Dans la vie, il y a deux camps différents : ceux inscrits en latin par leurs parents qui (malgré eux) subissent un enfer pendant 3 ans (on préférerait presque être privé de raclette), et ceux qui ont le choix, les filous. Si t’as pas eu le choix, je te souhaite beaucoup de courage, parce qu’il en faut, vraiment, presque plus que pour affronter la foule dans un Sephora pendant les soldes ; si tu as eu le choix, petit chanceux, il faut que je te prévienne de l’enfer auquel tu t’exposes en suivant cette matière du Démon. Ne fais pas la même erreur que moi.

1. Le prof est vieux et chiant

Si ton/ta prof est passionné/ée par Jules César et qu’il/elle connaît si bien sa vie, c’est certainement parce qu’ils sont cousins, ou du moins qu’ils viennent de la même époque ; car oui, les profs de latins sont quasi tous des fossiles qui feraient passer un dinosaure pour un djeuns. Et ils sont, par la même occasion, généralement très relous (il y a des exceptions, mais ce sont des perles rares, comme dans les huîtres, tu vois). Avoir cours sur un sujet inintéressant et faire semblant d’écouter est déjà une épreuve, alors si celui qui l’enseigne fait preuve d’un enthousiasme digne d’un mollusque, ça devient mission impossible.

2. Ça ne te servira JAMAIS

Tout le monde fait latin pour partir en voyage de classe, avouons-le, et c’est une GROSSE ERREUR. Après avoir fait ce SU-PER-BE voyage, ton établissement t’annoncera que non, tu ne peux pas arrêter le latin en cours d’apprentissage. Pris au piège comme un cornichon dans un sandwich, tu essayeras de te convaincre (et de convaincre les autres) que “ça rapporte des points au bac”, points que tu n’auras jamais puisque c’est une option, soit un truc qu’on ne révise pas. Une semaine de voyage pour au moins 3 ans de cours, ça fait un peu cher la pizza, non ?

Source photo : Giphy

3. Les horaires sont pourris

Comme c’est une option (fort heureusement d’ailleurs), il faut caler les cours quand c’est possible pour les profs ET pour les élèves, et il est rare que ce soit quand ça te convient le mieux. C’est comme ça que tu te retrouves le lundi midi à avaler un sandwich triangle dégueu en 10 min pendant que tes potes s’éclatent (le bide) au McDo.

4. Tu ne t’amélioreras pas en français

Triste vérité, le latin ne peut pas te faire progresser en langues, contrairement à ce qu’avait promis M.Bichon, ton prof de français de 5ème. A moins que tu sois un Dieu en latin, ce qui est rare, je t’assure, tu galèreras déjà à retenir le vocabulaire et sa signification en français. Donc, non, tu ne t’amélioreras pas en français SAUF si tu es doué en latin, ce qui implique d’être assez bon… en français.

Source photo : Giphy

5. Tu ne comprendras pas mieux les sortilèges d'Harry Potter

A consonance latine, les sortilèges les plus badass dans la saga Harry Potter donnent l’impression qu’ils ont une origine latine MÉ-GA stylée et que la connaître grâce à tes cours de latin te permettra te la péter lors d’un dîner mondain. SPOILER ALERT, c’est une info erronée, car s’il n’est pas difficile d’imaginer l’étymologie de “Lumos”, il est plus compliqué d’en faire mention dans une conversation glissant entre la situation géopolitoque du Zimbabwe et l’augmentation de l’ISF. De toute façon, jamais aucun prof ne te donnera d’explications quant aux soi-disant sortilèges d’un monde de cassos qui pratiquent un sport sur des serpillères.

6. Ça compte quand même dans la moyenne

On a beau te dire qu’une option ne doit jamais te pénaliser, les profs sont de petits malins et t’embrouillent ni vu ni connu. Parce que figurez vous qu’une option compte quand même dans la moyenne, mais comme c’est une option qui n’est pas censée te pénaliser, tu vas en cours peinard les doigts de pieds en éventail, puis un jour un contrôle sauvage apparaît, et toi t’essayes de te dépatouiller comme tu peux, mais ce n’est pas très efficace et tu te retrouves avec un 4.

7. Ça ne t’aidera pas avec les filles ou les garçons, malheureusement

Ça parait débile, mais tu ne pourras jamais parler latin (c’est un peu le principe d’une langue morte) parce que pour ça il faudrait déjà maîtriser les 5 déclinaisons, conjuguer des verbes au présent, au parfait, au futur, et mon poing dans ta gueule aussi. Donc si tu comptais draguer avec cette merveilleuse langue décédée (qui ne te sert qu’à dire “Tu quoque, mi filis”, ce qui est un peu contraignant), tu peux retourner apprendre tes cas.

Source photo : Giphy

8. Personne ne parle latin

Je sais pas si t’as déjà croisé des gens qui parlent ou lisent couramment latin, mais moi ça ne m’arrive jamais. Dommage car j’aurais bien aimé leur montrer que je sais dire gémissement (gemitus, gemitus, m pour ta gouverne) dans ce magnifique langage et converser avec eux, sauf que non, personne ne parle latin, sauf peut-être Lord Voldemort, mais lui il tue des enfants aussi donc on va peut-être pas le prendre pour modèle.

9. Tu ne peux même pas parler par message codé

Si tu pensais que le latin de permettrait de discuter avec tes potes de façon totalement incompréhensible et discrète à la James Bond, c’est faux. Déjà, comme je l’ai dit, tu ne sauras JAMAIS parler, mais surtout c’est pas hyper difficile de comprendre ce que tu dis, parce que ça se rapproche vachement du français, et si une personne ayant un peu plus de perspicacité que la soeur de Dexter laisse traîner ses oreilles, elle devrait à peu près piger ce que tu racontes.

 

10. C’est hyper dur

Malgré le fait que ton/ta prof te répète que “le latin c’est hyper facile”, c’est faux, et totalement : ne tombe pas dans la pancarte. C’est vrai que ça fonctionne toujours pareil avec des règles de base, à un détail près : 30.000 exceptions. Léger détail. Donc non ce n’est pas aussi facile que télécharger un film de Christian Clavier, ce serait trop beau.

Source photo : Giphy

Voilà, si malgré tout tu persistes à vouloir apprendre le latin, on peut plus rien faire pour toi, tu es passé du côté obscur de la viribus. Si tu veux une technique pour retenir tes cas, repense à cette phrase très sexy “Nous Vous Avons Gardé Des Abricots” que tous les profs donnent en se croyant trop frais.