Si ça se trouve, on vient de t’offrir un parfum. Si ça se trouve, tu viens d’offrir un parfum. Si ça se trouve, tu n’as ni reçu, ni offert de parfum mais tu te poses des questions sur le parfum et du coup tu lis ce top. Ce qui est plutôt pratique et logique dans la mesure où c’est un top qui apporte des réponses aux questions qu’on se pose (on au sens large, tu peux te sentir inclus) sur le parfum.

1. Ça existe depuis quand ?

Oula, ça nous rajeunit pas. On pense que même les Neanderthal se frottaient avec des onguents pour foutre la pression au gibier. En tous les cas, il est fait mention du commerce et de l’usage de parfums au IV° millénaire avant JC pendant la civilisation sumérienne. Bref, ça ne date pas d’hier.

2. C'est vraiment des extraits de plantes et tout ?

Au départ oui : il s’agissait d’essences de plantes plongées dans de l’alcool. Mais aujourd’hui il est de plus en plus courant de reconstituer les odeurs au moyens d’assemblages synthétiques qui font baisser le prix du flacon.

3. Pourquoi y'en a qui puent ?

Les goûts et les couleurs, tout ça tout ça… Ce qui est certain en revanche, c’est que le mélange de parfums différents peut être très désagréable pour le cerveau qui n’est pas habitué à traiter autant d’odeurs à la fois. D’où cet effet un peu étourdissant lorsque l’on rentre dans une parfumerie et que toutes les fragrances nous parviennent en même temps.

4. Pourquoi ça coûte si cher ?

Ce qui fait le prix du produit, c’est sa rareté et bien sûr la rareté de ce qui le compose. Donc s’il s’agit d’un parfum original, fabriqué par un nez connu et qu’il est constitué d’essences réelles et non pas reconstituées de plantes, de fleurs ou de fruits, bah ça commence à coûter cher.

5. Est-ce que les senteurs ont évolué ou bien ce sont à peu près toujours les mêmes ?

Les senteurs ont évolué avec les techniques. Jusqu’à la fin du Moyen-âge, on se contentait globalement de bouillir et effriter les matières premières pour obtenir des parfums. A partir de l’invention de l’imprimerie, les techniques de distillation apprises grâce notamment aux Arabes ont pu être gravées dans le marbre et tout est devenu plus simple. Longtemps, le parfum le plus populaire a été l’encens, notamment aux temps bibliques. Des archéologues ont également pu déterminer avec pas mal de précision que des flacons vieux de 2500 ans avaient probablement servi pour recueillir du parfum constitué essentiellement de camphre. Après la Renaissance, l’hygiène avait moyen la cote et on s’est mis à tout parfumer pour masquer les odeurs, notamment au XVIII° siècle.

6. C'est quoi la différence entre parfum / eau de parfum / eau de toilette etc. ?

En fait c’est la concentration de parfum dans le flacon. Un parfum est composé de parfum entre 15 et 30%, lequel est ensuite dilué dans une solution d’alcool. L’eau de parfum culmine à 15% de parfum et l’eau de toilette à 10%. Et moins c’est concentré, moins c’est cher.

7. Est-ce qu'il y a des écoles de nez ?

Oui. La plus connue est sans doute l’école ISIPCA, fondée par la famille Guerlain et basée à Versailles. Mais il est également possible de devenir nez sans avoir suivi de formation spécifique. A noter qu’aujourd’hui, les principaux employeurs des nez sont l’industrie cosmétique de masse.

8. Est-ce qu'on peut en fabriquer soi-même ?

Oui, et même sans laboratoire à condition de mélanger des huiles essentielles et de l’alcool. On n’est pas là pour donner un cours, mais sachez qu’il existe un Wikihow qui vous explique toutes les étapes pour créer votre propre parfum.

9. Si je le bois ça fait quoi ?

Encore une fois, un parfum est a minima composé à 70% d’alcool à 90 degrés donc cela revient à boire de l’alcool à 90 aromatisé. Or, les alcools ménagers (ou cosmétiques) sont composés d’un mélange d’éthanol et de méthanol, ce dernier n’étant pas propre à la consommation. Donc c’est pas bon pour la santé du tout du tout.

10. L'eau de Cologne c'est AOP ?

Non, il s’agit d’un parfum très dilué et qui était prisé des grands de ce monde après sa création par Jean-Marie Farina au XVIII° siècle. La famille de Farina puis les acquéreurs de son entreprise essayèrent tant bien que mal de conserver le nom pour leur seule création originale, mais le nom est devenu un terme générique et aujourd’hui l’eau de Cologne est un terme qui peut s’employer au même titre que parfum et qui recouvre de nombreuses réalités. A noter que, pendant la Première guerre mondiale, par antigermanisme, on rebaptisa l’eau de Cologne eau de Pologne.

Maintenant, vous êtes au parfum.