
Crédits photo : France3
La magie de la Coupe… alors que les rumeurs vont bon train dans les pages « transferts » de nos gazettes, le premier match de l’année civile se joue en général sur les terrains bosselés de nos belles régions, avec son lot de surprises humiliantes et de dénouements aux tirs au but. Comment pourrait-on se passer de cette belle tradition, de cette dose de football de clocher qui nous rappelle pourquoi on aime le football d’en bas, celui qui sent les tacles et la mauvaise foi comme dirait Miossec. Hommage à la plus vieille compétition de l’hexagone en 10 arguments imparables.
- Ca permet de placer sur une carte de France des villes aux noms improbables et qu’on ne soupçonnait même pas: Montcul (Lot), Trecon (Marne), Arnac la Poste (Haute-Vienne)… Et puis les reportages sur nos régions ça fera plaisir à Jean Pierre Pernault.
- Ça donne des arguments pour chambrer l’équipe rivale pendant au moins deux ans en cas de défaite contre un petit: « Alors les Marseillais, on va le passer ce match de Ligue des Champions? C’est pourtant pas Carquefou en face!« , « Et ben les Parisiens, vous pensez qu’il va vous permettre de battre Rodez votre Ancelotti?«
- Ca nous rappelle « Coup de tête » et Allez Trincamp: qui, on le répète, n’est rien d’autre que le meilleur film existant sur le foot.
- Parce que ça donne un « Téléfoot spécial avec tous les buts, ne zappez pas »: c’est rare de voir tous les buts dans Téléfoot. Déjà un en temps normal, c’est énorme, alors plusieurs… On va finir par oublier les 6 coupures pub pour Gilette et les commentaires de Christian Jean-Pierre.
- Toutes les équipes sont à pied d’égalité: même si les plus petites équipes doivent passer 13 tours pour accéder à la finale quand les pros n’arrivent qu’en 32ème. Et les petites équipes doivent en général se déplacer dans un stade aux normes et abandonner leur terrain municipal. L’égalité, ça va 5 minutes.
- Ça nous rappelle le but de José Touré en finale: et ça suffit à garder une coupe comme celle là ? Largement oui.
- Parce que voir Lugano se faire dribbler par un fiscaliste ou Lucho se faire prendre de vitesse par un facteur, ça n’a pas de prix: on dira qu’ils étaient sur-motivés en face, ça cachera la misère.
- Parce que c’est le seul soir de l’année où on entend tous les ans l’argument de la « faute professionnelle » après une défaite contre une promotion d’honneur: on le sait, ils le savent, mais ça arrive quand même. Après la défaite contre des amateurs, il sera temps de se fouetter avec des orties et de rendre hommage à ceux qui « en voulaient plus »
- Parce que toutes ces bourgades, c’est un puit sans fond pour les titres de L’Equipe: « Carquefou, c’est fou », « Chantilly, la crème du football français »… que du bonheur.
- Parce que c’est au final le seul truc que vous avez de commun avec les pros: oui, vous aussi, un jour, vous avez joué la Coupe de France. Et votre maillot RTL trône dans votre chambre, quelque part.
Et vous, la vielle coupe vous fait vibrer aussi ?



4 commentaires
J’ai encore gagné.
Chapeau :)
Carrément quelle me fait vibrer la vieille. C’est là seule fois que j’ai pu jouer contre le LOSC.
+1 pouur le maillot sauf que nous c’était SFR. mais quel plaisir le flocage.
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