Bouh les nuls. Trump, le Brexit, Fillon,… Les mecs, leur seul taff, c’est de nous dire ce qui va se passer, et ils se trompent. Je peux vous dire que si je faisais pas de tops, je me ferais virer direct moi. Bon, après c’est vrai qu’ils ont quelques bonnes excuses. C’est pas facile de connaître les intentions de vote de 60 millions de personnes. Sinon il y aurait plus de vote du tout.

1. Les hypothèses de départ

Quand on fait un sondage, on prend 3 hypothèses en compte. Si au moins l’une d’entre elles est erronée, le sondage pourra être contesté.

1. Lors d’un sondage, ce que disent les répondants correspond effectivement à ce qu’ils font,

2. Si on demande quelque chose à quelqu’un aujourd’hui, sa réponse sera la même dans le futur,

3. Si on demande à un échantillon de personnes « représentatives de la population » ce qu’ils vont faire, on peut en tirer des conclusions sur la population dans son entièreté.

Aucune de ces hypothèses ne peut être prouvée.

Source photo : Giphy

2. La technique d'échantillonnage

Il faut faire attention à la technique d’échantillonnage : En effet, si vous voulez faire un sondage « Avez-vous internet ? », ne le faites pas par mail. J’ai grossi le trait pour rendre le point évident, mais même dans le cas d’un sondage par téléphone fixe, une partie de la population est mise à l’écart.

3. L'échantillon biaisé

Pour avoir un sondage le plus crédible possible, il convient de sélectionner un échantillon représentatif de la population totale que l’on étudie. Ainsi, il faut interroger des gens issus de toutes les catégories socioprofessionnelles, âges, sexes,… dans les mêmes proportions que celles de la population totale. Evidemment, les instituts de sondages le savent et tentent de s’en approcher un maximum, mais c’est impossible d’avoir l’échantillon parfait.

4. En France, il est interdit de faire des sondages pendant les 2 semaines qui précèdent le vote

Mais la campagne ne s’arrête pas pour autant. Et on a le droit de changer d’avis.

Source photo : Giphy

5. La subjectivité

Même quand le journal qui commande le sondage essaie d’être objectif, c’est impossible de l’être totalement. Donc les chiffres qui sont donnés sont à prendre avec des pincettes.

6. Un sondage trop favorable démobilise

Lorsqu’un candidat est donné large vainqueur, ses partisans seront moins motivés pour aller voter. Et si ça arrive dans de trop grandes proportions, le candidat en question peut se prendre une énorme déception dans les dents.

7. Le vote contrariant

Selon Soft Concept, de plus en plus d’électeurs fondent leur choix non pas sur leurs convictions mais sur l’opposition au choix majoritaire. Une belle preuve de maturité qui n’est pas sans rappeler la crise d’adolescence.

Source photo : Giphy

8. La marge d'erreur

Lorsque les sondages sont présentés, on précise rarement qu’il existe une marge d’erreur d’au moins 3%. Entendons-nous bien, on le sait. Mais quand on se retrouve à commenter des différences d’intention de vote de l’ordre de 1 ou 2 points, ça n’a plus aucun sens.

Un peu d’indulgence.

Source : France Info et Soft Concept

 

Tous les mardis à 18h, on se retrouve sur Twitch ! Ce soir on joue à PES 2018. Allez viens.