On le sait, prof n’est plus une sinécure depuis longtemps. Elève non plus, remarquez : on ne choisit pas d’aller s’enfermer avec des gens pas choisis dans une salle 8 heures par jour pendant toute son enfance. Quand ces deux détresses contraintes se rejoignent et qu’on saupoudre le tout de plein de bêtise humaine, on se retrouve avec un lot de punitions à la con, violentes ou humiliantes et qui emmènent souvent ceux qui les ont pensées à la case chômage.

1. La cantine qui impose du pain et de l'eau aux enfants pauvres

Les parents de ces deux enfants scolarisés dans l’Allier ne payaient plus la cantine. Qu’a fait le maire de la commune ? Il a accepté de garder les enfants à la cantoche, mais pas avec les plats des autres. Non, pour eux, du pain et de l’eau et rien d’autre. Evidemment, le scandale a pointé son nez. Il faut reconnaître que cela faisait près d’un an que les enfants mangeaient sans que les parents paient et que la décision était volontairement choquante pour réveiller les parents. Il n’en reste pas moins vrai que les enfants n’ont rien à voir avec le schmilblick et qu’on ne voit pas pourquoi ce serait à eux de trinquer (à l’eau).

2. L'exclusion du lycéen qui s'était maquillé

Lorsqu’en février 2019 le lycée Bellevue d’Albi a menacé d’exclusion Alexis parce qu’il venait à l’école maquillé (ce qui apparemment avait choqué une élève de 6ème pas très sortie de chez elle), les messages de soutien se sont multipliés. Par solidarité, ses camarades de classe se sont tous maquillés les jours suivants. Tu te maquilles ? Je t’exclue. Un peu con quand même.

3. Les élèves allongés sur le sol de la cantoche (et insultés)

Plus stupide que choquant. Des animateurs vacataires, embauchés par la ville de Corbeil pour surveiller les gosses à la cantine, ont des méthodes assez étranges. Pour calmer les élèves bruyants, ils les obligent à s’allonger sur le carrelage dégueu. Plus grave, l’un d’eux aurait traité un élève qui demandait un dessert de « gros lard ». Première nouvelle : l’expression « gros lard » perdure alors que nous ne sommes pas dans un doublage français d’un kid movie des années 80.

4. Le collégien noir colorié au feutre

Evidemment, c’est aux Etats-Unis, le pays de toutes les débilités, et plus précisément au Texas, l’épicentre mondial de la bêtise humaine. Un élève afro-américain qui était arrivé avec une nouvelle coupe très footballeur qui dessinait la lettre M s’est fait punir par sa direction, laquelle a décidé de colorier le reste de son crâne au marqueur indélébile noir. Les parents ont porté plainte contre ce geste raciste qui rappelle une pratique du temps de l’esclavage : les maîtres fonçaient la peau des esclaves au feutre pour nier plus encore leur humanité. Dans indélébile, il y a débile.

5. Les dérives d'une école lyonnaise

A l’école aussi bilingue que snob Westpoint de Lyon, les dérives sont nombreuses et inquiètent les parents. Parmi les punitions auxquelles le personnel éducatif a recours, certaines sont particulièrement inventives : on plonge les enfants dans le noir, on prive de récré les élèves qui n’ont pas d’assez bonnes notes et on donne des nuggets à ceux qui ont d’excellentes notes… Les parents d’élèves ont saisi l’inspection d’académie pendant que l’école dénonçait de fausses rumeurs.

6. La directrice qui enfermait un élève autiste dans une cage

C’est en Australie, je vous rassure. Un enfant autiste assez violent. Une directrice qui perd le contrôle et ne sait plus quoi faire. Une cage à taille humaine dans une salle de l’école payée par la prof de sa poche. L’élève autiste placé dedans. La justice saisie. La prof virée et interdite d’exercer. Classique, pas vrai ?

7. L'élève viré parce que ses parents se plaignaient du harcèlement qu'il subissait

Imagine que ton gosse soit victime de harcèlement scolaire. Tu ferais quoi ? Et bah tu en parlerais probablement à la maîtresse et tu écrirais des lettres et passerais des coups de fil. Et puis tu t’étonnerais de ne pas avoir de réponse, alors tu serais contente le jour où le dirlo d’établissement proposerait de te recevoir. Par contre, tu serais surpris de voir qu’il te reçoit en tout et pour tout 5 minutes pour te dire que ton fils est viré parce que la confiance est rompue. Et bah cette histoire est arrivée en 2015 aux Herbiers, en Vendée.

8. Le prof qui collait des étiquettes sur le front de ses élèves

Lors d’un atelier de travaux manuel, une petite fille traînassait et le prof l’a pris contre lui. Tellement contre lui que, pour montrer à la gosse qu’on la lui faisait pas, il a pris un tube de colle et s’est empressé d’en badigeonner le front de la petite pour accrocher ensuite une étiquette dessus. Qu’ont fait les autres élèves ? Ils ont imité le prof. Et qu’a fait la justice ? Elle l’a condamné à 1 an avec sursis.

9. Le prof vieille école de Moissac

A Moissac, le prof était plutôt vieille école. Enfants placés au coin, oui, mais en les y amenant en leur tirant les cheveux ; boîtes à baffes, capuches tirées. Enquête ouverte.

10. La prof qui scotchait les élèves à leur chaise

Une instit de la Drôme craquait de ses élèves qui se levaient tout le temps et ne tenaient pas en place. Qu’a-t-elle fait ? Elle a décidé de les scotcher à leur chaise pour mettre un terme aux mouvements. Et puis un coup de scotch sur la bouche pour faire bonne mesure. Enfin calme ! L’instit a reconnu les faits et été suspendue.

Dur dur d’être élève et dur dur d’être prof.