A une époque où on a envie de raconter tout et n’importe quoi sur Facebook, Twitter et Instagram, allant de ce qu’on a bouffé le midi au compte-rendu détaillé de notre dernière coloscopie, y’a certains trucs qui doivent rester dans la sphère intime, c’est beaucoup mieux comme ça.

1. Tout le monde s’en fout

C’est le plus grand point à retenir. Tout le monde s’en contrefout de la taille de ta dilatation, du temps d’espacement entre chacune de tes contractions, de ta perte des eaux, de ta poussée et de la pose de la péridurale. On s’en tape, point barre.

2. Ta pote qui va bientôt accoucher est complètement terrorisée

Parce qu’elle n’est qu’à 7 mois de grossesse et qu’elle a tapé « accouchement » comme une teubée dans la barre recherche, elle tombe sur ton thread qui raconte point par point ton calvaire, et elle n’a qu’une envie maintenant: que son bébé reste dans son bide jusqu’à ses 18 ans.

3. On apprend des détails qu’on ne veut pas forcément connaître

Personne ne veut savoir que la sage femme arrive à mettre 5 doigts dans ta shneck sans que tu ne sourcilles, personne ne veut savoir que quand tu pousses, tu pousses de partout, personne ne veut savoir à quoi ressemble le placenta après expulsion, photo à l’appui.

4. Tu vas perdre tous tes followers

Parce qu’ils ont l’habitude de te suivre pour tes tweets particulièrement drôles et perspicaces, pour tes retweets de l’actualité ou de personnes connues, pas pour lire le détail de l’expulsion de ton lardon.

5. Ton derniertThread était déjà pas terrible, c’est pas la peine de t’enfoncer

T’avais eu qu’un retweet, et encore c’était de la part de ta mère, ça aurait du te mettre la puce à l’oreille. Tout le monde n’est pas fait pour briller sur Twitter, ce monde parallèle impitoyable, et visiblement ce n’est pas pour toi.

6. 140 caractères, c’est déjà trop

Alors qu’à la base, on ne veut en lire aucun, te voilà à débiter des enchaînements de tweets avec plus ou moins de détails, plus ou moins de suspense, et c’est trop, il faut t’arrêter maintenant.

7. C’est plus le style de Facebook, laisse Twitter tranquille

Twitter est un monde à part, où si tu n’as pas d’humour ou une culture énorme, tu n’as rien à y foutre. Garde plutôt ça pour Facebook, je suis sûre que ça intéressera vachement plus tes potes de CM2 que tu n’as pas vu depuis 1998.

8. Tu vas avoir des réponses qui ne vont pas te plaire

Parce que les communautés sur Twitter sont bien présentes, tu risques de te frotter à des hordes de commentateurs bien remontés qui ne vont pas hésiter à te dire que tu devrais te pendre parce que tu n’as pas mangé ton placenta alors que c’est ce qu’il y a de mieux pour ton corps. Et en plus, t’as osé accepter la péridurale, espèce de faible. Tu vas t’en prendre plein la gueule.

9. T’auras clairement pas le temps

Un accouchement, ce n’est pas franchement le moment le plus paisible qui soit, disons qu’on a vu mieux. Tu crois franchement que tu vas pouvoir avoir le temps de twitter que tu as à mal à en crever et que tes contractions ne sont plus espacées que de quelques minutes ?

10. Non, c’est pas grâce à ça que tu vas « percer »

Parce que sur Twitter, c’est quand même ça le but ultime. « Percer », ça veut dire être connu, avoir des followers par milliers, des réponses à tes tweets et une certaine notoriété qui ne sert pas à grand chose c’est vrai, mais c’est quand même kiffant. Et c’est pas avec un live tweet sur ton accouchement que ça va arriver.

Allez, repose ce téléphone, et pousse, bordel.