Il n’y a qu’un seul moment dans la vie d’une ville où les automobilistes et les piétons sont à l’unisson : quand ils parlent de la haine qu’ils ont envers les cyclistes. Personne n’aime un cycliste et, rassurez-vous, un cycliste n’aime personne non plus. Mais comme la haine ça crispe et stresse les gens, la solution est très simple : interdire les cyclistes dans toutes les villes.

1. Les cyclistes grillent les feux rouges

Disons que ça n’est pas vraiment « griller » le terme exact, il s’agit plutôt de considérer le feu rouge comme un « cédez-le-passage » pour cycliste. Le problème c’est qu’avec l’habitude, le « cédez-le passage » devient un « je passe parce qu’il n’y a jamais personne à cette intersection ». Résultat : même moi à vélo, je me suis pris un autre vélo qui a grillé un feu. (Je me suis aussi pris un piéton, une voiture et une amende de 90€ en grillant des feux)

2. Trop de verres cassés

Ce top n’est pas anti-cycliste, ce top est aussi fait pour votre bien à vous les amis à deux roues. Rouler dans les villes c’est se confronter à un premier problème que vos pneus n’aiment pas : le verre. Malgré le travail acharné des agents municipaux, il restera toujours un tesson de bouteille de Kro éclaté qui ira se planter directement dans votre chambre à air. La ville n’est pas faite pour vous.

3. Les vélos n'aiment pas les pavés (surtout mouillés)

Tu as décidé d’être cool et d’acheter un vélo sportif avec des roues de 25mm, grosse erreur ! Les routes pavées te rappelleront à chaque instant que tu as fait le mauvais choix : tu dérapes, tu freines mal, ta roue s’infiltre dans les interstices. Et en plus de tout ça, comme ton vélo n’a pas d’amortisseur (c’est pas beau sur un fixie), ce sont toutes tes articulations qui prennent.

4. Le cycliste roule sur les trottoirs

Pour aller d’un point A à un point B, il y a souvent un sens interdit entre les deux. Plutôt que de rouler sur la route, le cycliste, conscient du danger, décide de rouler sur le trottoir. Sauf que si on a un vélo, ça n’est pas pour marcher à côté mais bel et bien rouler avec. Alors évidemment la cohabitation entre piétons et cyclistes devient difficile sur un trottoir d’un mètre de large et c’est souvent le vélo qui est en tort.

5. Les cyclistes se détestent aussi entre eux

Si j’ai appris une chose en allant au travail à vélo quotidiennement, c’est qu’il faut se méfier de tout le monde sur la route mais surtout des cyclistes. Je n’ai pas eu beaucoup d’accidents à vélo mais la plupart étaient avec d’autres vélos qui roulaient mal. Interdisons donc tous les vélos (sauf le mien).

6. Le vélo n'est absolument pas rentable

C’est ta grande décision de l’année : arrêter de prendre les transports pour aller au travail à vélo. Là encore, c’est financièrement une grosse erreur. Entre les chambres à air qui pètent, les câbles de freins usés, les pneus percés, la selle que tu te feras voler, la roue que tu auras explosée en montant sur les trottoirs… entretenir son vélo coûte beaucoup trop cher et surtout beaucoup plus qu’un pass transport annuel. Alors pensons à l’économie des citoyens !

7. Ils les accrochent n'importe où

Il faut se faire à l’idée, les villes ne sont pas faites pour les vélos et encore moins pour les garer. Dans les « garages » à vélo, tu trouveras plus de moto, scooter ou vélos abandonnés que de place pour le tiens. Résultat, on accroche son vélo n’importe où et ça fait sacrement dégueulasse.

8. Les pistes cyclables sont une arnaque

Tu trouveras plusieurs types de pistes cyclables. Les seules vraiment pratiques sont celles au bord des grands axes où ils ont même mis un petit trottoir pour la séparer. Les autres sont tout bonnement inutiles. Soit des voitures sont garées dessus, ce qui empêche le cycliste de rouler normalement. Soit, encore pire, pour faire grossir artificiellement le nombre de kilomètres de pistes cyclables, des mairies ont inventé le double-sens cyclable. Le concept est simple, une route sens unique peut être prise à contre sens avec un vélo. Sauf que, malheureusement, un vélo et une voiture ne peuvent pas se croiser (ça ne rentre pas). Le cycliste doit donc se jeter sur le bas côté pour laisser place à Maaadaaaame la voiture.

9. On ne peut plus écouter de musique à vélo

Faire du vélo c’est maintenant chiant. Avant tu pouvais flâner dans les rues ensoleillées en écoutant FIP sur ton vélo. Aujourd’hui, tu roules sans rien. Tu n’écoutes que le bruit des moteurs et des klaxons qui t’entourent.

10. Vélo = transpiration = horreur pour les collègues

S’il y a bien une bonne raison d’arrêter de faire du vélo, c’est pour le bien-être de tes collègues. Tu pues quand tu arrives et même ton déo AXE ne cache pas l’horreur.

11. Un 4x4 est beaucoup plus confortable

Musique, clim, fauteuil massant, sécurité… la vie est beaucoup plus belle en 4×4.

12. Un cycliste double par la droite ou par la gauche

Autre subtilité du cycliste, il double par « là où il peut passer ». Parfois à gauche, parfois à droite, ça dépend du moment. Rouler sur un cycliste qui te double du mauvais côté, c’est avant tout beaucoup de frais de réparation pour ton véhicule.

Donc soit on arrive à faire une ville où tout le monde peut vivre ensemble, soit on roule tous en 4×4 et tant pis pour la pollution.


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