Aujourd’hui, il y a environ 380 822 personnes qui naissent chaque jour. Toutes les 4.41 secondes, un nouveau mioche sur terre à qui l’on devra organiser une fête d’anniversaire, préparer un gâteau et dont on devra se farcir les petits camarades bruyants (s’il en a). La question que l’on se pose est la suivante : est-ce vraiment bien utile ? NON. Et on vous dit pourquoi…

1. Tu te fais spammer de messages toute la journée

Toute la journée. Que ce soit sur Facebook, par SMS ou sur whatsapp, on te sollicite de partout et c’est insupportable. D’autant plus que tu es obligé de répondre poliment sinon tu passes pour un être rustre et désagréable (ce que tu es peut-être). Et on ne parle même pas des appels interminables de tes proches pendant lesquels ils ont l’outrecuidance de te souhaiter plein de belles choses. Non mais oh.

2. Tu te rapproches dangereusement de la mort

Et oui, tu te rapproches doucement du trépas. Ton anniversaire, c’est aussi le jour qui marque au fer rouge le fait qu’il te reste de moins en moins de temps à vivre sur notre planète Terre. Et plus les années passent, plus tu prends conscience de ta propre finitude. D’abord tu fêtes ton quart de siècle, puis ton demi-siècle… et enfin ton siècle (si c’est le cas, beau gosse).

Source photo : Giphy

3. Tu reçois des cadeaux de merde

Parce que les gens s’obstinent à croire qu’ils te connaissent et c’est FAUX. En témoigne ce T-shirt hideux que tu as reçu il y a quatre ans et dont tu ne sais que faire… À part peut-être un chiffon. Faut pas s’étonner si on vous demande de gros chèques à chaque fois, les gars. On arrête avec les fantaisies et les prises de risques inutiles maintenant. Merci bien.

4. Tu es dans un malaise intersidéral quand on te chante "Joyeux anniversaire"

Tout le monde le connaît, ce moment de gêne intense pendant lequel ton entourage te chante « Joyeux anniversaire ». Il fait noir d’un coup car ils ont pris soin d’éteindre la lumière pour te surprendre. Ils s’approchent de toi furtivement, armés de leur gâteau et soudain, leurs voix s’élèvent en chœur : « Joyeux aaanniiiveeeersaiiiire, joyeux aaanniiiveeeersaiiiire, joyeux anniversaire bidule, joyeux annnniiiversaire, biduuuuule ». C’est gênant, plutôt faux et tu ne sais absolument pas où te mettre. Tu regardes dans le vide, tu n’oses pas affronter leur regard. Et enfin,quand le calvaire prend fin, tu te rues sur ta part de gâteau et essaies d’oublier ce qu’il vient de se passer.

5. Tu subis les blagues pourries de tes potes "Joyeuses Pâques"

Chaque année, c’est la même chose. Soit tes potes testent leurs blagues pourries de type « HB », « Joyeuses Pâques », « Balek de ta life ». Soit ils décident de t’humilier avec des photos de toi tellement peu flatteuses que même ta mère te supprime de ses amis. Et même si tu les aimes, tu as un peu envie de leur mettre la tête dans une friteuse quand tu vois tes photos d’adolescents boutonneux resurgir sans ton consentement. Bande de raclures.

Source photo : Giphy

6. On ne te fait pas d'anniversaire surprise

Toute la journée, tu as cru percevoir des signes indiquant que tes potes étaient en train de te préparer une surprise. Chacun se débine quand tu lui proposes un verre après le taf pour fêter cet événement. Ils ne répondent pas à tes appels. Ils chuchotent quand tu t’approches d’eux en te regardant avec crainte et suspicion. C’est sûr et certain: ce soir, ce sera ton soir. Et puis quand tu rentres chez toi, vers 21h, le cœur gonflé d’amour pour tes proches, tu ouvres la porte avec lenteur, un sourire en coin, pensant qu’ils t’attendent tous à bras ouverts. Sauf qu’il n’y a personne. Tu es seul, dans ton salon. La solitude pour unique compagnie. Et d’un coup, tu prends conscience du fait, personne ne t’aime. Sorry.

7. Tu prends huit kilos en une soirée

Parfois tu es stratégique et tu anticipes l’absence d’affection de tes amis à ton égard. Du coup, tu organises toi-même une fête d’anniversaire. Et pendant cette soirée, tu te goinfres de gâteau, de chips en tous genres, de bonbons tellement acidulés que ton estomac se désagrège petit à petit. Toi qui avais une alimentation si saine au quotidien, tu as abandonné tous tes principes pour que cette soirée reste à jamais gravée dans ton cœur et dans tes intestins. Joyeux dessein.

8. Tu fais semblant de t'en foutre quand on oublie de te le souhaiter mais à l'intérieur de toi, tu pleures

Tu as beau feindre le détachement lorsque l’on te zappe, personne n’est dupe. Tu as mal et ça se voit aux crispations de ta mâchoire lorsque la personne en face de toi, surprise, te lance à la tronche sans précaution « Ah c’est ton anniversaire ? Ah, je savais pas… Bah joyeux anniversaire ! »… Bah si tu savais pas, t’aurais mieux fait de fermer ta.. bouche ?

Source photo : Giphy

9. Souvent ton anniversaire tombe un jour de la semaine, aucun intérêt

Certes, c’est ton anniversaire, le jour où tout le monde a l’obligation de célébrer ta naissance et où l’on devrait, en théorie, te foutre la paix. Sauf qu’en général, tu es en train de trimer au boulot et tu n’as absolument pas de laissez-passer. Tu as beau faire les yeux doux à ton patron, insister sur la date d’aujourd’hui, tousser à chaque fois qu’il passe devant ton bureau, berçant l’espoir qu’il te laisse partir plus tôt, ça ne fonctionne pas. Il commence même à te regarder de travers te suspectant de le provoquer. Arrête.

10. Tu es pyrophobe, tu ne supportes pas les flammes

Alors quand tes amis s’approchent, l’air benêt, avec leur gros gâteau recouvert de bougies, la seule chose que tu vois, c’est un chantier de guerre ravagé par les flammes. Tu sens l’angoisse monter en toi à mesure qu’ils viennent vers toi. Des tremblements te secouent. Tu aimerais fuir rapidement mais il est trop tard. Maintenant, le feu se trouve à quelques centimètres de toi. Tu es figé par la peur, tu souffles et tu hoquettes. Tes potes, inconséquents, ne voient pas la crainte qui te happe, ils pensent que c’est le bonheur et l’émotion qui te rendent si livide. S’ils savaient…

Source photo : Giphy

Si vous êtes encore convaincu que c’est utile de fêter son anniversaire, c’est que vous avez foi en l’humanité. Et ça, c’est bien.