de phrase, mais ça claque toujours un peu de commencer l'intro par un petit proverbe. Ah, qu'est ce qu'on se croyait malin du haut de nos 14 ans. Chère insouciance, à cette époque on ne savait pas encore que la plupart de nos choix étaient débiles. Aujourd'hui, on se rend compte qu'on a fait bien des boulettes. Si c'était à refaire, ce serait presque pareil, sauf pour ces 10 points :

  1. Écouter ses parents qui voulaient qu'on fasse Allemand LV1
    "C'est très important l'Allemand et puis tu seras dans une meilleure classe" qu'ils disaient. Sauf que non. L'allemand, on a tout oublié et l'anglais, on l'a commencé trop tard pour être bon. Si seulement on avait su que c'est en Espagne qu'on irait tous les ans. En plus, c'était pas vrai, c'était pas une meilleure sixième, c'était une sixième avec six filles, dont cinq moches et une farouche.
  2. Draguer cette conne de Virginie Chamoulaud
    Tout le monde a essayé, et c'est cet abruti de Kevin qui se l'est finalement faite. Sauf que, à 20 ans on la recroise, et on se rend compte que c'est un boudin. Évidemment, Sophie dont on s'est cordialement moqué à cause de son appareil dentaire était devenue une bombasse à 16 ans. Si on avait un peu anticipé, on serait sorti avec le plus gros avion du lycée. Les filles non plus ne se doutaient pas que Jean-Eudes jouait de la guitare en secret, et que son groupe de rock deviendrait énorme.
  3. Se faire dispenser d'un cours de gym sur deux avec les ordonnances de votre "oncle médecin"
    Il était gentil quand même "tonton". Mais bon, si on avait un peu pris goût au sport à cette époque, on galèrerait un peu moins sur le tapis de course aujourd'hui. C'est pas qu'on glandait grand-chose dans les cours de M. Chamoulaud (ouais le père de l'autre), mais c'était toujours mieux que manger des chips en jouant à la super Nintendo.
  4. Commencer la clope pour impressionner les copains et les copines
    Virginie sortait avec un type qui fumait, les mecs cool qui écoutaient de la bonne musique fumaient, et même M. Chamoulaud fumait. Automatiquement, à cette époque, on se dit que si on n'a pas une tige dans la main devant l'entrée du collège, on est pas vraiment un ado. Grave erreur. Qu'est ce qu'on ferait pas pour baffer le petit con qui vous a filé cette première News allumée dans les chiottes...
  5. Mettre le bordel en cours de musique
    A 12 ans, quand on te tend une flûte et qu'on te demande de chanter devant tes "camarades", tout ce qu'on veut faire c'est se tirer une balle. Donc pour sauver la face, on fait comme tout le monde et on s'acharne un peu plus sur ce pauvre professeur de musique qui n'avait vraiment pas besoin de ça. On ne sait pas à cette époque que, deux ans plus tard, on fera tout pour apprendre la guitare et que la musique deviendra une partie centrale de l'adolescence. Pauvre M. Gauthier, retraite forcée pour dépression alors qu'il avait 39 ans, c'est triste quand même. En plus, il nous avait fait chanter les Beatles, il ne pouvait pas être si mauvais...
  6. Être attentif en classe de techno, il est passé où d'ailleurs ce porte-clés lumineux ?
    On y croyait à l'époque. C'était l'anarchie dans cette classe, mais vu qu'il y avait des ordis (qu'on savait mieux faire marcher que le prof) et que c'était l'assurance d'avoir un 16 dans le bulletin, c'est à peu près le seul cours où on s'appliquait. Faux. Nul. C'est vrai que ça servait strictement à rien de faire des trous dans un bout de plastique. C'est de ça dont aurait dû se faire dispenser. Ça ferait un peu moins d'horloges pourries dans le carton de souvenirs.
  7. Embêter les pions, c'est vrai que c'est un dur métier
    Quand on est gamin, on s'imagine que les gens qui nous empêchent de courir dans les couloirs sont des adultes accomplis, donc des ennemis. Quand on sera obligé de faire le même métier pendant notre deuxième année de fac, on comprendra que non. En fait, c'était juste des étudiants sympas qui galéraient comme on l'a fait après eux. Si au lieu de les faire chier, on leur avait demandé des conseils sur le sexe, la musique et les fringues, on aurait peut-être compris la vie plus rapidement. Et puis, se rendre compte que celui qu'on appelait "tetedec'" était en fait le dealer du lycée, à 20 ans, c'est quand même bien la lose. AH...si on avait su.
  8. Pousser le souffre douleur de la classe à bout, non, mais vraiment
    On a tellement peur d'être du mauvais côté de la vanne à cet âge là, qu'est ce qu'on aurait pas fait pour s'intégrer. En y repensant, il n'y avait rien de vraiment drôle à faire manger des fourmis à ce pauvre Rémi, ni à organiser un concours de moche chaque semaine en l'honneur de Sylvie. On fera une drôle de tête en en apprenant qu'ils sont devenus millionnaires grâce au site qu'ils montés tous les deux : "Adopte un moche". Finalement, c'est peut-être grâce à nos crasses qu'ils se sont trouvés ces deux là, et c'était pas gagné vu les engins.
  9. Inventer des excuses lamentables pour expliquer les retards
    "- Pardon, mais j'étais coincé dans les embouteillages ? - Mais t'habites à cinq minutes, j'ai ton adresse sur ta fiche ?", "- Oui, mais ... - Et puis y'a pas d'embouteillage dans une ville de 5000 habitants", "- Oui, mais mon chien ...". Ah ça, on était bien bien nul en mensonges. Maintenant on le fait toute la journée : à son boss, sa femme, ses gosses (sont crédules ces petits machins) et ça passe tout seul. Rien ne vaut l'entraînement.
  10. Tanner ses parents pour ces doudounes Chevignon à mille balles
    Comment a-t-on pu trouver qu'avoir une oie brodée dans le dos, c'était la classe ? Vous étiez 6 à avoir la même dans votre classe de 4ème. Avec le recul, on se dit qu'on aurait accepté de porter l'uniforme au collège, mais seulement s'il y avait une oie dessus, et qu'ils coûtaient un rein.

Et vous ne regrettez rien comme Edith, ou vous vous en voulez à mort ?